‹ Religions de l'antiquitéChapitre 19 sur 28 · LIV KE PKEM 1ER · texte numérisé non relu

LIV KE PKEM 1ER

Mais il est temps de reprendre les traits principaux de toutes ces fables religieuses, pour essayer de caractériser le vichnouïsme, d'abord en lui-même et dans son esprit comme doctrine; puis, dans ses rapports généraux et dans son opposition, apparente ou réelle, avec le sivaïsme ^.

Si, dans l'immense variété de formes et d'images, de faits, de scènes et de récits dont nous venons de tracer une esquisse légère, et qui composent l'ensemble extérieur, et, pour ainsi dire, le corps du système, nous

à mesure qu'avance sa grossesse, et à l'heure même où l'enfant divin est donné au monde (à minuit, le huitième jour de la lune de septembre), ses parens illuminés tout à coup d'une gloire céleste, et les chœurs des Dejotas {^Devatas ) faisant retentir leurs sacrés concerts, enfin Crichna paraissant avec tous les attributs de Vichnou , avec tous les caractères de la divinité; quand nous rassemblons tant d'autres circonstances qui signalent cette merveilleuse incarnation dans tout le cours de sa carrière terrestre , nous concevons combien il était naturel de rapprocher sa légende des récits chrétiens {p\x.surle Christ).» En effet, on a pensé dès long-temps que les Évangiles apocryphes ayant été portés dans l'Inde et communiqués aux Hindous, ceux-ci » pour nous servir des propres expressions de W. Jones, «les greffèrent sur l'antique fable de Césava, l'Apollon des Grecs,» c'est-àdire de Crichna, dont le nom et l'histoire, au moins dans son canevas général, sont cependant, selon cet illustre écrivain, «fort antérieurs à la naissance de J. C. , et probablement à l'époque d'Homère. » Notre dernier livre étant consacré, en grande partie, à discuter ces sortes de rapprochemens et à comparer entre elles les Mythologies de l'antiquité, nous ne nous étendrons pas, quant à présent, sur ce sujet. Conf. Jones et Langlès , Rech. Asiat., I , p. 200, 211 sq. • 184 sqq.; Paul. Syst. B. , p. i5r sqq. ; Polier, II, p. 41 3.

Nous appelons toute l'attention sur nos planches Xlïl et XIV : les deux magnifiques sujets qu'elles représentent seront la matière de nouveaux et iutéressans développemens. (J, D. G.1

J For. ci dessus , p. 170 sqq.

RELIGION DE LINDE. CHAP. ÏII. '2l^

cherchons à saish' l'itlée fondamentale qui en est l'âme , il nous paraît que cette idée], pour lui donner un nom moderne, n'est autre que celle de la Providence divine se consacrant au salut, au maintien, au développement régulier et nécessaire de la création. Le monde, émanation de Dieu, forme passagère du grand tout, ne saurait un instant être abandonné de son auteur, que le mal ne s'y montre aussitôt et n'y déploie ses ravages. De là ces épouvantables catastrophes des premiers temps; de là ces attaques réitérées des géans, ministres du mauvais principe; de là ces luttes terribles où la terre, et les hommes, et les dieux inférieurs eux-mêmes sont près de succomber, quand, à l'époque marquée, le bon principe reparaît, sous une figure appropriée à sa mission, et décide la victoire en faveur des siens.

Le système que nous venons de présenter est donc , par son essence , une doctrine éminemment morale ; mais il revêt à l'extérieur les formes les plus diverses et souven t les plus extraordinaires. Ce n'est pas assez que Vichnou , le conservateur du monde , le dieu bon et miséricordieux, veille d'en haut sur l'ouvrage de Brahmâ, la dieu créateur, et répande ici-bas les bénédictions célestes, que lui seul peut dispenser : il faut plus, il faut que, dans ces grandes crises où la terre en péril demande un sauveur, Vichnou , pour combattre le mal , pour amener le triomphe du bien, pour intervenir dans la lutte et s'impliquer aux choses mortelles, devienne mortel lui-même, accepte un corps, en un mot, s'incarne sur la terre, naisse, agisse en personne, et partage tous les accidens de cette périssable condition. Mais, de quelque apparence qu'il lui

2l4 LIVRE PREMIER.

plaise de s'envelopper, quelque hizaiTes que semblent les moyens qu'il emploie, animal, monstre, héros ou berger, se mêlant aux passions comme aux, affaires du monde, vivant daîis la retraite ou dans les plaisirs, son but est toujours le même, son action invariable et le succès assuré : c'est à ses œuvres qu'on reconnaît le dieu.

Ainsi Vichnou , fils de l'Eternel et sa seconde révélation , lien visible du monde avec son invisible auteur, porte, dans ses incarnations, le caractère d'un médiateur divin qui se dévoue pour le salut des créatures, et répare incessamment les atteintes dont une cause destructive mine incessamment l'univers.

Cette cause destructive avec laquelle le dieu conservateur est dans un perpétuel combat, que peut-elle être sinon le principe même de toute corruption , de tout mal physique, et, par une transition si naturelle, de tout mal moral, Siva-Roudra, le dieu destructeur.^ Ici éclate une opposition aussi frappante que diverse et complexe, non-seulement entre les deux divinités, mais entre les deux cultes, tellement qu'on est tenté d'y voir la lutte de deux religions ennemies qui se rencontrent, se heurtent, se fioissent, grandissent et se développent dans le cours même de leurs débats; et, après de longs déchiremens, finissent par s'amalgamer l'une avec l'autre, sans pourtant se confondre, et s'unissent sans cesser jamais d'être distinctes. Ceci demande quelques éclaircisseinens.

Le sivaïsrae a, dans sa simplicité pleine de grandeur, quelque chose de singulièrement barbare, qui dénote une haute antiquité : d'ailleurs , ses formes générales ont

manifestement servi de types aux créations successives des autres systèmes et de toute la mythologie des Hiii'dous. 11 en est comme le corps, mais un corps vivant, animé; et tel a été son empire sur l'imagination des peuples, que le culte de Mahadeva et de Bhavani, de l'Hermaphrodite et duLingam, est jusqu'ici resté dominant. Le sivaïsme possède en lui-même tout ce qui constitue une relii^ion. Toutefois, comme nous l'avons remarqué-, son caractère primitif paraît consister en grande partie dans la personnification de la nature physique, de ses forces et de ses opérations j les idées de la vie et de la mort y forment un perpétuel contraste , et la génération s'y montre comme un agent universel. De là ces dieux qui se livrent eux-mêmes à tous les écarts de la passion et les autorisent dans leurs adorateurs; de là ces cérémonies non moins atroces que bizarres ; de là ces fêtes voluptueuses et ces images indécentes, quoique naturelles. De là aussi les vestiges d'une antique magie enseignée aux hommes par leurs propres divinités. Mahadeva, premier magicien, prend à son gré toutes les formes; et ses innombrables incarnations, dérivées de cette source impure, serî^ient mieux nommées des métamorphoses. Ses prêtres et ses sectateurs, dans les rangs desquels figurent les pénitens avec les géans et les démons, se transforment à leur toiir comme leur maître et leur dieu ; lui-même il se laisse dompter par leurs sacrifices et par leurs prières, enchaîner par leurs malédictions et par leurs maléfices; il est vaincu par ses propres armes et maîtrisé par ses propres faveurs. Si l'on ajoute son titre de roi des serpens , race long-temps adorée , mais

^l6 LIVRE PREMIER.

depuis mainlite et reléguée clans les enfers, on concevra qu'un tel dieu , dans le développement ultérieur de la civilisation, devait nécessairement our modifier son caractère, ou, cédant la place à un Dieu plus digne de ce nom , prendre à son égard uo rôle hostile et subalterne * . C'est ce qui est arrivé. Siva n'a pas cessé d'être, pour ses adorateurs, le premier des dieux, le père des générations , dispensateur des biens terrestres ; les idées et le culte des sivaites se sont agrandis, épurés, tout en conservant des traces nombreuses de l'antique barbarie, et en confondant, par un mélange souvent monstrueux, le physique et le moral. D'un autre côté, Vichnou, élevant autel contre autel, et montrant la divinité sous un aspect à la fois plus auguste et plus aimable, a donné naissance à une secte importante qui le révère comme l'Eternel lui-même se manifestant dans la puissance unie à la bonté. L'une et l'autre secte a fini par accueillir le Dieu rival, mais en lui assignant respectivement un rang secondaire. Toutefois il est bien remarquable de voir les sivaites non -seulement reconnaître Vichnou comme conservateur, mais adorer ses incarnations comme celles de la Divinité suprême , tandis que les belles et poétiques traditions des vichnouïtes, tout en admettant quelques dieux du sivaïsme , sont loin de présenter Siva sous des couleurs aussi favorables. En le montrant tantôt comme auteur, tantôt comme protecteur du mal , dans la lutte du bon principe contre le mauvais, ces traditions ten-

* Fof. Polier, I, 218-228. JRoi des seqjens , c'est-à-dire Sechanaga: conf. Rech. Asiat. , I, p. 188, (J. D. G.)

dent visiblement à l'identifier avec le dernier, et le restreignent presque partout à son rôle malfaisant.

En effet, les poëmes épiques et les pouranas semblent nous avoir transmis dans l'histoire des incarnations de Vichnou, qui en sont le sujet fondamental, non-seulement d'antiques conjectures sur la formation du monde et le développement progressif des choses, à travers les combats multipliés des élémens et des principes , mais , jusqu'à un certain point, les vestiges, réellement historiques, et presque comme les ères de la lutte prolongée des deux religions et de leur perfectionnement successif par l'effet même de leur opposition. C'est au milieu de ces débats où viennent encore se mêler, dans une complication désespérante, les souvenirs à demi effacés de longues dissensions entre les deux castes supérieures, qu'on croit voir le vichnouïsme prendre un essor de plus en plus rapide, et, sans doute par un trait de l'habileté profonde des Brahmanes, aspirer à la domination par un moyen nouveau, la tolérance. L'idée de la génération fait insensiblement place à celle de l'émanation; les métamorphoses capricieuses et bizarres aux incarnations plus régulières et plus naturelles; les artifices impurs de la magie aux miracles sacrés de l'intervention divine; tout s'épure et s'ordonne et s'élève en même temps. Les deux religions s'allient par une tran^ saction mutuelle; mais, chose singulière! les cultes, comme les dieux, demeurent distincts tout ens'unissant, et les sectes cessent d'être ennemies sans cesser d'être rivales \

* Nous renvoyons le lecteur intelligent aux extraits des Pouranas

2l8 LIVRE PREMIER.

Pouvait-il en être autrement? Il y avait dans les principes mêmes des deux religions une antinomie nécessaire, inévitable, que tous les efforts des réformateurs n'ont pas réussi à faire disparaître, et qui se fait jour de mille manières, en dépit des combinaisons ingénieuses imaginées pour la résoudre. Il fallait que l une et l'autre doctrine remontât, en quelque sorte , à sa source commune 5 il fallait que le vicbnouïsme retrouvât, dans le culte vraiment primitif des phénomènes naturels, son point de réunion avec le sivaïsme, dont, sans doute, il avait pris naissance ; il fallait, en un mot, que sur l'arbre antique du panthéisme matériel fût de nouveau greffé le panthéisme idéal, lui-même antique rejeton des croyances primitives, pour que la grande opposition du bien et du mal , de l'action et de la passion , du moral et du physique, vînt se confondre avec celles de la vie et de la mort , de la lumière et des ténèbres, ses types originaires, dans la dualité philosophique de la matière et de l'esprit, qui elle-même a sa solution dans l'unité divine '.

Quoi qu'il en soit de ces conjectures , qui , malgré la difficulté du sujet, trouveront peut-être par la suite quelque confirmation, on ne peut s'empêcher de reconnaître dans la religion de Vichnou un haut développement tout à la fois poétique et moral , qui dut être le long enfantement des siècles et le résultat d'un notal)le progrès dans la civilisation des peuples. Les formes de

et du Ramayan, recueillis dans le i«rvol. de Polier, principalement pages 264, 279, 285 sqq., etc., etc. Conf. ci-dessus, p. 187, note.

(J. D. G.) ï Voy. ci-après, chap, 5.

RELIGION DE l'iNDE. CHAP. III. 2I9

cette religion , empruntées aux vieilles allégories astronomiques et physiques, ont revêtu un caractère animé, brillant, héroïque, qui laisse à peine entrevoir aujourd'hui leur origine ; mais la massue dans la main de Rama , comme dans celle de Vichnou lui-même, les flèches inévitables du héros, ses combats et ceux de Crichna contre les géans et les monstres qui désolent la terre et les cieux; l'agriculture , la police et le bon ordre encouragés ou rétablis par leurs efforts ; surtout les hauts faits d'Hanouman et son talent pour la musique; les jeux, les exploits amoureux de Crichna, ses danses avec les bergères et les princesses, les chœurs qu'il se plaît à former autour de lui , et qu'il conduit avec les divins accens de sa flûte : tous ces symboles, et beaucoup d'autres qu'il est inutile d'énumérer, nous reportent involontairement aux révolutions des astres et à leurs influences , à leurs rapports, soit entre eux, soit avec les élémens , avec la terre , avec la société humaine ; enfin , à cette grande idée de l'harmonie universelle, dont le type est aux cieux dans l'harmonie des sphères, et qui est le plus grand bienfait du bon principe identifié avec l'astre du jour \

ï Le rétablissement de l'ordre et de la paix, le triomphe de la lumière et du bien , intimement unis l'un à l'autre, la conservation de l'univers , et le maintien de l'harmonie générale par la lutte contre les génies malfaisans , amis du désordre et des ténèbres, par l'amour, et par l'irrésistible ascendant de la sagesse et des arts, voilà des idées qui, se croisant entre elles de mille manières, forment, si l'on peut s'exprimer ainsi , le canevas philosophique du vichnouïsme. La massue, aussi bien que les flèches, le glaive et la peau de lion , en nous rappelant l'Hercule grec, réveillent plus immédiatement encore l'idée du Mithras des Perses, qui , ébauchée dans les Ramas, se trçuve ensuite complètement développée dans Crichna. Cette

A ces formes d'une jeunesse éternelle, vint , à ce qu'il paraît, dans la période la plus florissante duviclinouïsme et de la civilisation des Hindous, son ouvrage, se rattacher une doctrine philosophique et religieuse, dont la sublimité n a point été surpassée. C'est encore dans Crichna ,

0 est dans le Mahabharat et le Bhagavat , consacrés à

1 histoire de cette incarnation (qu'on peut bien appeler la dernière), que se révèle avec toute sa splendeur, avec une majesté vraiment divine, le caractère de Yichnou. Il est descendu sur la terre, par un sacrifice dont lui seul était capable , pour la sauver d'une perte trop cer-

massue, arme favorite de Bala-Rama, le fort lutteur, le héros du soleil ; qui aplanit les obstacles sur sa route céleste , et dompte sur la terre les puissances rebelles, dans l'ordre physique, comme dans l'ordre moral et social, est spécialement en rapport avec la charrue (que porte aussi le frère de Crichna, ci-dessus, p. 189), dont elle prépare les bienfaisans travaux. Toutes deux , ainsi que la clef qui , par un moyen plus facile, ouvre le sein de la terre, et se voit dans la main de Bliavani , comme dans celles d'Isis et de Cybèle , conspirent au grand but de l'agriculture et de la civilisation. D'un autre côté, nous voyons Cama , le dieu de l'amour, qui fut jadis réduit en cendres d'un regard du terrible Siva, renaître plus pur et plus beau, sous le nom de Pradyamna, fils de Crichna, miraculeusement sauvé dans le ventre d'un poisson, et terrasser à son tour les géans magiciens , les vaincre par leurs propres œuvres , les percer de ses flèches destinées jadis à d'autres exploits. Pour saisir les nombreux rapports qui unissent le médiateur des Hindous à celui des Perses , tous deux purificateurs , tous deux bons , tous deux soleils de grâce et d'amour, hommes , dieux , astres à la fois , placés entre le ciel et la terre comme un lien mystérieux, il faut parcourir le livre II, chap. 4 et 5, surtout ce dernier, ad fin. Quant à cette merveilleuse alliance de la mU'sique avec l'astronomie , qui caractérise particulièrement la Mythologie des Hindous, 'voy, ci-après , chap. 4> III« — Conf. Polier, I, p. 592 sqq. ; N. Millier, p. 396 sqq. , note. (J. D. G.)

RELIGION DE L I?ÎDE. CHAP. III. 22t

laine; il s'est soumis à toutes les faiblesses , à toutes les misères de Thumanité, à une mort cruelle, pour abattre V l'empire du mal et relever l'empire du bien; il s'est fait pasteur, guerrier et prophète pour laisser aux hommes, en les quittant, un modèle de l'homme. Mais il n'en est pas moins le Dieu par excellence, le représentant de l'Etre invisible, duquel il a reçu sa mission, puissant comme lui, juste comme lui, bon et miséricordieux comme lui , répandant ses grâces même sur ses ennemis, et n'exigeant de ses adorateurs que la foi et l'amour, qu'un culte en esprit et en vérité, que le désir de lui être unis, le mépris de la terre et l'abnégation d'euxmêmes. Lui seul fait les véritables saints; lui seul peut donner le moukfi ou la béatitude éternelle; car il est Narayan, il est Bhagavaij, il est Brahm; il réside au centre des mondes , et tous les mondes sont en lui ; il est l'unité dans le tout ',

' « Il ne retourne plus , par une seconde naissance, sur cette triste terre, dans cette habitation d'exil et d'infortunes , celui qui fut assez heureux pour atteindre ce grand but. Les mondes de Brahmâ ne sauraient dispenser du retour à la vie; mais celui qui est parvenu jusqu'à moi, ô fils de Kounti, est délivré de la seconde naissance.» i^Bhagavat-gita , lect. 8). Selon moi, dit M. Creuzer, Crichna, ainsi exalté, revient au grand Osiris ; c'est-à-dire qu'il est Kneph-Agathodœmon ou Kronos, dans les saintes profondeurs duquel tous les êtres viennent se réunir. Mais , environné qu'il est aussi de la foule des animaux (de toute la plénitude de la vie animale) , il se rapproche de rOsiris vulgaire. Si l'on ajoute que Crichna et Bouddha se tiennent de fort près (Bouddha, qui défendit de verser le sang même de^ animaux), on trouvera, dans Crichna comme dans Osiris , tout à la fois le principe de la vie des corps et celui de l'union des esprits. Foj. ci-après, chap. 5, et liv. III, passim. — Les notes 7 et 8 sur ce livre, à la fin du vol., offriront, avec divers morceaux du Ramayan,

2 22 LIVRE PRE MIEB.

On conçoit donc que Brahmâ , créateur des mondes visibles, et passager comme eux, soit subordonné à Vicbnou , puisqu'ici Vichnou est le dieu de l'éternelle unité , l'être existant par lui-même, seul vraiment grand, seul immuable, dont l'univers n'est qu'une forme, et qui se révèle dans la création comme dans la conservation et dans la destruction.

Il est temps de passera l'exposition du brabmaïsme, doctrine qui porte en soi le caractère d'une haute antiquité, mais qui, par la nature de ses rapports avec les deux systèmes développés jusqu'ici, paraît avoir subi des modifications aussi diverses que malaisées à définir.

du Mahabliarat (particulièrement du fameux chant de Bhagavan, Bhagavat-gîta) et des Pouranas, quelques développemens nouveaux relatifs au vichnouïsme. (J. D. G.)

Page 1