Elle sort frappa Jona (Jouas, i
XII Le cbantro s'approcbc, el lo barbare uVn a pas pilic. La flamme ne s'ëlciat pas ; elle le dc'vorc, Le cbaulre, le scribe babile ; et Dieu le conduit seul Et le prend avec lui. S'.méoii ' n'est plus !
XIII (Comme un) arbre à la cime haute cl toulTuc, l'ami (de Dieu) Reste forme dans sa pie'té : il ne change pas de visage.
Le feu qui le dévore, il le reçoit comme sa part ; Et le sort frappe Jona^.
XIV Le chef de la troupe ^ allcrmi par la Grilce, Debout à son poste, se dispose à l'œuvre.
Il e'tait préti-e du Très-Haut. Son ûmc se dévoue Et la splendeur d'Tsaac'^ est' livrée au feu, et sa sainteté aux
[tlammes.
XV La violence du bourreau éclate contre un homme honoré ; Il doit le brûler. (La victime) est livrée en ses mains ; Son visage se contracte, qui était plus brillant que la lune, Et l'arbre de vie est au Paradis^.
COMMENTAIRE
XIV 1. Alleriiii par la grâce (Isaïe, xvi, 5).
2. Delout à mon poste (Habacuc, ii, 1). — Pour ss disposer à l'œuvre
(au travail) (Esode, xsxvi, 2).
3. B e'tait prêtre du Très-Haut (Ganèse, xiv, 18). — Ceux dont l'âme
se dévoue Jiliode, xxxv, 21).
4. £a splendeur d'Israël est livrée au feu,.. Et sa sainteté aux flammes
(Isaïe, s, n et 16*.
XV 1. La violence du bourreau (Isaïe, li, 13). La violence éclata contre lui (Esther, i, 12).
2. Il doit le brûler (son dieu de bois) (Isaïe, xnv, 15). — La fiu du
vers rappelle le passage de la Genèse, xiv, 20 : « Béni soit le Dieu suprême qui a livré tes ennemis entre tes mains. »
3. Et tous les visages en seront contractés (Ezéchiel, xxi, 3).
4. Et l'arbre de vie [était] au milieu du paradis (Genèse, ir, 9).
1 Siméon, le scribe, de CliàLillou.
^ R. Jona ou Comlon ou œieuK Colou : Jona en hébreu veut dire colornhc (en vieux frauçais Colomb ou colon]. Peut-on rapprocher de ce nom celui de Coluims (Fulch.) qui se trouve dans une cbarte du Xl" siècle (vers 1070) [Carlulaire de Sarigny, publié par A. Bernard, p. 241)? Le b de colouiitis, tombé au xii= siècle, ne doit pas avoir encore disparu au xi» siècle.
' De la troupe des martyrs.
■* Isaac Cohen ou le prêtre.
5 R. Haiim de Brinou. Haiim eu hébreu veut dire vie.
278 ÉTUDES JUUÉO-FRANÇAISES
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COMMENTAIRE
XVI 1 . De l'huile d'olive pure, raffinée, pour le luminaire (Exode, sxvii, 20). — Rugissant conime un lionceau (Proverbes, xix, 24).
2. Les concordances n'indiquent aucun passage auquel ou puisse
rapporter ce vers.
3. (Comme des nuées) ils volent, comme des pigeons rejoignant leur
colombier (Isaïe, lsi, 8).
4. Là (dans les conseils de morale) est la vie pour ceux qui la trouvent
(Proverbes, iv, 22). Notre texte dit également pour ceux gui la trouvent. Mais nous avons cru devoir modifier la traduction d'après le sens du contexte.
Le déchiffrement de l'élégie française présente des difficultés considérables. Dans sa plus grande partie, elle n'est pas ponctuée, ce qui supprime les a et les e ; les o et les u [u, ou) d'un côté, les é (è, é) et les * de l'autre se trouvent de la sorte représentés par deux semi-voyelles qui peuvent avoir encore la valeur de v et de /'. Les tildes qui, placés sur les (/, les le, les/), doivent les changer en //, en ch, en/, manquent souvent. Ainsi- vankere (xvii, 1) est pour ran/.rre = va/irhere ; 2>orme/its (ix, 2) est ]iour for menls ; etc. Plusieurs mots sont coupés à tort; i (ou e) ?f«vi pour il at-el (avait j (ix, 4). Presque à chaque strophe, plusieurs mots sont réunis en un : chjour, elamiit pour p le jour, e la nuil{u, 3) ; delalrémalc pour de la ùis maie (m, 1) ; citkide-
' Vers obscur; le texte est évidemment corrompu; je lis ; 21' "'Ti.'» TpT' /ÛN3
' Pour rendre plus facile la lecture des exemples cités, j'ajoute les voyelles dans les mots que le texte hébreu ne ponctue pas.
DEUX KLÉCtIES du VATICAN 279
XVI Plus pur que Ihuilc du luminaire, comme un liouccau rugissant 11 s'écrie : « Que mon corps soit briile avec mes amis ! » — Telles volent les colombes regagnant leur colombier. Là' est la vie pour ceux qui la cherchent'.
XVII Invoquez Dieu aux treize atlribuls^,
Vous tous, race fidèle, craignant la parole divine ! Un petit nombre a survécu à travers les amertumes. Dieu jugera et avisera !
COMMENTAIRE
XVII 1. Je l'invoque, ô Dieu'. (Psaumes, xxviu, I).
8. Tout entière, race de venté (Jérémie, ii, 21; c.-à-d., race pure, sans mélange). Craindre Dieu; la parole de 5ie« (passim'.
3. Un petit nombre a survécu (Isaïe, xxiv, G). — « A travers les
amertumes » littc'ralemcnt : par ce qui porte l'amertume ; imitation du Deutc'ronomc, xxix, 17 : racine qui porte le poison et l'amertume (l'absinthe;.