MARS
a mes très chiers et bons amis les gens d'Église, eschevins, bourgois et habitants ET MAISTRES DE LA BONNE VILLE DE
Reyms.
Très chicrs et bons amis, picsc vous savoir que je a y rechu vous leefres, lesquelles font nwncion couDuent on ha raporté au roy que dedans la bonne cité de Rains il avait moult de mauvais. — Si veniez sovoir que c\'st bien vrav que on luy a raporté voirement et qu'il y enuoit beaucop qui estoient d^ une aliancc et qui dévoient traïr la ville et mètre les Bourguignons dedans. Ee depuis, le roy a bien seu le contraire, par ce que vous luy en avez envoie la certaineté, dont il est très content de vous. Et croiez que vous estes bien en sa grasce et se vous aviez abesongnier, ilvous secouroit quant au regart du siège ; et cognoist bien que vous avez moult ex souffrir pour la dur té que vous font ces traîtres Bourguignons adversaires : si vous en délivrera ait plesir Die 21 bien brief, c\-st asovoir le plustost que fere se poiLrra. Si vous prie et requier, très clwrs amis, que vous guardes bien la dicte bonne cité pour le roy et que vous faciez très bon guet. Vous o/'rez bien tost de mes bones nouvelles plus a plain.
Autre chose quant a présent ne vous r esc ri fors que toute Bretaigne est française et doibt le duc envoler au roy mille combatans paiez pour if moys.
Escript a Sully, le xxviif de mars.
Jehanne.
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Lettre de Jehanne aux Gens d'Eifli,
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E levins, Bourgeois, habitants et Maistres de la ville de Reims, le jS Mars 1400.
(Archives de M. le J/" de Maleissye.)
Traduction. — A mes très chers et bons amis Gens d'Eglise, Echevins, Bourgeois et habitants et Maîtres de la bonne ville de Reims.
Très chers et bons amis, qu'il vous plaise de savoir que j'ai reçu vos lettres, qui annoncent comment on a rapporté au roi qu'il y avait beaucoup de mauvaises choses dans la cité de Reims. Sachez donc qu'il est bien vrai, ainsi qu'on le lui a rapporté, qu'il y en avait beaucoup qui étaient d'une alliance et qui devaient trahir et mettre les Bourguignons dans la ville. Mais depuis, le roi a bien su le contraire parce que vous lui en avez envoyé la certitude, et il est très content de vous. Et croyez que vous êtes bien en sa grâce, et si vous aviez à combattre, il vous secourrait en cas de siège ; il sait bien que vous avez beaucoup à souffrir pour les duretés que vous font ces traîtres Bourguignons vos ennemis : il vous en délivrera bientôt s'il plaît à Dieu, c'est-à-dire le plus tôt qu'il pourra le faire. C'est pourquoi je vous prie et requiers, très chers amis, de bien garder la dite bonne cité pour le roi et de faire très bonne garde. Vous aurez bientôt plus longuement de mes bonnes nouvelles.
Je ne vous écris pas autre chose quant à présent sinon que toute la Bretagne est française et que le duc doit envoyer au roi mille combattants payés pour deux mois.
Ecrit à Sully le xxvill" jour de mars.
Jehanne.
LES RELIQUES DE JEHANNE d'aRC 55
Examen psychologique.
Dans toutes ses lettres (car si l'on ne possède que cinq autographes, le texte de beaucoup d'autres est connu) on retrouve un esprit vif, alerte, telle que Jehanne s'est montrée devant la commission de Poitiers et telle qu'elle fut à Rouen devant ses juges. Elle va droit au but, sans exagération, d'une manière très personnelle et avec une finesse qui souvent étonne.
Ses contemporains nous la disent d'une beauté aussi remarquable que précoce (i), grande et bien conformée (2), un peu brune de teint avec des cheveux noirs.
Jehanne n'est pas seulement une vierge inspirée de Dieu, elle est encore l'expression sublime de
(i) Procès, IV, 26S, « laquelle était grande et moult belle ». (2) Déposition faite à Paris le 3 mai i456, par Jean II, duc d'Alençon, dans Procès, m, 100.
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l'âme du peuple de France, au milieu d'une des crises les plus graves que notre pays ait jamais traversées.
Prière et amour, Jehanne d'Arc tient tout entière dans ces deux mots.
Quand on lit les dépositions des habitants de Domremy dans le procès de réhabilitation, le besoin de prier sans cesse à toute heure, en tout lieu et en toute circonstance est, dès son enfance, le trait caractéristique de la vie de la Pucelle.
Combien elle s'est défiée d'elle-même avant d'obéir à sa mission ! Les Voix l'y préparent dès l'âge de treize ans en lui disant d'être sage, bonne, de plaire à Dieu.
Lorsque les Voix deviennent impératives et qu'il lui faut obéir, elle est toute entre les mains de Dieu et ne se regarde que comme un instrument. « N'était la grâce de Dieu, je ne saurais rien faire. »
Lorsqu'ellehésite, c'est à Dieu qu'elle a recours : « Je demandais conseil à la Voix sur ce que je devais répondre, lui disant de demander là-dessus conseil à Notre-Seigneur. Et la Voix me dit : « Réponds hardiment et Dieu t'aidera »
Ce n'est que depuis soixante ans^ par la publication des pièces du procès et de la réhabilitation, que l'on a pu connaître véritablement Jehanne d'Arc.
Le P. Ayroles, en cinq gros volumes, a étudié d'après Quicherat et les chroniques, tous les mouvements de son âme, tous les battements de son cœur, et en 1 890, en publiant son premier volume, il ne craignait pas de mettre comme dédicace : « A la plus méconnue des femmes. » Ce n'était évidemmentqu'au point de vue de la vie intérieure.
Siméon Luce, en ne considérant que le côté humain, avait déjà été frappé de l'intensité de cette vie intérieure qui constituait tout son être.
Chez Jehanne un état d'esprit sur lequel on ne saurait assez insister est son abandon complet entre les mains de Dieu ; abandon qui vient d'une confiance absolue et d'un amour sans limite.
Abandon raisonné, car il ne va pas jusqu'à la négation de son être, et stimule au contraire son action personnelle (i) ; elle pose ses questions.
(i) « Ayde-toi, le Ciel t'aydera. »
« Besognons, Dieu besognera. »
« Les gens d'armes batailleront, Dieu donnera la vie-
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interroge ses Voix et s'il est permis de comparer une mission humaine à une mission toute divine, on retrouve dans la vie de Jehanne le « Qiio modo istiid fiet » de la Sainte Vierge.
Jehanne s'effraye de sa mission, des gens de guerre, elle ne sait pas monter à cheval, etc.. et les Voix lui disent de s'en remettre à Dieu.
Dans l'exécution, elle recevra l'inspiration ; et en analysant ses actes de guerre, uniquement au point de vue technique, le général Canonge et d'autres avec lui y trouvent le génie militaire. Personne ne contestera du moins chez Jehanne une intuition extraordinaire des choses de la guerre.
Aujourd'hui où, avec raison, tout est passé au crible, on arrive même à constater que lorsque ses avis n'ont pas été suivis, ils eussent au contraire assuré le succès.
Le diplomate trouvera en ses réponses l'habileté qui permet de ne jamais dire au delà de ce qu'on veut.
toire, » etc.. etc.. sont ses réponses ou ses encouragements. Jehanne veut l'action humaine, l'effort personnel qui concourt à l'action divine (les cinq talents confiés doivent en produire cinq autres).
Avec les g-ens d'église, elle ne se laissera surprendre pas aucune arg-utie, et toujours ses paroles seront conformes à la doctrine la plus stricte et à la théologie la plus éclairée.
Lorsque les Voix lui annoncent qu'elle sera prise avant la Saint Jean, qu'elle mourra... (i) si le sentiment humain se révolte elle n'en accepte pas moins « tout en g-ré » (2), car c'est l'ordre de Dieu.
Et les voix lui ajoutent qu'il fallait « que ce fût ainsi fait, de ne pas s'esbahir, et que Dieu l'ayderait. »
Il fallait que ce fût ainsi fait ! !
C'était la prison, c'était le bûcher !... Mais la prison, le bûcher ne nous ont-ils pas révélé encore mieux que ses triomphes l'âme incomparable de Jehanne d'Arc?...
Là, on ne peut plus prétendre à aucune influence puisqu'elle est seule, abandonnée, seule entre les mains de Dieu.
Mourir à dix-neuf ans dans un combat, c'était la glorification humaine ; tandis que ce long martyre
(i) « Prends tout en gré, ne te chaille de ton martyre ; tu t'en viendras au royaume du Paradis. » (2) Procès, p. ii5 et 116.
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de douze mois nous montre, au contraire, toujours la main de Dieu qui la soutient, la dirige et lui donne, comme auparavant dans les conseils ou sur les champs de bataille, des intuitions d'ordre supérieur.
En étudiant Jehanne dans sa prison, personne ne peut plus contester l'origine divine de sa mission.
Refaire une vie de Jehanne d'Arc, nous ferait sortir de ce cadre très restreint ; mais étudier en son âme la source de tous ses actes, serait-ce s'en éloigner?...
Lorsqu'il plaît à Dieu d'appeler une créature, d'une manière plus évidente, à prendre une part vraiment active à l'exécution de ses desseins, Il met en cette àme un charme qui subjugue, une autorité qui s'impose. C'est un vase d'élection, un être vraiment supérieur.
Pour connaître dès son év'eil cette âme de jehanne d'Arc, où s'adresser mieux qu'à l'auteur de la Vierge de Do/nrefny ( i ) . Il est allé chercher dans son milieu, dans son enfance, dans son pays
(i) Siméon Luge.
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les orig-ines de la mission de la Pucelle ; aussi ne saurions-nous mieux faire que d'emprunter ses propres paroles :
« Si l'on veut se rendre un compte juste de la mélodie héroïque que l'on entend chanter en quelque sorte à toutes les pages de l'histoire de la libératrice d'Orléans, il faut bien se dire que l'instrument merveilleux d'où s'exhale cette mélodie est son cœur. Il n'y en eut jamais de plus fort ni de plus pur et l'amour de la patrie en a tiré des sons si beaux qu'ils vibreront éternellement dans les âmes.
« Jehanne se crut appelée par un ordre d'en haut à devenir l'instrument du salut de son pays et l'événement prouva que son instinct ne l'avait pas trompée. C'est qu'en vérité, parvenue à la hauteur morale où la Vierge de Domremy avait su s'élever dès lors, on a le droit de tout demander au Ciel, c'est-à-dire à l'Idéal divin, et l'on est sûr de tout en obtenir, parce que l'on en porte un des sublimes rayons dans son cœur.
« Pourquoi donc put-elle affronter impunément un tête-à-tête continuel avec des soudards sans éveiller en eux aucune pensée impure?... Parce
que, comme ils le déclarèrent plus tard, elle leur apparaissait moins comme une femme que comme un anofe.
« Du reste, cette impression fut bientôt partagée par la masse du peuple, et l'usage s'établit de bonne heure de ne désigner la libératrice d'Orléans que par un seul mot : « l'Angélique » . Aussi, avait-elle accoutumé de tenir ses yeux modestement baissés comme pour dire : « Indigne je suis « de la mission que j'ai reçue d'en haut. Fille de « Dieu (i) je demande tout et je dois tout à mon « Père qui est dans les cieux. »
« Elle y vivait depuis longtemps dans les cieux par l'élan de sa prière, et elle y transportait plus ou moins, bon gré mal gré, tous ceux qui la voyaient. Par l'héroïsme de la vertu, la femme, et c'est son plus beau privilège, peut s'élever jusqu'à l'Ange. Parvenue à ces hauteurs sublimes, elle devient invulnérable et en quelque sorte immatérielle. Si éclatante qu'elle puisse être, sa beauté cesse alors de faire appel aux sens ; on ne désire pas posséder les anges, on tremble devant
(i) Jehanne s'entendait appeler ainsi par ses voix.
LES RELIQUES DE JEHANNE d'aRC 63
eux et l'on adore, à g"enoux devant leur face, un reflet de l'idéal divin. »
A cette peinture de l'âme de Jehanne d'Arc, que pourrait-on ajouter qui ne viendrait l'affaiblir ?.. . Elle est le résumé des impressions non pas d'un esprit enthousiaste, mais d'un esprit critique et aussi froid que lucide.
C'est que pour Jehanne, plus on examine sa vie et plus on l'analyse ; plus on étudie ses pensées et plus on scrute son âme ; plus on arrive à trouver que sa hauteur morale l'élève encore au-dessus des grandes choses qu'elle a faites.
Lorsqu'on est en présence d'une vierge d'un ordre aussi élevé et que l'Eglise vient de proclamer Bienheureuse, n'était-il pas indiqué de réunir ses lettres et de rappeler que par ses trois signatures, nous possédons les reliques les plus authentiques, et les plus précieuses que l'on puisse chercher. Ces trois signatures ne sont-elles pas une partie d'ellemême ?...
Beaucoup d'admirateurs de Jehanne d'Arc s'étonnent qu'il ait fallu des siècles avant de la mettre sur les autels. Ils oublient que l'Eglise n'agit jamais que sous l'inspiration divine.
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Avec le sceptre anglais, aurait disparu la mentalité française ; aujourd'hui, où cette même mentalité est plus que jamais menacée, Jehanne d'Arc nous est donnée comme exemple .
Pour Dieu, ni les ans, ni les siècles ne comptent ; Il choisit son heure et son moment :
« Il sait, quand il lui plaîi, faire éclater sa gloire,
« Et son peuple est toujours présent à sa mémoire (i). »
(i) Racine, Athalie.
LES RELIQUES DE JICHANNE d'aRC 65
f Jésus Maria.
Lecture. — Haitlt et Redon pté prince, duc de Bcmrgoîgne, Jehanne la Pucelle vous requiert de par le Roy du ciel, uiondroicturier et souverain seigneur, que le l'oy de France et vous, faciez bonne paix ferme, qui dure longuement, pardonnez F un à l'autre de bon cuer, entièrement, ainsi que doivent faire de loyaulx christians ; et s'il vous plaist à guerroier, si alez sur les Sarazins.
Prince de Bourgoigne, je vous prie, supplie et requiers, tant luunblement que requérir vous puis, que ne guerroiez plus en saint royaume de France, et faictes retraire incontinent et briefmeni voz gens qui sont en aucunes places et forteresses dudit saint royaume ; et de la part du gentil l'oy de France, il est prest de faire paix a vous, sairje son honneui', s il ne tient en vous. Et vous faiz h savoir de par le Roy du ciel, mondroicturier et souverain seigneur , pour vostre bien, et pour vostrc honneur et sur voz vie, que vous ny gaignerez point bataille à l' encontre des loyaulx François, et que tous ceux qui guerroient oudit saint royaiDuc de France, guerroient contre le roy J liés us, roy du ciel et de tout le inonde, mon
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66 LES RELIQUES DE JLHANNE d'aRC
d]-oîcfu]-icr et soiivci'ain seigneur . Et vous prie et requiers à jointes mains, que nefaictes nulle bataille ni ne guerroiez contre nous, vous, voz gens ou subgiez et croiez seureinent que, quelque nombre de gens que vous atiwnez contre nous, qu' Hz ny gaigneront mie et sera graut pitié de la gj'ant bataille et du sang qui sera respendu de ceux qui y vendront contre nous. Et a trois sepuiaines que je vous avoye escript et envoie bonnes letti'es par un hérault, que /eussiez ausacre du roy qui, aujouj-dliui dimanche x.wf jour de ce présent mois de juillet , ce fait en la cité de Reims : dont je nay eu point de réponse, ne nouy oncques puis nouvelles diulit liérault. A Dieu vous commens et soit garde de vous, s il lui plaist : et prie Dieu qu'il y mette bonne pais. Ecript audit lieu de Reims, ledit ^^if jour de jitillet.
f JÉSUS Marl\.
Traduction. — Haut et redouté Prince, Duc de Bourg-og-ne, Jeanne la Pucelle vous requiers de par le Roi du Ciel, de droit mon souverain seig^neur, que le Roi de France et vous, fassiez une bonne paix, ferme
vv^ />nay?\(X
Lettre de Jehanni
t il^t€ wT^mi^^rt^^îJi^t^^^^^
de Bouro^ogne, écrite à Reims, le jour du sacre du roi, le 17 juillet 1429. (Archives du Nord, à Lille.)
Ll-:s KELigUES DI-: JEHANNE d'aKC 6/
et qui dure longtemps. Pardonnez-vous l'un à l'autre de bon cœur, entièrement comme doivent faire de loyaux chrétiens. Et s'il vous plaît de faire la guerre, allez la faire aux Sarrazins.
Prince de Bourgogne, je vous prie, supplieet requiers aussi humblement que je le puis, de ne plus guerroyer dans le saint Royaume de France, et de faire retirer incontinent et sans retard vos gens qui sont en les places et forteresses de ce saint Royaume. Et quant au noble Roi de France, il est prêt à faire la paix avec vous, sauf son honneur, si vous ne vous y refusez. Et je vous fais savoir de par le Roi du Ciel, de droit mon souverain seigneur, pour votre bien et votre honneur et sur votre vie que vous n'y gagnerez pas de bataille à rencontre des loyaux Français et que tous ceux qui guerroyent contre le saint Royaume de P'rance, guerroyent contre le Roi Jésus, Roi du Ciel et de tout le monde. De droit mon souverain seigneur, et je vous prie et vous requiers à mains jointes de ne plus faire de bataille ni de guerre contre nous, vous, vos gens et sujets et croyez sûrement que, quelque nombre de gens que vous ameniez contre nous, ils n'y gagneront rien et ce sera une grande pitié de la grande bataille et du sang qui y sera répandu par ceux qui viendront contre nous. Il y a trois semaines que je vous avais écrit et envoyé de bonnes lettres par un héraut, pour que vous veniez au sacre du Roi qui, aujourd'hui dimanche, dixseptième jour de ce mois de juillet, se fait en la cité
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de Reims. Mais je n'ai pas eu de réponse, ni reçu depuis lors, nouvelles du dit héraut, je vous recommande à Dieu pour qu'il vous garde, s'il lui plaît, et je prie Dieu qu'il y mette bonne paix.
Ecrit audit lieu de Reims le dix-septième jour de juillet.
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