‹ Religions de l'antiquité (volume 3)Chapitre 48 sur 74 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

ture qu'un soleil brûlant fait naître chez des esprits dépravés (fig. 425, l^16).

Au reste, chez les anciens qui n'avaient pas pour tout ce qui touche aux rapports entre les sexes une morale à beaucoup près aussi sévère que le christianisme, la religion aimait à puiser ses symboles dans les images empruntées à cet acte mystérieux et attrayant qui perpétue les êtres. Le Phallus chez les Grecs (fig. 4^7 et passim) , de même que le Lingam chez les Hindous (fig. 5, 6), était un emblème sacré que les générations environnaient d'un pieux respect. Ils en multipliaient les images, qui devinrent l'attribut de plusieurs de leurs divinités. Le Phallus sert à caractériser les dieux de la production, de la génération, tels que Priape, Pan, Phtha. Il est le signe de la vie, et a peut-être donné naissance au Tau égyptien, à cette croix ansée, emblème de la vie divine, qui finit par se confondre avec la croix dans les monuments des premiers chrétiens.

La mer fut divinisée par les Grecs, et probablement par les Pélasges, sous les personnifications masculines de Poséidon, de Nérée, de Ponlos, et sous les personnifications féminines de Téthys et d'Amphitrite. Mais Poséidon, que les Romains identifièrent avec leur Neptune, demeure par excellence la divinité des eaux. Il est fils de Cronos et de Rhéa, filiation qui marque le rang élevé qu'il occupe dans la théogonie, et qui exprime que la mer était regardée comme le produit de l'action combinée de la terre et du temps. Il est le frère de Jupiter; on lui donne pour épouse Amphitrite (fig. 5io c). Cet hymen, aussi bien que celui d'Océan et de Téthys, nous montre les deux faces sexuelles sous lesquelles l'eau s'offrait dans les cosmogonies antiques, et cette dyade reparaît dans toutes les divinités marines, qui sont comme des émanations de la dyade première et révèlent la même idée. Ainsi, Nérée et Doris, frère et sœur en même temps qu'époux , sont la reproduction du couple symbolique primordial. L'opposition de Poséidon et de Minerve (tritogénie), leur lutte et finalement leur alliance emportent une idée analogue.

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