XXVIII INTRODUCTION
de race sémitique, à Astarté, àMylitta, caractère que l'art conserva religieusement dans le type de Vénus, dont les formes contrastent si complètement avec celles que le ciseau donna à Minerve.
Minerve, de même qu'Apollon et Jupiter, combat contre les esprits mauvais nés de la terre et représentés par les Géants, mythe dans lequel se retrouve l'opposition de la matière et de l'esprit (fig. 33 8j.
La chouette et l'olivier sont ses symboles (fig. 34 1 b et suiv.); son bouclier ou sa cuirasse, formée de la peau de chèvre (égide), armure des premiers âges, portent la tête de Méduse, le gorgonium (fig. 347).
Dans ces Gorgones, monstres habitant aux extrémités de la terre, il faut sans doute reconnaître des personnifications analogues à celles des Géants, principes nés de la terre et de l'humidité, toujours mis en opposition avec les dieux, mais que l'art hellénique transforma plus tard, et où il sut opérer la merveilleuse alliance de l'horreur et de la beauté (fig. 6i2 a).
Les Hellènes adoraient, sous le nom à' Ares , une divinité qui présidait au carnage et aux combats, aux luttes guerrières et aux horreurs de la mêlée. Les poètes en firent tantôt un fds de Jupiter et de Jimon, tantôt un enfant que cette dernière déesse aurait conçu sans le concours de son époux , en touchant une fleur des champs d'Olène. Enyo ou Bellone, sa sœur, conduisait son char. Deimos et Pliobos (la Terreur et la Crainte), ses deux fils, l'accompagnaient sans cesse (fig. 369, 370).
L'aspect d'Ares avait quelque chose de farouche; sa voix était éclatante; sans cesse armé de sa lance, il excitait les hommes au meurtre et à des luttes sanguinaires.
C'était sans doute de la Thrace que les Grecs avaient tiré cette divinité, qui n'occupa jamais chez eux qu'un rang secondaire. Les âpres montagnes de l'Hémus étaient représentées comme son séjour favori. C'est de là qu'il se rendait, disaiton, pour assister aux combats qu'il animait de sa présence.