‹ Reliques de Jehanne d'ArcChapitre 5 sur 8 · LETTRE DE PEIRESC A CHARLES DU LYS · texte numérisé non relu

LETTRE DE PEIRESC A CHARLES DU LYS

Monsieur,

Enfin je vous envoyé votre papier et vous demande mille pardons de ce que je le vous ay trop longtemps gardé ; si votre courtoisie incomparable ne m'eut osté l'appréhension de pouvoir faillir en votre endroit, je n'en eusse pas abusé de la sorte. Il n'est presque point de si grand bien qui ne soit suivi de quelque inconvénient.

Au surplus, j'ay appris que le Cardinal Duc de Bar moi/rui la veille de la Saint-Jean en l'année 1400. De sorte que ce ne fut que plus de huict ou neuf moys après le sacre. On m'en a remis l'épitaphe tout au long. Monsieur de la Verrière, auditeur des comptes, vous ira voir et observer la tapisserie, et faire la médaille de la Pucelle. Faictes-lui, je vous supplie, bon accueil. Monsieur Antin s'y en ira aussy, et si je ne parts bien topt, je vous les mèneray tous deux. Si je suis contrainct de partir, je vous supplie d'avoir le soing de m'envoyer ladite pièce de tapisserie à Monsieur Chapellain et de le prier qu'il

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ne la laisse confondre parmy les autres, afin que si on avait besoin de la revoir, on la puisse facilement trouver.

Je vous renvoyé aussi votre livre de Hordal et demeure, Monsieur, votre très humble serviteur,

Peiresc.

« Il faut que vous me donniez une coppie bien escripte des lettres de la Pucelle si vous ne voulez que je les face prendre moy-même. »

Grâce à ce post-scriptum dont nous n'avons pas à faire ressortir l'importance pour l'histoire des lettres de Jehanne d'Arc, nouslestrouvonsen 1630 entre les mains de Charles du Lys lorsqu'en 1625 un inventaire les montrait à Reims.

En parlant de Charles du Lys, Boucher de Molandon ( i ) nous dit : « Le nom des du Lys semblait en 1502, par la mort de Jean, fils de Messire Pierre (2), et par celle de Marg-uerite (3), femme d'Antoine de Brunet, éteint pour toujours en notre Orléanais, lorsque un siècle après, on les vit

(i) La famille de Jeanne d'Arc, par M. Boucher de Molandon, p. ii5.

(2) Pierre, troisième frère de Jehanne d'Arc.

(3j Marguerite du f^ys, fille de Jean d'Arc du Lys, second frère de Jehanne d'Arc, vint avec Isabelle Romée, son aïeule, en Orléanais vers 1480. Elle épousa, près d'Orléans, Antoine de Brunet et mourut au fief du Mont, le 3 octobre i5oi .

de nouveau refleurir dans le brillant épanouissement d'un patriotisme héréditaire.

« Charles du Lys, né vers 1559, substitut du Procureur général au Parlement, puis en 1602 avocat général près la cour des Aydes de Paris, descendait au cinquième degré d'un frère de la Pucelle.

« Comme s'il eût voulu retremper son nom aux sources de son illustration originaire, il vint, vers 1594 ou 1595, se choisir une épouse en la famille orléanaise des Cailly dont le nom se rattachait au premier souvenir de la vierge de Domremy.

« Catherine de Cailly descendait, elle aussi, au cinquième degré de Guy de Cailly qui reçut Jehanne d'Arc en son manoir lorsque au début de sa mission elle mena de Blois à Orléans un convoi de munitions et de vivres et qui, depuis, paraît s'être attaché fidèlement à sa fortune. »

D'après le même auteur (p. 120) « Charles du Lys mourut vers 1634 ».

« De son mariage avec Catherine de Cailly étaient nés quatre enfants. Ses deux fils décédèrent sans postérité. Une de ses filles, Catherine, devenue femme de Richard de Pichon, trésorier

de Guyenne, eut aussi deux fils qui l'un et l'autre entrèrent dans les ordres.

« Sa seconde fille, demoiselle Françoise, épousa Louis de Quatrehommes, conseiller à la cour des Aydes et du Conseil privé des Finances. Sa descendance s'est seule continuée jusqu'à nos jours. C'est par elle que se perpétue en notre vieil Orléanais le sang des du Lys. . . par elle que se rattache à Charles du Lys et par Charles du Lys à l'un des frères de Jeanne d'Arc la noble famille fidèle et bienveillante gardienne des précieuses archives de cette race historique, digne héritière de ces belles traditions de patriotisme et d'honneur (i) . »

(i Note de M. de B. de Molandon : Marie de Quatrehommes, fille de Louis de Quatrehomaies et de Françoise du Lys, épousa, en 1654, Achille deBarentin, conseiller au Parlement de Paris, frère de Jacques de Barentin, premier Président du Grand Conseil. Des onze enfants nés du mariage de Marie de Quatrehommes et d'Achille de Barentin, une fille, Anne de Barentin, eut seule postérité. Elle s'unit, en 16S4 à Jacques de Tardieu, marquis de Maleissyeet de Melleville, capitaine aux crardes françaises, mort en 1694, dont 4 fils.

Voir la Famille de Jeanne ci Arc, par Boucher de Molandon et notamment, p. 92 à 99, et de 1 15 à 121 Tpour la descendance de Charles du Lys ;.

L'ouvrage le plus complet sur la famille de Jeanne d'Arc est celui de MM. Bouteiller et de Braux. Voir p. 2, 9, 82, 83, 116 et suivantes 212, 262... V. aussi Vallet de Viri ville.

Personne n'ignore que Charles VII donna le nom du Lys aux frères de Jehanne d'Arc en même temps que pour armoiries il leur attribuait les lys de de France : d'azur à une épée en pal, accostée de deux fleurs de lys d'or ; l'épée soutenant une couronne de France.

D'où vient qu'on ait songé à leur donner un nom?... Les lettres de Jehanne d'Arc vont nous donner la réponse.

Elle signait « Jehanne » et n'y ajoutait pas d'iVrc.

Au Procès, elle répondra : « Dans mon pays, l'on m'appelait Jeannette ; depuis que je suis venue en France, l'on m'appelle Jeanne. Je ne sais pas mon surnom. » Le 24 mars, à la lecture du procèsverbal, elle compléta cette réponse en disant : « Mon surnom est d'Arc ou Romée . Dans mon pays , les filles portent le surnom de leurs mères» (i).

(i) On savait déjà par la déclaration de la Pucelle qu'elle ne porta jamais le blason accordé par le roi à la famille du Lys. Grâce à M. Quicherat (Revue historique, juilletaoLit 1877 ;, on connaît quel était le symbole, témoignagre de piété et d'humble soumission, qui tenait dans ses insignes militaires la place où tout chef de guerre mettait son blason. Elle « fit faire au lieu de Poicfiers son esteudart, auquel y avait un escu d'aaur et un coulon blanc dedans icelluy estait : lequel coulon (colombe) tenait un roole en son bec oit avait escript: « De par le Roy dt Ciel. »

Au xv"" siècle, les noms de famille n'existaient pas encore, ou du moins dans le peuple. Chaque individu était désigné par son nom de baptême, auquel on ajoutait pour le caractériser, soit un détail physique ou sa profession, soit encore le lieu d'oii lui ou sa famille était orio^inaire.

C'est ainsi que nous voyons Jehan de VoiUhon, Henri de Vouthon, curé, tous deux frères d'Isabelle Romée et ainsi désig-nés parce qu'ils sont originaires du petit village de Vouthon. Pour les d'Arc la même désignation s'était peut-être transmise plusieurs fois et cependant n'était encore qu'un surnom.

Le nom patronymique (nom du père) fut la conséquence de l'édit de Villers-Cotterets (1539) qui ordonnait l'établissement de registres paroissiaux, d'où les actes de l'état civil.

Les enfants furent naturellement amenés à continuer les qualificatifs de leurs parents, comme cela existait déjà pour les classes plus élevées.

On voit combien à tort on est porté à croire que la particule serait un signe de noblesse, de même que les signets ou sceaux ; lesquels se figuraient comme des armoiries, avec cette seule différence

que ce qui était le caractère essentiel du blason, c'est-à-dire le timbre ou heaume y manquait.

Or, sur leur signet ou sceau, les ancêtres de Jehanne d'Arc avaient placé un arc bandé de. trois flèches.

La branche de Jean du Lys, échevin d'Arras, avait conservé ces trois flèches (i), les écartelant avec les fleurs de Lys données par Charles VII.

Louis XIII ajouta pour Charles du Lys et tous ses descendants, le droit de porter comme cimier « une figure de la Puce lie vestue de blanc, portant en sa main droite une couronne d'or soutenue, sur la pointe de son épée, et ci la gauche, sa bannière blanche figurée et représentée comme de son vivant elle la portait, laquelle estait de thoille blanche semée de fleurs de lis d'or avec la figure d' un ange qui présefitait un lis ci Dieu, porté pai- la vierge sa mère et le cri : La Pucelle » (2).

Nous avons vu par Peiresc que Charles du Lys

(i) Jean, échevin d'Arras, ajouta aux armes des d'Arc « le chef d'un lyon passant » à cause de la province (Picardie) à laquelle son Roy (Louis XI) l'avait habitué. (Lettres patentes 1612).

(2) V. aux archives, lettres patentes de i5S5 à 16 19, folio 332 verso.

possédait non seulement les lettres, mais aussi une tapisserie se rapportant à Jehanne d'Arc, et une médaille du temps représentant la Pucelle.

A ces précieux objets, il faut ajouter une épée qu'elle avait portée et que toujours les siens avaient conservée, de même qu'une reproduction de son étendard.

Ces souvenirs, tels que les avait laissés Charles du Lys, avaient été pieusement recueillis au château de Mons en Poitou, terre patrimoniale de sa petite-tille Anne de Barentin. Ils y sont restés jusqu'au moment où dans le château du Vigean, construit par le marquis de Alaleissye, leur fut consacrée une salle spéciale (i 780).

Sur un autel se trouvait l'épée de la Pucelle et à côté son étendard. On y voyait les tapisseries et tous les objets qui pouvaient se rattacher au souvenir de Jehanne d'Arc.

Cette terre du Vigean, d'où relevait la petite ville de l'Isle-Jourdain (Poitou), avait les droits seigneuriauxlesplus importants ; aussi les premiers troubles révolutionnaires eurent-ils pour effet de faire brûler sur la place publique tous les titres relatifs à ces droits.

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Comment une foule égarée ne mit-elle pas égalementdans ce brasier, où Ton jetait tout au hasard, les lettres de Jehanne d'Arc ?. . . C'est déjà merveilleux. Mais, combien on est encore plus étonné qu'elles aient échappé au désastre de la Révolution, lorsqu'on se rappelle que le marquis de Maleissye, sa femme et deux de ses filles périrent sur l'échafaud révolutionnaire (21 messidor an II) (i).

(i) Lacretelle, Histoire du dix-huitième siècle, t. XII, p. 52. — Voir également Riouefe, Samsoii le bourj-eaic. Mémoires ; Wai.lon, Histoire de la Terreur ; V. Sardou, Robespierre.

Dans Lacretelle, nous lisons : « Deux jeunes femmes d'une rare beauté, la marquise de Bois-Bérenger et sa sœur, M"'' de Maleissye, âgée de 17 ans, furent remarquées parmi tant de victimes. Elles étaient enfermées avec leurs père et mère ; l'acte d'accusation fut apporté au marquis de Maleissye, la plus jeune de leurs filles n'y était pas comprise. « Dieu, « s'écria-l-elle en versant des larmes de désespoir, vous « mourrez sans moi ! Je suis condamnée à vous survivre. » Elle s'arrachait les cheveux, embrassait tour à tour son père, sa mère et sa sœur et répétait avec désolation : « Nous ne « mourrons pas ensemble. » Enfin elle reçoit son acte d'accusation ; elle se livra alors à un tel transport de joie qu'on eût cru qu'elle tenait dans ses mains sa liberté et celle de toute sa famille. Le père, la mère et les deux lilles furent condamnées. On ne pouvait, à la Conciergerie, voir ce groupe sans se sentir l'âme élevée et attendrie. La jeune lîUe disait à son père : « Mon père, en paraissant devant Dieu, je « me presserai bien fort contre vous ; vous êtes si honnête « homme que Dieu fera grâce à mes péchés en faveur de

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Le marquis de Maleissye, lieutenant général, était accusé d'avoir fomenté le complot du Luxembourg, ce que, dans un article de V Echo de Paris du 2 janvier 1900, à propos d'un autre procès, rappelait M. Quesnay deBeaurepaire, ancien procureur général à la cour de cassation. Comment, avec les perquisitions faites pour une soi-disant conjuration, les lettres de Jehanne d'Arc ont-elles pu ne pas être confisquées et détruites, c'est encore plus admirable; car tout disparut alors: épée, étendard, tapisserie et tous les autres souvenirs.

Le marquis de Maleissye laissait trois fils, tous trois émigrés servant à l'armée des Princes. Seule, se trouvait en France sa fille aînée, la marquise de Goulaine ( i ) , femme d'une énergie exceptionnelle.

De Bretagne, elle accourait en Poitou, à Paris. . . pour empêcher les confiscations, défendre les inté-

« vos vertus. » Pendant ce temps M'"® de Bois-Bérenger coupait ses cheveux ; elle se présenta ensuite pour les couper à son père, à sa mère et à sa sœur. Un sourire céleste la suivit jusqu'au supplice. »

(i) Anne-Marie de Maleissye, marquise de Goulaine, née le i^'' novembre 1760, épousa, le 2 juillet 1781, le marquis de Goulaine, lieutenant aux gardes françaises, était veuve au moment de la Révolution et mourut à Paris en iSSy sans postérité.

rets des siens, et c'est à elle que l'on doit d'avoir sauvé les lettres de Jehanne d'Arc.

Ne pouvant songer à les emporter avec elle dans la Bretagne insurgée et n'ayant confiance en aucune cachette, ce fut à )a terre, dans un trou profondément creusé qu'elle-même les confia (i).

Il me reste à parler d'un fait extraordinaire. J'hésiterais, si je n'y voyais un devoir.

Le samedi 20 mai 1905, une jeune personne âgée de 28 ans était atteinte d'une congestion pulmonaire. Le 21, menace d'appendicite et le soir crise violente avec une fièvre de 40 degrés.

Le 2 2 et le 2 3 état aussi grave , consultation des professeurs B..., Ch..., R... et du Docteur F... ; tous les quatre décidaient une opération immédiate qui se faisait à 6 heures du soir. Au moment de l'opération, le professeur R... disait au père de la jeune fille : « Nous avons tout contre nous. Rien pour nous ! Je n'ai jamais fait qiL une opération

(i) Je tiens ces détails de mon père, le comte de Maleissye, né en 1804, mort en 1872, qui les tenait de tous les siens et en particulier de sa tante, la marquise de Goulaine, morte en iSSy, et du général marquis de Maleissye, mort à Paris en i85i, âgé de 85 ans.

dans les mcmcs conditions et je n'ai pu sauver la malade. »

A la suite de cette opération, l'état fut stationnaire, mais le troisième jour, 27 mai, la fièvre revenait violente. Le lundi 29, les trois Docteurs demandaient à la famille d'appeler avec eux qui l'on voudrait, tant l'état leur paraissait désespéré.

Les frissons revenaient de plus en plus violents. Le 31 mai, retrouvant ce frisson terrible avec une fièvre de 41" 6/10, le professeur R... ne pouvait s'empêcher de laisser échapper ces mots avec une profonde tristesse : « Di/'e que rien, rien ne pourra la sauver ! »

Le i""' juin, « nuit mauvaise, teint terreux subictérique, frisson dans la nuit (i) . » Les trois docteurs appelaient à leur consultation le père de la malade. Ils ne lui cachaient pas leurs impressions : que si le frisson revenait, la malade ne passerait pas la journée, et ils ne prévoyaient pas que rien pût l'empêcher. Le Professeur Ch. . . proposait un remède très douloureux, une piqûre de téré-

(ij Bîillelin de la maladie commiuiiqué par le professeur R...

benthine, mais vu l'espoir nul, ils ne voulaient pas le tenter sans son autorisation. L'un d'eux se détachait pour aller préparer la mère à faire son cruel sacrifice. Ce fut alors que sous une inspiration soudaine venue à l'église, on songea à recourir aux lettres de Jehanne d'Arc, qui furent baisées par la malade et déposées à son chevet.

Vers deux heures, comme chaque jour, devait revenir le frisson terrible qu'on ne doutait pas devoir être fatal . Les médecins même ne s'étaient plus donné rendez- vous. Ils revenaient le soir séparément et plutôt comme amis, s'attendant à une agonie.

Le frisson n'était pas revenu !

Il ne leur fut pas caché à qui l'on avait eu recours... et le professeur Ch... de répondre : « Dans l'état où nous sommes, vous pouvez bien essayer de tout ce que vous voudrez ! » Cédant cependant aune curiosité historique, il demandait à voir les lettres de Jehanne d'Arc. Le lendemain 2 juin, au plus grand étonnement des médecins, la fièvre ne revenait pas, et comme on demandait au professeur R. : « Peut-on avoir quelque espérance ? — Si la fièvre ne revient pas . — Mais alors

à quoi attribuez- vous ce mieux ?. . . — A tout ce que vous voudrez. — Serait-ce votre piqûre ?... — Allons donc ! Est-ce qu elle avait le temps d'agir ? »

La fièvre ne revint pas et ce fut la convalescence.

Deux ans après, revenant sur ces faits, l'un des médecins répétait encore : « C'est extraordinaire ! extraordinaire, cela ne peut s explique]- » (i).

L'Eglise avec sa sagesse et sa prudence, tout en ne trouvant pas l'instantanéité qu'elle eût voulu pour un miracle, n'en a pas moins examiné ces faits pour la béatification.

Après avoir raconté d'une manière aussi complète que possible tout ce qui se rapporte aux lettres de Jehanne d'Arc, nous ne pouvons qu'admirer qu'elles aient pu nous parvenir, et surtout lorsqu'on constate l'indifïérence qui a laissé perdre toutes ses autres lettres.

Elles ne peuvent se compter tant elles sont nombreuses :

' (i) D'autres détails rendraient encore ce fait plus extraordinaire, tant par la disposition d'esprit de ceux qui y concoururent que par suite de circonstances matérielles qui semblaient rendre impossible qu'on put avoir les lettres en moins de trois heures.

C'était aux Anglais avant chaque combat ;

C'était au duc de Bourgogne pour le rappeler à son devoir ; à toutes les villes pour les encourager à la résistance ou leur demander des subsides Une délibération de Clermont où l'on

parle d'une « lettre de la Pucelle et messaige de Dieu » nous montre à cette époque les sentiments du pays vis-à-vis de Jehanne.

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