Dieu vous Jugera et avisera (Exode, v
tos pour cil là de las (iv, 3), etc. Pai' suite de l'état défectueux du manuscrit et de la nature de l'écriture, plusieurs lettres se confondent entre elles, h'alef [h muette, a ou e) se confond avec le mim [in] et les double vav [v]. Le premier mot de la pièce avait été lu par M. Neubauer et M. Angelo hont [ont], ce qui n'offrait aucun sens ; j'étais tenté de corriger ont en [h] ores, bien que les lettres ont fussent certaines ; un examen plus approfondi de la forme des lettres, demandé à M. Angelo, me montra qu'il fallait lire mont, leçon satisfaisante d'ailleurs pour le sens. Le daleth [d] se confond perpétuellement avec le resch (r) ; le vac [v, 0, II, ou) avec le yod (ê, i,J) ; le sain [s, s douce) avec le koph [Ir] ; Vu dans les groupes an, en, on, manque généralement. Ainsi le manuscrit porte ou semble porter : démit [déduit, II, 2) ; coruit [conduit, II, 3); doled [doter, III, 1) ; cdi [cri. Y, 2) ; onetement {hielement, XI, 1) ; oneseos (o no seos = o nos seons ^= oii nous séons, XVII, 3) ; zangeter (Jcangeter, changeîer, III, 2); zant {kant, V, 1), etc., etc. Dans certains cas, tel trait effacé défigure des lettres et par suite des mots. Str. i, 4, le manuscrit porte lui ; il faut lire lur (tor), Vi n'étant que le reste d'une r effacée. Le sin [s) s'est souvent réduit à teth [t]. Str. xvii, 2, M. Neubauer lisait jort au lieu de jors. Comme l'écriture est quelque peu
1 Au ciel.
2 Ce verset désigne le treizième martyr, appelé également R. Haiim. Ci. page 2'77, noie S.
' Épithèle habituelle de Dieu dans les poésies liturgiques du moyen âge.
cursive, de.s lettres, reliées entre elles, paraissent former do nouvelles lettres; le tv ou le vt n'est souvent qu'une s et réciproquement. Ainsi nsre (II, 1), donné parles copies de MM. Neubauer et Angelo, doit se lire nvtre^ noire. Je ûe parle pas des passajjs entièro;iient corrom, us que je renonce à expliquer.
Comme je l'ai dit au début, un grand nombre de mes corrections, inspirées par l'étude de la copie de M. Neubauer, ont trouvé leur confirmation dans la collation de M. Angelo, à qui j'avais demandé si elles étaient autorisées par le manuscrit. Celles-là, je n'ai pas hésité aies transporter dans le texte que je publie. Quant aux passages pour lesquels la collation concorde avec la copie, et qui appellent des corrections, je donne la leçon corrigée, soit dans le texte, soit dans le commentaire qui accompagne le texte; dans les deux, cas, elle y est discutée.
Le tableau suivant donne le système de transcription que j'ai suivi :
X (aleO ' (espril doux)'.
3 ibelh) b
:, (ghimel) K (= i? •i"'' ^' quelquefois pour g =j)
5 (ghimel tilde) g i=j)
T (daleth) d
n (hé) h
1 (vav) V [= V, 0, II, on)
VI (double vav tilde) w (=r; quelquefois le tilde manque; j'éjrii alors ce)
T (zaîn) z {= s douce)
T (zaïn tilde) 1 ; même valeur que le zaïn simiile
j1 (heth) h; n'existe que daas les mots hébreux. »
a (teth) t
1 (yod) Y, ' (= i, i" ou y, c'est-à-dire t consonne) •n (double yod tilde] yjri * (= i/ , /')
2 (kapb) kh ne se trouve pas dans notre teste "2 (lamed) 1
72 (mem) m
3 (noun) n
0 (samech) s (n'existe que dans les mots hébreux ; l's française
est notée par Xi]
' L'«/e/"n'a de valeur vocalique que par le point-voyelle ou la semi-voyelle qui l'accompagne. Non suivi du 1 (v) ou du i (r,), il reçoit comme point-voyelle un n ou un e muet. Suivi du v, il donne o, o«, « ; avec un ï), il devient é, i, i.
' La pièce française renferme quelques mots hébreux, spécialement des noms propres qui n'ont pas élé francisés.
' Nous représentons le i par l'r, grec, celte lettre pouvant être lue c ou i.
* N'ayant pas de caractères spéciaux pour rendre la combinaison des deux yod tildes, nous recourons, faute de mieux, à deux fi avec circonllexes.
J> (aïn) h- (n'existe que dans les mois hébreux)
S (pé) p [et quelquefois pour Ji ^^ f\
"d (pé tilde) p (= /■)
5£ (çadé) ç (z= is, ds)
p (koph) k (et quelquefois pour q z= ch)
p (Uoph (tilde) q (= ch)
"1 (resch) r
'C3 (fin) s (= s forte; dans les mois hébreux lo O = sch)
n (ihav) th (u'existe que dans les mois hébreux)
Les cinq dernières strophes sont ponctuées ; je les transcris en déterminant la valeur du i-, de l'ïj et de VaJcf, telle qu'elle résulte de la ponctuation. Ou remarquera dans la transcription trois sortes dV ; c féminin = le scheva mobile du texte hébreu ( :) ; é = le çêré (• •) ; t' ^ le sé(jol (•.•) ; le texte n'a qu'un signe (= o) pour ô, b, eu, ou ; il réserve le point- voyelle de You pour r« français.