‹ Religions de l'antiquité (volume 3)Chapitre 4 sur 74 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

raison , à Taccord si désirable du sentiment religieux et de la pensée philosophique. Dans notre pays tant agité par le vent des opinions passionnées et des doctrines superficielles, il a fait, mieux qu'un autre peut-être, comprendre l'essence de cette forme symbolique et mythique, qui fut l'expression spontanée autant que nécessaire des antiques croyances, qui est inhérente à toute religion. Puisse-t-il, sous la forme, faire saisir le fond, et par cela même mesurer la distance des cultes antérieurs au christianisme, engagés plus ou moins dans les liens de la nature et du monde, à ce culte, saint entre tous, qui veut que Dieu soit adoré en esprit et en vérité , qui fonde l'obéissance sur la raison, l'autorité sur la liberté, et qui n'exclut pas plus la philosophie que la philosophie ne doit l'exclure.

J. D. GuiGiviArT,

Paris, le 17 décembre 1851.

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