‹ Religions de l'antiquité (volume 3)Chapitre 37 sur 74 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

offraient des victimes humaines , la Dictynna ou Britomartis et l'iUthyie des Cretois, l'Anaïtis des Mèdes et des Perses et des Cappadociens , furent rattachées à l'Artémis grecque. Tandis que , par son assimilation à la grande déesse des Éphésiens, elle donnait la main à Cybèle, par son assimilation à Hécate elle se lia à Proserpine.

Artémis a aussi son point de contact avec Minerve. Elle se confond avec elle quand elle est considérée comme divinité marine (fig. 820 e ). L'Artémis Potamia ou Alpheioa [fig. 3ao f , g, h), la même qu'Aréthuse {Arethosa) , est une des formes de la Minerve Tritogénie, la divinité des sources et des fleuves.

Le culte d' Artémis avait été d'abord sanguinaire , comme celui que rendent à leurs dieux presque tous les peuples barbares. On lui immolait des enfants, sacrilice horrible que rappelait, sous des formes adoucies, la fustigation infligée en l'honneur d'Artémis Brauronia. Peut - être même les habitants de la Tauride avaient-ils reçu des Pélasges, de même race qu'eux , le culte de leur Diane taurique aux légendes de laquelle se rattachait précisément le sacrifice d'Iphigénie , où s'était conservé le souvenir de ce culte barbare. Plus tard, on n'offrit plus à la sœur d'Apollon que les animaux qui figurent dans la chasse. Le caractère bienfaisant qu'on lui prêtait prévalut de plus en plus, développé encore par l'alliance de cette déesse avec les divinités mères. C'est alors qu'au lieu d'être une déesse sauvage et cruelle, la fille de Latone apparut comme celle qui guérit et protège les petits enfants, sous les surnoms de Courotrophos ^ Philomeirax et Paidotrophos,

Les Pélasges italiques adoraient Artémis sous le nom de Thana, qu*on lit encore dans les inscriptions étrusques, et d'où est dérivé le nom latin de Diane, Diana. Chez les Sabins , Diane avait conservé le caractère de déesse chasseresse qu'elle avait dans les vallées du Taygète, de l'Érymanthe et du Ménale. Chez les Romains, elle jouait le rôle de divinité génétyllide ou de la naissance, qui appartenait, en Grèce, à la

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