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PREMIÈRE PARTIE

(i) Pag. 45.

Le Nil chez les Egyptiens, ajoute Plutarque ( De placit. philosophé lib. 1, cap. vi . ), et le ciel chez les autres peuples, par les pluies qu'il verse dans le sein de la terre , parut faire les fonctions de père 3 et la terre celles de mère en recevant la semence qui la féconde. Osiris, dit -il ailleurs, est le Nil qui s'unit avec Isis ou la terre.

(2) Pag. 46.

Dans la religion des Chinois, Tai-Kié, qui est le chaos, se divise en deux forces, l'activé et la passive, ( Duhalde. Dialog. du Téhin. — Deguignes. Chou-King. pag. 3 1 1 .

(3) Pag. 46.

Les pythagoriciens avaient les mêmes principes , et ils les exprimaient par le langage des nombres. « Il n'existe rien de parfait, disaient -ils, qui ne soit le résultat de l'agrégation du nombre pair et du nombre impair. L'impair, regardé comme mâle , et le pair, considéré comme femelle, sont l'objet de la vénération des arithméticiens, le premier sous le nom de père, le second sous celui de mère. » Hoc enim vere perfectum est , quod ex horum numeroî^um

( 43C> ) permixtione generatur. Nam impar numerus mas # et par fœmina vocatur. Item ariihmetiei împarem patrie et purent matris appellatione vocant. ( Macrob. In somn. Scip. lib. 1 , cap. vi.

(4) Pag- 46;

Vossius a très -bien saisi le système tiiéologique des Egyptiens et des Grecs : JJnum quidem mirrœfij vim naturœ occultam colitêre^ sed in quo tameh distincte considéraient principium agendi et patiendi , ut sic quoque ad duos deveni- ?*etur deos. Imo agendi quidem principio , tum naturam univer se ^ quatenks activa est , tum speciaiim naturam coeli ^ ac specialius solem complectabantur • quœ tria Beli sive dominij et Molochi sive régis nOminë vocitabant; Sub patiendi autem principio comprehendebant naturam quatenùs principium est passivum, inque eâ lunam ac prœterea aéra sive Junonem; quœ sic sociàta, Baaltidem sive Beltim hoc est dominajUj item reginam coeli nominabant. Coeli domino tribue~ 7*unt calorem nativunij tanquam viro : coeli reginœ adscripsêre humorem, tanquam fœminœ. Nimirùm quia duobus Mis 7,erum constaret generatio. ( Vossius. De origine et progressif, idolâtriez^ lib. n, cap. XXI, pag. i5o. )

(5) Pag. 5l i

Le nom d'Ammon était connu non-seulement en Egypte, mais en Arabie, et il appartenait à l'Afrique toute entière qui, d'après le témoignage d'Alexandre Polyliistor, était appelée Ammon is ou Ammoniaj, du nom du dieu Ammon. Il y avait en Arabie le fleuve Ammon , le promontoire Ammonium, les peuples Ammoniens; dans l'Afrique proprement dite, la ville d'Ammon sur le fleuve Cyniphum; dans la Marmarique, la ville d'Ammon qui est appelée vulgairement Parsetonium; la religion ammonienne, où est l'oracle

( 437 ) <T \mmon si célèbre dans toute la terre. Le fameux temple de Jupiter-Âmmon a été retrouvé dans l'Oasis de Syonah, L'Ammonium des anciens, colonie de Thèbes et de Méroë tout à la fois. ( Voir les F"oyagcs de Caittaudh. l'Oasis de Thèbes, à celle de Syonah, etc. )

(G) Pag. 54.

Plut. In Agid. et Cleomen. pag. 799, 807. — Cicéron parle de cet oracle dans son Traite de la divination ( lib. 1, cap. xcvi. ) Dans ce temple on trouvait deux statues, celle de Pasiphaé et celle du Soleil : on y trouvait aussi une fontaine sacrée.

(7) Pag- 54.

Une médaille, donnée par Choul, représente Jupiter assis sur un bélier, tenant un sceptre de la main droite et portant le boisseau sur la tête. ( Montfaucon. Antiq. exfl. tom. 1, pag. 36. )

(8) Pag. 54.

Les Grecs de la Cyrénaïque , colonie de Sparte , avaient fait présent au temple de Delphes d'une statue de Jupiter- Ammon qui représentait ce dieu, tel que le Jupiter de Platon, porté sur un char qu'il conduit, suivi de onze autres dieux, et marchant à la tête de la hiérarchie céleste. Les Cvrénéens ( Pausan. Phoc. cap. xn. ) adoraient d'une manière particulière Jupiter-Ammon. Ils en firent graver la tête sur les monnaies en or, en argent et en bronze. Ils rendaient encore un culte à Jupiter-Olympien ; la foudre paraît sur une médaille d'or, et le dieu lui-même est représenté assis, tenant de la main droite l'aigle avec le mot cyî'anaiôn. Les Cyrénéens avaient leur trésor dans le temple de Jupiter-Olympien. ( Pellerin. tom. m, pag. 86. Tom. 1. 55

(438 ) — Pausanias. lib. m, cap. xvm. — lib. rx, cap. xv. — - lib. vi, cap. xix. )

(9) Pag- 56.

Servius. Ad Virg. cgi. ix, xin. — L'abbé Sallier prétend que cette fable est fondée sur la double signification du mot peleiaïj lequel signifiait colombes dans l'Attique et dans plusieurs autres contrées de la Grèce , tandis que dans le dialecte de l'Épire il voulait dire de vieilles femmes. ( Me'm. de VAcad. des lnscrip, tom. v, pag. 35. )

Virgile fait allusion à cette opinion des Romains dans ces vers :

Hoc nemuSj JiunCj inquitjfrondoso tertice collent ( Quis DeuSj incerlum est J habitat deus. Arcades ipsum Creduntse vi disse Jovenij ciunsœpe nigrantem JEgida concuteret dextrâ, nimbosque cieret.

( Mneid. lib* vin, vers. 35 1 . )

(il) Pag. 6i.

Les Arcadiens ( Pausan. Arcad. cap. xxx. ), après la découverte de la trahison d'Aristocrate, leur roi, le lapidèrent, le jetèrent hors de leurs limites, et le laissèrent sans sépulture. Ils érigèrent ensuite dans l'enceinte de Jupiter- Lycéen un cippe portant l'inscription suivante : a Un roi cruel a enfin trouvé le prix de ses forfaits, et, grâces à J upiter, les Messéniens ont découvert le perfide qui les trahissait : un parjure peut difficilement cacher son crime aux dieux. Grâces te soient rendues, souverain Jupiter, sois toujours propice aux Arcadiens. ( Pausan. Messen. cap.

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