cf'fl«*, garantis, assure
VII. 1 . ms. : Ihrvs = la irus. — Tant ; ms. In'at, erreur pour tant. — An; c.-à-d. on. 2. Vers très difficile. Nous avions lu d'abord, en faisant mainte violence au texte : Une riche de deniers que tenret (= tinrent] mot [= molt] ckier. T. I. 15
Tantôt ele akemenso encontre as a cracliicr : Je ne 1ère le Gé vif; portât me pore's ccorcliicr.
VIII A un vois tos enscble chanteet bat o cler.
Por niet fuiset jat de felc qui dusset caroler. Le meins lor ctcet liées; par quoi ne pocet baler; Onkes gens an vil si bêtement aler.
IX En foe inelement corne Ilalban fu amenez ;
De fere sa bêle kodouscbab ferments s'é pencz ;
Tôt li atres a ebardil; de bone bore fu nez ;
11 avct a non R. Simcon le genre à la Kadmenétb.
X Apres i vint K. Scbelomo ki mot ctel prise, E fu getes dedans lo foe ki ctet ebrasé; D'ofrir son cors por Gé i n'ot pas ruse; Car por s'amor mort sofri; bien eu fu envesé.
M. Bauquier nous a proposé une leçon beaucoup plus simple et qui n'apporte presque aucune modiQcalio'n au ms. : Un éhiier riche redonnons ki te tenra mon cliier, c'est-à-dire : un (fcui/cr riche [te] relonncyoïis (= le donnerons en échange) gui te tiendra molt chier (qui t'aura très cUère) .
M1I.1. Z'n, faute pour une. — Vois ou Yeis. — Eat, c.-à-d. haut.
2. C'est-à-dire : « pour néant, pour un rien ils fussent, ils seraient gens de fûte
qui dussent caroler; peu s'en faudrait qu'ils ne se considérassent comme des gens de i'ète prêts à caroler ; mais leurs mains élanl liées, ils no pouvaient danser. > Por nif[>i]t signifie ici presque; comparez l'italien porniente, l'espagnol por nada, même sens.
3. Le meiiis, c-à-d. les meins. — Par quoi ; ms. -.par rjous, leçon fautive.
4. An vit; ms. entit; peut-être doit-on intercaler un ichcva entre !'/( et le v et
lire enevit = en (on) ne vit; ce qu'exigent la mesure et le sens. — Bêtement, avec entrain.
IX. 1. Inelement (isnellement , rapidement); ms. onelcmeiit. — Uathan, mot hébreu
signihant gendre ou fianc(.
2. Kedouschah, mot hébreu signifiant sainlit' et peut-être ici saiictification, prière de sanctificalioit. — Forntents = fortement; ms. jnrmnis pour fcrmnts; Vs finale est une faute, amenée sans doute par Vs initiale du mot suivant. — S'if pêne;, c.-à-d. s'est /.cui:;. — Lésons des deux premiers vers est peu net. Toutclois il est déterminé quelque peu par le rapprochement de Haihan et de Kciouschn qui doivent vouloir dire ici, l'un ijcnire, l'autre jiricrc de sanclificntion. Lo sens général serait donc : « Siméon s'est efforcé de réciter la prière de sanctification dite Kedouscha au moment de mourir, •
4. Le genre ; ms. : g'rne ; corriger g'nre = genre (gendre) ; le genre à la Kadinenèth. Sur ce nom voir plus loin, page 256, il répond au nom hébreu que lui donne la notice : le haduiôn. — Siin/on est une erreur pour Hinison, nom donné à notre personnage par la notice, l'élégie hébra'iquo et d'autres documents ; voir également iliid,
X. 3. D'ofrir; ms. dvprir. — t n'ot; ms. innit ou innct ;^e coirige en innvt = in
not pour i n'ot [iln''cut). — Rusd, ancien français riiisf, refusé. 4. Envcsi', désireux.
l'autodafé de troyes 227
XI Mot clet enveuimé lo félon, lo madit
D'ardir l'un après l'alrc. Adon lo kadoscli li dil : Fêles grant fo, mavés lion! De blâmer s'ehardit Mot bêle fu sa fin d'euvire d'enbadit.
XII II i ot un prodomo ki l'ormont print a plorer
E dit : s'et por ma meuie kc ma vee's ci deseperer Se n'ct pas por mo cors. Ardir se fit san demorer ; Se fu R. Simon Sopber ki si bien savet orer.
XIII Lo bia Colon 1 vint ki son fo. . . atisa
Sefiti por vilement c osa (?)
Loaies porlrandro a Gé s a seisa (?)
Por . . .ese kalifit okes ne nuisa. — [Colon est son nom.)
XIV Prcchors vinret R. Içliak Cohen rckerir :
K'i se tornat ver lor creace o il li kevanret périr.
I dit : ke avés tant? Je vol por Gé morir;
Je suis Cohen, e ofrande de mou cors vos ofrir.
XI. 1. Le madit (le maudil) ; ms. le mâlkt; erreur évidente comme le montrent les rimes.
2. Atrc = altrc, autre. — Adon, adonc, alors. — Eadosch, mol hébreu signi-
fiant saint.
3. Felcs; ras. : pets. — Maves, malvcs, mauvais. — Ji/uvdct, enhardit.
4. La Un de la strophe est obscure; on est réduit aux hypothèses. Le per-
sonnage dont il s'agit ici est Bai-uc'i d'Aini-ci/. N'y aurait-il pas une inversion amenée par les exigences de la rime ; Mot hclc fut sa fin d'enbadit d'envimi Je vois dans envir<f le nom propre Avireij, et dans d'etiladit (ou plus exactement deniadit) une faute pour de Bandit [Bendit), nom de Baruch en français (voir pkis loin, p. 257].
XII. 2. Me vee's ci desc[s]]ici-ai' ; ms. ci rez(f epere,-, leçon qui n'offre rien de satisfaisant. En changeant le premier ;• en d, ce qui peut toujours être supposé dans notre texte, et en admcllant une interversion du s et de Ve [ezk la place de ze], interversion dont on a d'autres exemples dans la pièce, on arrive à un sens qui concorde ou ne peut mieux avec le contexte. — S'et, se, se des vers 2, 3 et 4, soot pour c'ct [c'est], ce, ce.