‹ Reliques scientifiquesChapitre 82 sur 167 · atézement a;KT"'''aN silence ijj'l · texte numérisé non relu

atézement a;KT"'''aN silence ijj'l

ate'zement ' Uj^pT^'^aN silence ■ . In'^MIT

lérâ fîl"'^?? (elle) taira ÎT.?1'? fol. 32, n.

ateitnos 11313 a^'NpN (il) nous fit taire . .. 1373'''l!l

pansera NnCjQ (il) pensera MWT^

1 J5 cuydcrâs ' UÎNI'li'^np (tu) penseras ÏTPin

1 Le mot saiiff signiGe au pluriel en hébreu sang versé criminellement.

' Cest-à-dire espframe.

' Ici, à la marge inférieure, de la même main qui a écrit les deux glosscs du haut de la pape (cf. n. 3 de la pape précédente) et qui a écrit les notes du premier folio, et quelques aulres çà et là dans le dictionnaire, sont écrites trois lignes de citations hébraïques avec la traduction des mots importants au-dessus. Voici les mots français: UT^'^StNil hâci'ret ; "11T''"'21 dc])oy:or [7), ce mot n'est pas ponctué et sans doute doit être annulé, car il ne correspond pas à un mot hébreu comme les autres: aîT^'^TD, Nr;'iD, OlirilD TN, poizeni (pe.sant), poiia ou pohors \ UJpDTa Tûiia"! detes trenches; i<ai5["l], NnUl^n, ['e)gotc, dcgotcra; "OÏN Nn:ii7 b-f^iSj?, cliacfret, ekacera os; '^•^^2^biiii tialiimcr (non ponctué); laÏN UÎ'IDD'N "'N « cujianront os; ïSi^nb ^<ys (l'huis) ; •O'^^IN '[ia toit uys ; C"'"'1N ')iU33N aiisoii uijs.

* Synonymie intéressante.

corne fiyens ïi^r? ''^^P comme fumier VP''^ ~ T^"

fiyens Tajiî''7p fumier Ï^J'lv"? -[SHIl

lerméent ajN''iM~i"'b pleurant '■>y-'\

lorméerû t^ns-'i^T-b (elle) pleurera - Mîn

150 cire N"1.2: cire JjiT - î:T

e'ialertc démon truyl ' . . . bi'^np lilû"!. Npn^ibb'^N et mes pleurs "'^'^^11

écaclieVet moi ^ÏM L:"1''"'pi5i< m'écrasèrent •';i;;'~ - "]?"

étendra N"ri;''''L3i"'Ji! éteindra [leur lumière). . ^^""J

155 blùLengo ■ N^îpisbn blùme •'SÎT - risT

ébatront os UJiN Uji";:pai"'S et les frapperont ûips"! - psT

corne téle n'?"'"'?? N"?^P comme toile "ii~3

amonuyzc î<T''''1jMN qui réduit (en poussière} (-i:;'b) p^- - [p^l

iamenuyzcras u:i<nTi''1j)pN'iN et (tu) réduiras (en

poussière) •^^p"'""'!

aamenuyzer T'T"'1jMNN réduire (on poussière). . . p"—

160 meuu xXi menu p~

e'telos u;ibu"''"N et celui qui a une taie

(dans l'œil pm

seront payrcéz'.. . yiiï-|iiD aiiT,:) et seront transpcrce's . lIp"! - "ip"!

anpercemenz y37:2i;n''iDjN en blessures (faites par

l'épe'e, la lance).. rn'"ip."7;33

percez 'yiii:n''"'D transpcrce's Ûi"ip'i-J

163 froncbize NTipilâ liberté "lim - h"i]

come arondèlc Nbiii;i"iN Npip comme l'hirondelle . . . "li~l"!5

frencbc Np;"i3 libre "li~fl

avorisement ajM"a"'"iiEN objet d'horreur "ji^^m - Ni"

dodegré ■'ilSTil du degré' (de l'escalier) ~n".«ij - SI"

170 fe' marcher nos fflia T^V^M ■'■'|> fais-nous marcher.. . 1:3111" - ']11

Taye ?1N"N1 '^oie *]1'1

come Colume NSiaip NMip comme (la) coutume. . . "^113

' Je ne comprends pas cette glosse.

* Il y a évidemment erreur de ponctuation ; lire percez ; cf. n« 164.

O sacotumc N"1-ip"^ sa couluuie 131"

tanidrà ' [sic] N~i";a (il) dirigera 'rilT'

175 lotandor "lii::;!? celui qui dirige "T-ii-rr;

rekcrCDz V-"""! ■■^cherchant ci-~N - w-T

?eré rekcru inp"i "'■'t:: ijc) serai rechcrclié. . . . cn"N

a rekerir' T'"ip"iN ^ recbercher Crmb

rckéré ■'"'"■'■•p-f jf rechercherai ïIÎ-mN

180 rekeruz y^~v^ recherchés CwlT!

erbééret :2~"'"'X">''2~'''"N se couvrirent d'herbe. . 1^5'w^ - N"wT fol. 33,

erbée r!N"'''2"Ti"'N nourrie d"herbe n'wI

erbêetâ NnN"'''n"l''"'S se couvrira d'herbe.. . . NCTn

erbiz 'l^''3-,"'''N herbe t^'il

185 gras '•J^l^. Sf^s (au siogul.} icT - l'en

gras^ "wN-;. gras (au plur.) E^:c~

angresc NC-i^nirN engraisse ';c~3

delaccndre iS~~;Ji"3T de la cendre V"-"?

anlaloi ■^iV;;:N en la loi "7""^ - [ri"7]

190 comcloi .... ■'ir N^ip comme la loi r~ri

comcéguion- C:'iVi;"'N S-pip comme aiguillon.. . ri;i2n"!3

leéguTon 'iVri;'^"'N5 l'aiguillon 1?""

é chardon '!^""p. """'N et chardon ^l'I'] f"'- ^^'

émonâyc- UÎ1■'N^^7;■'^^? et drachmes û'';i?:3~~i

Ebl fiiiio la leUre dale/h. r'-~ r'H rVcn

Le dictionnaire s'étend du feuillet 1 i au feuillet "211 «, se divisant en vingt-deux séries :

Alef (1 h) ; belh (13 b] ; irliimel i-21 h) ; daleth (-28 h) ; hé (33 h) ; vav (37 «) ; zaïn [Tia); heth (41 «; ; teth (57 S; ; yod :60rt) ; Icapli [73 ci] ;

' Erreur de ponclualion : Nllîy lanidfa pour iS'TTîa taiicdra ; c'est-à-dire landra.

' L'aulcur explique que la lurme hébraïque UiVTib, qui est assez bizarre, a la même valeur que w1"l"T7, • à rechercher •.

* Remarquez la dillérence de ponclualion do gras au singulier et au pluriel. Au singulier wN"l5 grùs, au pluriel •wN~i3 grûs. Dans les deux cas cependant le "1 isi suivi d'un altf qui doil indiquer un allongemcut.

lamed (83 i) ; mem (88 b) ; noun (98 b) ; samech (115 b) ; aïn (123») ; pé (138 i) ; çadé (149 b) ; kopli (158 b] ; resch (IGT b); schin (180 «) ; thav (•205&-211«: 2 lignes).

Le verso du folio 211, laissé en blanc, a reçu diverses notes postérieures : d'abord, en caractères italiens du xvii« siècle, la signature suivante : Seli se maïan diodes mose menica ezig, transcription italienne de mots hébreux signifiant : « A moi ce (livre intitulé) source sainte. Mosé Menica Itzig ; » puis en grands caractères liébreux quelques mots signifiant : « A moi ce livre appelé source sainte » ; le reste, qui contenait un nom, a été efi'acé, sans doute par un propriétaire postérieur. J'y lis sûrement Joseph, et après , peut-être David. Je propose la restitution Salomon bar Joseph David en me référant à la signature Salomon bar Joieph qui se trouve à la fin du livre.

Entre le feuillet 111 et 112, un feuillet blanc a été coupé par quelque propriétaire qui ne voulait pas perdre une belle feuille de parchemin. Le recto du folio 212 laissé en blanc par l'auteur porte quelques signatures du xvii'' ou du x\in'= siècle en lettres italiennes : Ani israel ben lurim [?]. Ani chamae ihitda. — Ani est hébreu et veut dire moi.

Au verso commence la seconde partie.

Seconde partie. — Grammaire hébraïque. La préface de la grammaire qui occupe le folio 212 b et 213», jusqu'au commencement de la colonne 2, a été partiellement publiée par M. Neubauer'. Les paradigmes de la conjugaison, écrits en grandes lettres hébraïques carrées, sont disposés sur deux colonnes ; ils sont accompagnés d'une traduction française écrite en petites lettres hébraïques carrées. Sur les marges et entre les colonnes se trouvent çà et là en hébreu des observations grammaticales.

Pour l'intelligence des extraits qui vont suivre, il est bon de remarquer que la conjugaison hébraïque se compose de trois voix actives (simple, intensive, factitive), de trois voix passives cori'espondant aux trois voix actives et d'une voix réfléchie ou moyenne. Chaque voix comprend cinq temps : l'infinitif, l'impératif, le parfait, le participe (présent ou passé) et le futur. L'infinitif est quelquefois considéré comme un substantif verbal. Les divers temps des verbes peuvent se conjuguer avec des pronoms régimes qui se soudent à la forme verbale ; ex. : 2)aMdl]La, :< tu as compté » : ^MlccidUtani, « tu m'as compté » ; pioMd, « comptant » : poMi, « mon comptant >5, c'està-dire celui qui me compte, etc. Enfin, souvent à l'intensif, le verbe change de signification.

• [Dans les Romanische Studien de Bœhmer, n» i:, 1872, p. 163-19G].

Nous allons passer en revue les plus intéressantes des formes françaises qui traduisent les paradigmes hébreux.

Le premier verbe conjugué est "ips, pakad, compter, type des vei'bes actifs réguliers. M. Neubauer a reproduit le paradigme du passé de ce verbe; il est inutile d'y revenir. Je note le participe présent content pour le masculin et le féminin du singulier ; conlcnz pour le masculin et le féminin du pluriel.

Le substantif verbal, c'est-à-dire l'infinitif pris substantivement, est contement.

A la voix intensive oii le verbe hébreu est traduit par comcndcr, le substantif verbal est comcndize. Au passif et à la voix factive sont conjugués comme auxiliaires être et faire, verbes que nous retrouverons plus loin.

Le Yerhe Juger (et non jKijier] n'olTre rien de particulier ;fol. 216 a, l-b,let2K

Fol. 217 a et sqq., le vevhcjml'ad est conjugué avec les pronoms régimes ; les formes françaises de ces pronoms sont lui, toi, moi, os, ros, nos, — //, élcs (une fois ides, 217 I>, col. 2, en bas).

Fol. 21S «2-219 i 1, le participe présont et le participe passé (ayant la valeur de noms) sont déclinés avec les adjectifs possessifs :

son, (on, mon, lor, votre, notre conior ou conté ses, tes, mes, lor, vos, nos contors ou contés sa, ta ma, lor, voire, notre conterese ou contée ses, tes, mes, lor, vos, nos contereses ou contées.

Après la conjugaison complète du verbe régulier /)rr^-rr(? vient celle des verbes irréguliers hébreux nagasch (approcher) apki.mek ; natlian (donner) doner, dont les formes françaises n'offrent rien de particulier ; yadah (savoir) qui présente des traductions intéressantes.

3« pcrs. m.s.. sot... il sut. l"pcrs. m. pi. somes. noii'; sûmes.

2" pois. m. s... SOS., tu sus. 3^ pers. f. s. . . . sot... elle sut.

ropcrs. m.s... soi... je sus. 2" pers. f. s sos... tu sus.

2° pers. f. pi. .. sotes. vous sùlcs'. 2° pcrs. m. pi., soles., vous sûtes.

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