‹ Religions de l'antiquité (volume 3)Chapitre 35 sur 74 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

table auteur. Dans ce cas , il reçoit le surnom de Musagèle (fig.,3o6).

En Italie, les colonies grecques, et peut-être les Pélasges venus par le nord de l'Adriatique, apportèrent le culte d'Apollon, qui fut adoré des Étrusques sous le nom A^Apul, A^Aplu, Ce dieu conserva dans ce pays les traits et les attributs qui lui appartenaient dans la Grèce, et lorsque Rome entra dans une relation plus intime avec cette contrée, le culte des deux Apollons, hellénique et italique, se confondit complètement. Quant aux Muses , les Grecs en firent connaître l'existence aux Romains à une époque plus récente. Ces déesses n'eurent jamais chez ceux-ci qu'une existence empruntée, et elles gardèrent constamment la physionomie qu'elles devaient à leur origine essentiellement grecque.

Apollon était, chez les premiers Hellènes, le dieu de la médecine, celui qui éloignait ou guérissait les maladies. Plus tard , ces fonctions de divinité iatrique furent attribuées à une nouvelle divinité, Esculape, 'AaxXiQTrioç , qui paraît n'être qu'une transformation du dieu phénicien Aschmoun, Cet Aschmoun ou Esmoun n'est lui-même qu'une des nombreuses formes du dieu soleil, appelé tour à tour, dans les religions de l'Asie, Baal, Attis, Adonis, Melkarth , Moloch ^ Sandon. Son culte, introduit d'abord à Épidaure et dans l'île de Cos, se répandit ensuite dans l'Arcadie, l'Élide, l'Attique, la Phocide et la Thessalie. Il se lia d'une manière intime aux progrès de l'art médical, dont ce dieu était le protecteur et la personnification, et revêtit une physionomie de plus en plus hellénique. Des mythes nombreux furent forgés à son sujet, et servirent à lui composer une légende dans laquelle son origine asiatique disparaît presque totalement. Toutefois, le titre de fils d'Apollon, que lui donnèrent la plupart des poètes et des mythographes , continua de rappeler sa parenté étroite avec les divinités solaires.

Le culte d'Esculape, qui fut porté d'Épidaure à Rome, se répandit ensuite dans tout l'empire romain, et s'allia à celui d'autres divinités médicales.

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