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même une année comme élève externe au Séminaire israélile Mais l'intérêt théologique avait disparu et fait place à l'intérêt historique. D'ailleurs, outre la curiosité passionnante des problèmes religieux et philosophiques, il y avait une autre raison qui le retenait dans ces études : c'était le souvenir de ces laaz de Raschi. 11 était bien décidé à résoudre le problème et puisqu'il fallait passer son doctorat, il prendrait pour sujet de thèse française : la langue française au XI" siècle d'après Raschi. Quant à la thèse latine, il en avait choisi le sujet de très bonne heure : en étudiant l'histoire sainte, il s'était pris d'enthousiasme pour la grande figure d'Akiba, l'âme de la dernière insurrection juive, et il voulait faire l'histoire définitive de cette dernière et dramatique convulsion d'Israël, la révolte de Bar Cocheba « le fils de l'Étoile ».
L'exécution de ce vaste programme demandait bien des travaux préparatoires. Il fallait d'abord passer la licence; puis il fallait étudier un peu de vieux français, car Arsène avait reconnu que le français d'aujourd'hui ne pouvait être celui de Raschi ; enfin il fallait faire de l'histoire romaine et de l'épigraphie. Arsène se mit à l'œuvre avec méthode. Tout d'abord, il se débarrassa de la licence pour être ensuite tout à la recherche scientifique. Un ami lui indiqua les cours de [iréparation à la licence, organisés par la libérale initiative du Collège de Sainte-Barbe. 11 les suivit assidûment, faisant le thème grec avec M. Guérard, le vers latin avec Despois, les deux dissertations avec M. Vacherot. Il conserva de ses trois maîtres le souvenir le plus reconnaissant et le plus respectueux, surtout du dernier qui inspirait à ses élèves un respect religieux, par la dignité stoïque de sa vie et de sa pensée, et qui semblait l'incarnation de la liberté intellectuelle et politique en ce qu'elle a de plus haut et de plus noble. A ces cours Arsène rencontra Bergaigne, qu'il devait plus tard retrouver à l'École des Hautes-Études, puis à la Sorbonne, et qu'il devait suivre de si peu dans la tombe.
En 1864, âgé de dix-huit ans, il passait avec succès sa licence, et il pouvait revenir sans souci à son objet favori. Il se mettait à l'œuvre et commençait à rédiger l'histoire de Bar Cocheba. Les historiens Juifs, entre autres Graetz,
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avaient déjà écrit cette histoire en se servant exclusivement du témoignage assez maigre des historiens juifs et classiques. Ils avaient négligé la grande source ouverte par le génie de Borghesi, et qui supplée au silence de l'histoire manuscrite, l'épigraphie. Arsène résolut de combler cette lacune et se mit à la meilleure école, celle de M. Léon Renier. Eu 18G5- ISGO, pour s'initier au vieux français, il suivit les cours de M. Guessard à l'école des Chartes. Ce furent des années iécondes et heureuses, pleines de ces étonnements joyeux de l'intelligence qui voit chaque jour s'ouvrir devant elle de nouveaux mondes et de nouveaux horizons. La sûreté et la puissance de méthode du grand maître en épigraphie l'avaient subjugué; il retrouvait la certitude de ses mathématiques bien aimées transportée dans le domaine vivant de l'histoire. Les cours de l'école des Chartes lui ouvraient un autre pays enchanté et, à vingt-cinq ans de distance, je me rappelle avec émotion et confusion ses efforts inutiles pour me faire comprendre et partager son enthousiasme pour la méthode philologique. Il essayait de me faire saisir la sûreté des lois de transformation du latin et la distinction capitale de la formation savante et de la formation populaire ; comment mobilis était devenu meuble dans la bouche du peuple et avait été plus tard ramené dans la langue par les savants sous la forme mobile. J'étais alors en rhétorique et trop docilement façonné par l'esprit universitaire du temps pour y rien comprendre ; et il me semblait parfaitement absurde que mobile fût un mot savant et meuble populaire, car il était clair qu'il fallait plus de talent pour changer mobilis en meuble qui y ressemble si peu de forme et de sens que pour le prononcer mobile. Arsène souriait de cette réponse triomphante, puis reprenait sa démonstration avec sa chaleur et sa douceur infatigable et quand il me voyait invinciblement aveugle disait: « Tu comprendras cela plus tard. » Il me fallut près de dix ans. Il nous était arrivé parfois, à tous deux, de regretter qu'il n'eût pas eu les bienfaits d'un enseignement classique régulier : mais quel enseignement de Ij'cée lui aurait ouvert l'esprit dans toutes les directions comme le faisait cette libre éducation, faite d'éléments si étranges et si contradictoires, faite à sa base d'instruction primaire et de
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théologie, et qui, par le seul développement cfiiae intelligence bien faite et d'un bon sens énergique, le mettait à dix-huit ans en possession de la méthode scientifique, en possession d'une érudition spéciale et au cœur des plus grands problèmes de la science moderne ? Quel est le lycée de Paris d'où il serait sorti, à dix-huit ans, connaissant la Bible, comprenant Strauss, ayant saisi les grandes théories naturelles ; quel est le lycée où il aurait pu même soupçonner l'existence de l'épigraphie, de la philologie, et de la vieille France ?
De cette époque date son premier essai, un essai sur le ïalmud, où il entreprenait de donner une idée du contenu de cette vaste compilation, de sa formation et de son histoire, et qui est, si même on oublie l'ûge de celui qui l'écrivait, merveilleuse de précision, de clarté et de puissance de compréhension. Cet essai aurait suffi pour fonder une réputation d'orientaliste et d'historien : malheureusement, Arsène ne trouva pas les moyens de le pubher. Au moment où il l'achevait, paraissait dans une revue anglaise un article sur le Talmud, qui ne traitait guère en réalité que de la Mischna, mais écrit avec une entente parfaite du public de Magazine, et qui est un modèle d'exposition superficielle, populaire et amusante. L'article de Deutz fit sensation en Angleterre et fut traduit en France. Celui d'Arsène, venant après, si supérieur qu'il fût, aurait semblé en être inspiré. Il resta donc inédit, malgré les efforts que fit plus tard M. Gaston Paris pour lui ouvrir les revues françaises * : on le trouvera en tête de ces Études. Malgré les grands et lieureux changements qui se sont produits en France durant les quinze dernières années dans les études de cet ordre, qui ont trouvé un centre à l'école des Hautes -Études et un organe dans la Revue des Etudes juives, cet article a conservé toute son originalité, et c'est encore à présent la première et la seule vue d'ensemble qui existe dans notre langue du vaste chaos talmudique.
En 1867, M. Gaston Paris ouvrait à la salle Gerson ce cours libre de vieux français qui a été le berceau de la philologie romane en France. Arsène fut un de ses premiers auditeurs.
' Mon frère reloucha alors l'article et y introduisit les citations de Deutz que l'on y trouvera.
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M. Paris ne lut pas long à reconiiaUre la profoiule originalité d'iiitelligeiice et de caractère de ce modeste et timide étudiant qui savait tant, avait tant réfléchi et savait si nettement où il allait. Arsène lui confia le plan qu'il avait formé de publier les gloses de Rasclii : M. Paris fut ébloui de cette perspective si nouvelle ouverte à la science, il l'encouragea dans son œuvre et peu à peu s'établit entre le maître et l'élève une amitié de plus en plus profonde et que la mort seule devait briser.
Cependant Arsène avait commencé à recueillir les gloses dans les éditions imprimées du Talmud. Il vit bientôt que c'était là une base peu sûre, qu'il fallait remonter aux manuscrits, et au.x. manuscrits les plus anciens : car de copiste (n copiste, les gloses étaient allées se corrompant. Il commença donc par dépouiller les manuscrits du commentaire de Raschi que possède la Bibliothèque Nationale, vingt-cinq pour la Bible, dix pour le Talmud. Mais la plupart des manuscrits de Paris n'étaient que partiels, et pour le Talmud surtout ils étaient insuffisants. Il fallait dépouiller tous les grands dépôts de manuscrits rabbiniques, en particulier les deux plus riches, ceux d'Angleterre et d'Italie.
Cette année de 1868, si riche en espérance, se ferma sur un deuil cruel. La cruelle et suprême justice qui veut que les grandes âmes ne voient point le fruit de leur sacriiice et meurent au seuil du bonheur, frappa notre père au moment où la longue période de lutte et d'angoisse allait finir. Les jours de besoin avaient passé ; fatigué par de longues années d'un travail qui n'avait jamais connu de relâche, il pouvait songer à prendre un repos si bien gagné et qui était enfin devenu possible. Un jour enfin il céda à nos instances et annonça à ses clients qu'il ne relierait plus que les livres de ses fils. Huit jours plus tard, le samedi 10 décembre, sixième jour de la fête des Maccabées, comme il allumait selon le rite les cierges de fête, il tomba foudroyé du mal qui avait jadis enlevé son fils aîné.
Les années qui suivirent furent de sombres années ; notre pauvre mère était affolée de douleur. Tous les rêves scientifiques semblaient avoir perdu leur prix avec celui qui les avait éveillés et les avait nourris de sa vie. Cependant, en 1SG9,
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il fallut quitter pour la première fois le foyer maternel pour aller visiter les bibliothèques d'Angleterre : le ministère de l'Instruction publique, sur la demande de l'École des Hautes- Études où il venait d'entrer comme élève de M. Paris, l'avait chargé d'une mission à l'elTet de recueillir les gloses françaises de la fin du xi° siècle dans les manuscrits rabbiniques des bibliothèques d'Angleterre. La tâche était colossale : rien qu'à Oxford, trente et un manuscrits de la Bible à étudier, quatorze du Talmud, sans compter le contingent de Cambridge et de Londres. Pour ce travail, il ne disposait que de six semaines. Mais son œil, habitué au déchiffrement de l'écriture rabbinique, avait pris une sorte de seconde vue et embrassant d'un coup la vaste page avec ses longues lignes menues et serrées, voyait aussitôt le mot étranger se détacher sous son déguisement hébreu et « les petites bêtes », comme nous les appelions, venir au-devant de lui. Il avait retrouvé à Oxford un ami de Paris, Neubauer, l'hébraïsant bien connu, qui était chargé du catalogue des manuscrits hébreux de la bibliothèque Bodléienne. La journée commençait par une longue conversation de omni re scibili, de cinq heures du matin à huit heures, le long de l'Isis et dans la campagne d'Oxford, la bibliothèque n'étant pas encore ouverte : puis venaient dix ou douze heures de travail à la bibliothèque, et le soir, la bibliothèque fermée, deux ou trois heures passées à classer les notes du jour. Six semaines de ce travail opiniâtre épuisèrent tout le matériel qu'offraient les bibliothèques d'Oxford, de Cambridge et de Londres *.
A mesure qu'il avançait dans sa connaissance de la vieille langue et des problèmes qu'elle pose encore, il voyait grandir la richesse et la puissance de la mine nouvelle qu'il ouvrait. Raschi a vécu et écrit au xi" siècle, c'est-à-dire à l'époque où ont été écrites les deux premières grandes œuvres de la poésie française, le Roland et Alexis. Mais Roland et Alexis ne nous sont pas parvenus dans la forme même où ils ont été écrits, ils ont été plus ou moins remaniés par les scribes, et le Roland original, rJ./^a;/s original sont une restitution critique de la science. Raschi, au contraire^ offrait trois mille
• Rapport sur une mission en Angleterre, reproduit plus ba?, I, 107-118. T. I. B
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mots de la lang'ue populaire, de la langue courante ; il les offrait directement, en transcription phonétique exacte. De ce lexique d'une langue à demi perdue et si étonnamment retrouvée, jaillissaient des lueurs inattendues sur la phonétique et la formation du vieux français, et qui dédommageaient de bien des heures ingrates. Des formes comme odant, de audiens, cdre de Jiedera, apje de apium, conservant encore les consonnes douces latines, disparues ou transformées dans la langue postérieure [oyant, hierrc, ache), permettaient de restaui^er tout un coin de l'édifice de la langue ancienne, abattu par les siècles suivants. Ailleurs, c'étaient des formations nouvelles, ou des sens nouveaux de mots déjà connus dans une acception plus récente et qui trouvaient dans ce sens ancien leur étj'mologie et les titres de leur histoire. Qu'auraient dit les jongleurs et les clercs de Roland et de ï Alexis si on leur avait dit qu'un jour la langue de leurs chansons guerrières et de leurs i>ieuses homéUes aurait besoin pour l'evenir au plein jour de l'aide du Ghetto et que le son vivant de leur parole serait rendu à la postérité par le grimoire anathématisé d'une race proscrite? Ame profondément éprise et du passé de sa l'ace et de celui de sa patrie, Arsène mettait dans cette tâche comme un sentiment de double piété filiale : cette réconciliation que la {ihilosophie et la Révolution ont faite entre les fils des persécuteurs et ceux des proscrits, il se sentait appelé à la refaire sj-mboliquement dans le passé, et par la philologie il retrouvait l'âme commune des deux races. Avec le temps la lâche s'élargissait de plus en plus : Raschi est le premier qui ait fait un large emploi des Laac ; mais il avait fait école et tous ses élèves, les faiseurs de Tosaphoth, avaient fait pour le xu'' et le xiii" siècle ce qu'il avait fait pour la fin du xl^ La Bibliothèque de Paris possède deux lexiques hébreux français du xii° siècle ; les bibliothèques d'Europe en possèdent d'autres qui descendent jusqu'au xiii". L'ensemble de tous ces matériaux otTrait une masse de vingt mille mots s'étendant sur trois siècles de notre langue. L'article de la Romania ', publié en 1872, où Arsène fit
' Reproduit plus bas, I, 16S-19u,
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pour la première fois connaître et les résuKals de ses premières recherches et le plan de ses recherches fulures, fit une impression profonde parmi les romanistes. Il y avait là une source que par sa double et rare éducation d'hébraïsant et de romaniste, lui seul était capable d'ouvrir et d'exploiter, et l'on savait déjà que l'ouvrier serait à la hau!eur de la tâche. La même année, Arsène était attaché à l'École des Hautes- Etudes comme répétiteur de langues romanes (14 novembre 1872). Je n'oublierai jamais la joie mêlée de stupeur et de terreur avec laquelle, rentrant de l'école, il vint nous annoncer, à notre mère et à moi, que, sur la demande de M. Paris, il était nommé répétiteur pour les langues romanes aux appointements de 1,500 francs par an. La tâche l'efiFrayait et lui semblait au-dessus de ses forces : il ignorait qu'il était un maître, il l'ignora jusqu'au bout. Paris, qui ne s'y trompait pas, le rassura, l'encouragea, et il ouvrait son cours à la fin de l'année 1872. « Dans les premiers temps de son enseignement, dit M. Paris, sur sa demande et pour rassurer sa défiance de lui-même, j'assistai souvent à ses conférences : je n'en entendis pas une sans y recueillir des faits nouveaux, des suggestions précieuses, des vues ou des coordinations importantes. Que de fois, au sortir d'une de ces leçons familières pour lesquelles il puisait à pleines mains dans le trésor de ses connaissances et de ses idées, nous avons arpenté longuement la cour de la Sorbonne ou les trottoirs des rues voisines, discutant quelques-uns de ces aperçus à la fois larges et ingénieux, hardis et circonspects, qu'il émettait avec réserve devant son auditoire et qu'il se plaisait alors à développer librement ! Heures inoubliables et chères entre toutes, que donne seul le commerce de l'intelligence uni aux épanchements de l'amitié, et qui mêlent à la plus noble des jouissances, la poursuite de la vérité entrevue et devinée, la douceur de l'aimer ensemble et de s'aimer en elle ! Dans ces controverses amicales, comme dans l'appréciation des livres qu'il eut souvent à juger, Arsène Darmesteter portait autant d'aménité que d'ardeur, et sa sincérité n'était dépassée que par sa modestie. Toujours émerveillé des découvertes des autres, toujours hésitant sur les siennes^ bien souvent^ pour mettre en lumière ce qu'il avait trouvé de nouveau dans une
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idée ou dans ua ouvrage, il ajoutait du sieu plus que n'avait mis l'auteur, et sa généreuse incubation développait et faisait éclore un germe à peine doué de vie. »
Les nécessités de ce cours le détournèrent un instant de la mission qu'il s'était donnée, mais en l'armant pour mieux l'accomplir. Il dut étendre ses études à tout le domaine des langues romanes, et la philologie romane, qui dans ses idées n'était jusque-là pour lui qu'un instrument, prit peu à peu une place prédominante dans ses travaux. Dans cette même année de 1872, il avait composé sa thèse de sortie de l'Ecole des Hautes-Etudes * : il avait pris un sujet exclusivement français : de la formation des mots composés en français. C'était un sujet qui semblait bien maigre : car c'était un des lieux communs de la philologie courante que les langues romanes ne connaissent pas la composition, qui est un des privilèges et une des supériorités des langues germaniques. Le livre d'Arsène fit justice de ce cliché d'une façon définitive, avec une richesse de faits et une puissance d'analyse qui ne laissait plus place au doute. Dès ce premier ouvrage, Arsène se montrait en possession de ce qui fera l'originalité de sa méthode, le sentiment des forces vivantes de la langue.
La plupart des philologues, et c'est en particulier le cal'actère de la philologie allemande, s'arrêtent à l'étude des formes extérieures et à une mécanique de langage qui, certes, n'est pas à dédaigner et qui peut arriver à des résultats d'une puissance réelle, tant que le langage s'y prête et que nulle cause intérieure ne vient troubler et déformer le moule matériel où la tradition continue à jeter ses formes : mais c'est là le cas le plus rare, aussi bien dans la transmission des sons mêmes que dans la création des formes. Arsène, au lieu de se laisser diriger passivement par la forme extérieure, part de la fonction et de l'idée, s'installe dans cette position centrale d'oîi l'on voit à la fois diverger et converger les deux éléments du langage, l'élément de tradition et l'élément de création, l'élément inconscient et l'élément semi-conscient. C'est par l'analyse psychologique qu'il arriva à mettre
' PréEentée en 1S72, reçue le 15 janvier 1873, imprimée en 1873, parue en 1S74 (dix- neuvième fascicule de la Bibliolhèque de l'École des Hautes-Éludes}.