‹ Religions de la GrèceChapitre 19 sur 24 · CXIX · texte numérisé non relu

CXIX

(.84) Pag. 277.

Jupiter- Are ios, hincj Jupiter-Ultor. ( Tacit. lib. 11. ) — Quosdam vero sacerdotum profugos E?iyalii Jovis sacra rapientes in Sennaar Babylonicœ campum pervenisse (hestiœus. )

(i85) Pag. 279.

Pausanias eut en vain recours à toutes sortes d'expiations; il alla même à Plugalie, en Arcadie, vers ceux qui invoquent

( 5oo ) les âmes; mais il lui fallut subir, comme cela était juste, la peine du crime qu'il avait commis. ( Paus. Lac. cap. xvn. )

(186) Pag. 279.

Les Athéniens prétendaient que, sur l'emplacement de leur fameux temple de Jupiter-Olympien, il existait un ancien temple qui avait été érigé en l'honneur de Jupite?- Vhxjxios par Deucalion après son déluge, et pour remercier le dieu de la cessation de ce fléau» On voit même, dans les marbres d'Arundel, que ï)eucalion, s'étant enfui à Athènes à cause du déluge qui avait inondé son pays, y bâtit ce temple ( Marm. 1, epoch. 4? Pag- 356. ) ; et comme le marbre est effacé en cet endroit, on a suppléé, d'après Pausanias, le mot olympios. Mais tout cela est une fable imaginée par les Athéniens qui voulaient faire croire que Deucalion avait habité l'Attique.

(187) Pag. 280.

Dans YHe'cube d'Euripide, Jupiter est appelé Icesiosj et il est invoqué par Polyxène. — Phurnutus, les Commentaires grecs sur AratuSj et Lucien nomment Jupiter Hiceslos. — Orphée, dans les Argo7iautiques, dit : Icesi/que preces natœ Jovi's.

— Apollonius ( cant. 11. ) : Hicesium alite Jovcm. — Pausanias ( Attic. cap. xx. ) attribue la maladie^, dont fut atteint Sylla, et qui était la même que celle dont Phérécydes de Scyros avait été affligé, moins à ses excès qu'à la colère de Jupiter-Hicesios irrité de ce qu'il avait fait mourir Aristion, après l'avoir arraché du temple de Minerve où il s'était

réfugié.

(188) Pag. 283.

Voir Valerius Flaccus dans le ve livre des Arqonauiiques.

— Ovide dans le Xe livre des Métamorphoses. — Cicéron dans le Discows pour le roi Déjotarus.

( Soi ) Jupiter j hospitifois nom te daté jura hquuntur» ( Virgil. JEneid. lib. i, vers. 735. ) C'est pourquoi Jupiter a été appelé Xenios, c'est-à-dire

Hospilali.s.

(189) Pag. 284.

Jupiter pro steîlu Mu salut if erâ capitur, quœ inter errantes secunda est, quœ et Phaeton dicitur. ( Gyrald. pag. 79. ) Phaéton est aussi un des noms du soleil, surtout chez les Orphiques. — Deindè esthominum generi prosper et salutaris Me jfulg orque dicitur Jovis. (Cicer. Somnium Scipionis apud Macrob. \. )

(190) Pag. 285.

Il dit que, dès qu'on lui a sacrifié à Olympie, les mouches s'envolent par nuées hors de son territoire. — Voir sur ce sujet, et sur le sacrifice offert par Hercule à Jupiter-Opomiosj Pausanias» ( Eliac. cap. xiv. ) C'est à ces sacrifices que fait allusion Antiphanes, poète comique, dans des vers cités par Athénée ( lib. 1. ), lorsqu'il dit : qu'il faut faire pour les parasites, comme on fait à Olympie pour les mouches, en leur sacrifiant un bœuf.

(191) Pag. 280.

Herod. lib. 11, cap. xcv. — Philon etOrigène ( Jîomih 4.) qui donnent la description de ces insectes, disent qu'ils se jettent dans le nez, dans les oreilles, dans les yeux, et pénètrent encore plus avant. Ils sont appelés en hébreu Kinniu,, et en grec Sciniphes : on croit que ce sont les mêmes que les cousins.

(192) Pag. 287.

Hesych. Etymolog. rnagn. — Schol. Apollon. Argon. lib. 1, vers. 917. — On peut voir, dans mon ouvrage sur le Culte de BucchuSj, la dissertation sur les cabires, fom. î, Tom. 1. 63

cliap. v, pag. 180. — Elle est trop étendue pour que je la répète ici.

. (193) Pag. 287.

Le texte dit seulement qu'il fit brûler sur l'autel des gâteaux faits à la manière du pays, et que les Athéniens nomment encore Pelcanoi.

(195) Pag. 296.

Il s'était engagé à faire les frais de son achèvement ; un architecte romain, t ossutius, en termina la cellcij disposa autour les deux rangs de colonnes, et conduisit à leur fin les. travaux et les ornements de l'entablement. ( Vitruv. Prœf. lib. vu. )

(196) Pag. 297.

Dans le 3 siècle avant J.-C, Dicœarque n'avait pas vu sans étonnement, et le plan de l'édifice, et les travaux déjà commencés, et la conception hardie des premiers architectes dont Vitruve donne les noms : Antistatés, Callescros, Antimachidès et Porinos. ( Dicœarq. Descript. grœc.

(197) Pag. 298.

Konicij poussière. — On trouvait clans la Grèce plusieurs de ces temples sans toit qu'on appelait Hyj)œiresj ce qui signifie exposés à l'air et aux injures des saisons. ( Montfauc. Antiq. expliq.suip])\. tom. 11, pag. 19.)

(198) Pag. 3oi.

M. Horalius cons. ex lege templum Jovis Opt. Maxim, dedicavitj anno posl reges exactos à coss. Posicà ad dictatores^ quia majus imperium erat, solcmne clavi jigendi translatant éd. ( Gyrald. pag. 79. )

OPTIMUS. MÀXIMUS. CGELUS.

JETERNTJS. JUPITER.

( InScripiio velus. )

(199) Pag. 3o3.

Tarpeiusque pater nudâ de rupe tonabat.

( Propert. tv. ) Jutwtaque Tarpeio sunt mea tcmpla Jovi.

( Ovid. Fast. )

(200) Pag. 3o3.

Quidquid eral primùm eminere* infer alia cuncla speetabat Joe is-Tarpc ii délabra j, quantum terrenis divina prœccllunt. ( Ammian. Marcel!. )

(20 j) Pag, 3o4- A Latialis Jovis sacro latinœ feriœ dictœ sunt. ( Voir Denys d'Halicarnassç lib. iv. ) — Suivant Varron les fériés latines étaient appelées dies conceptivm ; par les peuples

latins.

(202 Pag. 3o6»

Selden. De dus Syriis syng. 11, cap. 1. — Kircker. OEdfp.. œgypt. \om. 1, pag. 262. Les dictionnaires hébreux etchaldéens traduisent le mot beats par celui de maître, seigneur.

(s63) Pag. 3c8.

Hesyehius a dit : Thalassius Jupiter in Sidone colitur. — Virgile a dit :

Implevitquc mero palcram qnam Belus et omnes

A Belo salit 7.

Or les Carthaginois étaient originaires de la Phénicie,» et

le poète parle d'une libation de Diclon. Servius ( In

Aïneid. 1. ) fait cette note sur ces vers : Lhigu.â punicâ Bal

deus diviturj apud Assyrios axitem Bel dicilur quâdam sacro-

rum raiione et Saturnus et sol. Le Bel ou Baal punique avait un temple à Bal ville de la Lybie, suivant Etienne de Byzance. ( Voc. Bal. ) — Hésychius appelle Bélus ZeuSj UranoSj

PosidonioSj Dios.

(20/}) Pag. 309.

Spencer. De leg. Hebrœor* ritual. lib. 11, cap. x, sect. 1. — Vossius dit que Moloch représentait le ciel ou Jupiter, Saturne ou la nature, le soleil. (Deorigin. progrès, idolatr.

lib. 11, cap. v. )

(205) Pag. 3n.

Euseb. Prœp. evang. lib. 1, cap. vu. — Serv. InJEneid. lib. 1, vers. 733. — Isidor. Sevil. lib. vin, cap. x. — Deiwi hune unum esse cœll moderato rem putabantj eum vocanles Beehametij guod Phœnicum linguaj dominum cœllj grœca aide m Jovem notât. ( Sanction. Apud Euseb. cap. vu. ) La cosmogonie phénicienne dit que les premiers hommes nommèrent le soleil Beelsaviiaij roi du ciel, et que ce dieu est le Jupiter des Grecs. ( Euseb. Prœp. evang. lib. 1, cap. x. )

(206) Pag. 3n.

Grotius remarque que les Juifs ne voulurent jamais donner au dieu d'Israël le nom de Baal, parce qu'il était profané par l'application qu'en faisaient les idolâtres à leurs fausses divinités.

(207) Pag. 3ii,

On lit, dans le livre des Juges (chap. vin. ), qu'après la mort de Gédéon, les Israélites abandonnèrent le Seigneur et firent alliance avec Baal afin qu'il fût leur dieu. Le texte hébreu porte : ce Et ils établirent Baal-Bérith sur eux, etc. » Il est dit, dans le même livre ( chap. ix. ), que ce dieu avait un temple à Sichem. Les interprètes de Y Écriture sainte ont fait une foule de conjectures sur ce dieu. Sanchoniaton ou

( 5oS ) plutôt Philon de Byblos, son interprète, dit c\\i Elion et Bvrilh sont deux divinités de la Phénicie. Elion signifie lo h-cs-luuil, et ee nom est quelquefois donné au vrai dieu par les écrivains sacrés. Beclow Baal, divinité de Phénicie, signifie seigneur. Beruth on Bcrilh signifie L'alliance : ainsi Elion- Beruth ou Baal-Berith sera le dieu de l'alliance et du serment. Les Grecs et les Romains ( Dionys. Halic. lib. iv. ) adoraient aussi Jupiter dieu du serment.

(208) Pag. 3 12.

On lit dans X Écriture ( psalm. 106. ) : Et copulati sunt Beelphegoi'j et comederunt sacrificiel mortuorum. Par les sacrifices des morts on doit entendre, comme le remarque saint Augustin ( Ibid. ), ceux qui étaient offerts aux dieux des enfers. Sous ce rapport il était Jupiter-Stygien ou Pluton.

(209) Pag. 3 12.

Photius. Cod. 242, pag. 16. — On lit, dans l'auteur de la Chronique d3 Alexandrie } ce passage : Huic Ma? ti primant statuant erexerunt Assyriij nmicupantes eum Baalj qubd interpretatur Mars bellorum numen.

(210) Pag. 3] 5.

Quelques-uns prétendent, ditMacrobe (liv.i, chap. xn.), que le mois de mai a passé du calendrier des habitants de Tusculum dans le nôtre; car, aujourd'hui encore, Jupiter est honoré chez eux sous le nom de Deus magnus, dieu suprême, à cause de sa grandeur et de sa majesté.

(211) Pag. 317.

Les anciens faisaient remonter la férié des rois jusqu'à Jupiter. Eschyle ( Agamem. vers. 43- ) a dit des deux Atrides : Throni Gemini àJove, et Gemini sceptro. — Platon établit cette série continue des rois jusqu'à Jupiter ( Plat.

( 5o6 ) Alcibiad. ) ; mais Dion Chrysostôme ( Oral. 1 . de RegnOj pag. 3, 8. ) dit que, suivant Homère, ce ne sont pas tous les rois, mais seulement les bons rois qui descendent de Jupiter. C'est pourquoi Jupiter était appelé roi des dieux. A Athènes et dans les autres parties de la Grèce il était appelé BasileuSj roi, et adoré sous ce nom. Dans ce même discours de Dion , il est appelé solus deorunij pater et rex. Wàiv Y Hymne de Callimaque à Jupiter, vers. 79.

(212) Pag. 017.

AdrasteiaSj quasi causa quœdam naturâ comparala^, quant fallere nenw queat aut vitare. ( Apoll. Argonauliq. lib. m. — Callim. Hymn. ad Jovem.

(2i3) Pag. 3ig.

Les dieux, en général, étaient appelés Epopsioij inspeclores. (Sophoc. Philoct. vers. io54- ) Aussi trouve-t-on dans Stobée( Ecl.phys* lib. 1, cap. vu. ) ce passage d'un poète grec incertain : Non dormit Jovis oculus. — Euripide a dit dans le Phryxus ( Apud eumdem Stob. ) : Acer deorum est ad omnia videnda oculus.

(214) Pag. 3ig.

Accipite ergo animis^ a/que hœc meajigite dicta Quœ Phoebo Pater omnipotenSj mihiPhoebus Apollo Prcedixitj vobis Furiaruni ego maximapando.

( Yirgil. /Eneid. lib. n r, vers. 2 5o. )

(215) Pag. 32.1.

Sur la route de Trézène à Hermione, on rencontrait la pierre qui porta dans la suite le nom de Thésée : on la nommait auparavant l'autel de Jiipitcr-tSthcnios ; elle changea de nom, suivant lu tradition, lorsque Thésée l'eut soulevée

( 5o7 ) pour prendre l'épée et la chaussure qu'Egée avait cachées dessous. ( Pausan. Corintk. cap. xxxu. )

(216) Pag. 32i.

« lies Egyptiens, dit Hérodote ( Interp. eap. l. ), sont ceux qui passent pour avoir imaginé les premiers les noms des douze grands dieux, et les avoir fait connaître aux Grecs : presque tous les noms des dieux sont venus de l'Egypte en Grèce. » — Heraclite, poète lyrique, avait fait un poème en l'honneur des douze grands dieux. ( Diog. Laert. Vit. Heracl. )

(217) Pag. 329.

Cette doctrine est rappelée dans les beaux vers d'Horace que nous avons déjà cités :

Qui terram inertenij etc.

On retrouve les mêmes idées dans l'ode xn du ier livre, vers 14.

Quid prias dicam solitis parentis Laudibus? qui i^es hominum ac deoruni , Qui mare et terras ^ variisque mundum

Tempérât horisj JJnde nilmajus ejeneratur ipsOj Nec viget quidquam simile aut secundum.

Le premier vers rappelle la coutume généralement reçue de commencer les hymnes par les louanges de Jupiter.

(218) Pag. 33o.

Hesychius. — C'est pourquoi Phurnutus a dit de l'œil de Jupiter : Omnia cernât omniaque audiat. C'est ce qu'Homère et les autres poètes ont dit du soleil, et c'est ce que Pline, dans son second livre, dit de Jupiter appelé par les Athéniens Epoptês.

(219) Pag. 33o.

Orphée a dit :

O reXjfer te creverunt hœc omnia solum Divaparens telluSj, montanaqueflumindj fontes JEquoraque., et quidquid complectitur altus Olympus. Orphée le présente encore comme dieu suprême dans les vers suivants :

Jupiter omnipotens est primus etultimus idem, Jupiter est caput et viediunij Jovis omnia munera* Jupiter estfundamen humij ac steïlantis Olympi.

(220) Pag. 33 1.

Appian. Syriac. pag. 125. — Aiuntque in condendâ ad mare Seleuciâ secutum auguriumfulminisj ideuque ibifulmen tanqàm numen consecraium, hodièque coli hymnis propiis ac

ceremoniis*

(221) Pag. 332.

Dion ( lib. uv. ) raconte ce qui s'est passé à l'occasion de la construction et de la dédicace de ce temple; Suétone raconte les mêmes faits.

(222) Pag. 334.

Tum Pater omnipotens foecundis imbribus^ œther, Conjugis in gremium loetœ descendit.

( Virgil. Georg. lib. 11. — Dacier. Not. Ibid. )

(223) Pag. 337.

Engubium, où ces tables furent trouvées, n'était point une ville étrusque, mais une ville considérable d'Ombrie. Tous ceux qui se sont occupés de ces tables les ont regardées comme des monuments étrusques,, à l'exception de Passeri, d'autant plus digne de foi qu'il est lui-même Engubien, et qu'il est très-versé dans les antiquités de l'Italie.

( 5o9 ) (224) Pag. 337.

Lanzi a donné une explication des tables engubiennes, et

ce travail lui a mérité l'honneur d'être admis dans Tordre

patricien de la ville de Gubbio. — Je ne connais pas ce

travail.

On donne ce nom, dit Servius ( Georg. lib. 1, vers. 21 . ), aux livres pontificaux, parce qu'on indique les noms des dieux et les causes de ces noms. ( Court de Gebelin, Hist. du Calendrier,, pag. 224. )

(226) Pag. 342.

Cette transposition n'a pas lieu dans Aisa qui estYAisos des Toscans et YEsus des Gaulois. Les Grecs se servirent du mot a/sa pour signifier le destin ; et suivant Aristote ce mot ne signifiait que dieu, et sa manière de subsister toujours par lui-même : Aisan de aei ousan. Aussi l'auteur de YEtym. magnum dit que Aisa est cette divinité qui ne change point, qui est toujours égale à elle-même, et qui pénètre également

toutes choses.

(227) Pag. 342.

D. Martin. Religion des Gaulois, lib. n, chap. 11. — Cet auteur donne un monument élevé dans les Gaules, avec ces inscriptions :

TIB. CJESARE

AUG. JOVI-OPTUMO

MÀXSUMO M

NAUT^E PARISIACI

PUBLICÈ POSIERU

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