MOTS LATINS DANS LES TEXTES TALMUDIQUES
aient donné naissance à un mot composé et que ce sot à cette union intime des deux mots que soit due la cliute de Vm. Dans le français lieutenant on ne trouve plus qu'une apparence de composition.
Je n'ai pu déterminer avec précision la date de ce passage. Il appartient à un texte, le midrasch schoher toi, qui au milieu do pages très anciennes renferme des intercalations relativement récentes et dont la rédaction dernière se place au vii° siècle.
6» Dans un midrasch, sur le Cantique des Cantiques (ch. viii, vers 6), on rapporte le mot suivant de R. Johanan qui l'a reçu de R. Éliézer, fils de R. José le Galiléen (R. José vivait dans la première moitié et R. Johanan dans la seconde moitié du ii« siècle) : Au moment où Israël se tenait devant le Sinaï et s'écriait : « Nous obéirons et nous exécutei'ons (ses ordres) », Dieu appela l'ange de la mort et lui dit : « Quoique j'aie fait de toi le capoclator et le cosmocrator du monde, il ne t'est pas permis de toucher à ce peuple. »
Ce mot lîosmocrator n'offre aucune difficulté, et il est bien expliqué par lei commentateurs juifs : maître du monde. — Pour cajJOctator on le traduit : « Qui veille sur les tètes », ce qui ne se comprend qu'en décomposant capoclator en capo = caput et clator = calcdor (et non en capo et x),-ô™p ou ■/M'^'ri?, ce qui donnerait un mot hybride). Cette forme capo est remarquable. Elle prouve que dès le second siècle le latin vulgaire no déclinait plus caput capitis, mais capum ou capus ccqn, d'où dérivent directement les formes romanes chef, capo, cap, etc. — On sait que la forme caio se trouve déjà dans un manuscrit de la loi Salique.
7' Dans le traité Kidda, 69 (cf. aussi Sabbat/i, 32 ; Sifra, section meçora), pour désigner une pierre lourde d'un poids considérable, on se sert des mots elien (pierre) masma. Le mot masma, qui n'appartieut pas aux langues sémitiques, est expliqué par les commentateurs comme signifiant considérable ; et Landau, l'éditeur du dictionnaire talmudique appelé l'Aruch, y voit le latin maximus. Je partage entièrement son avis : masma est pour moi le superlatif féminin singulier de magmis. Ce mot masma présente deux particularités, d'abord le changement de l'a; en s, puis la chute de Vi. Comme Vi latin était bref et atone, placé après la tonique, il est possible qu'il eût déjà disparu du mot maximus à l'époque où les Juifs le reçurent dans leur idiome. Peut-être aussi, l'hébreu ne marquant que les voyelles longues, la disparition de Vi appartient- elle à l'hébreu. Cette question, de moindre importance d'ailleurs, reste donc en suspens. Quant au changement de Vx en s, ce fait appartient sans contestation au langage vulgaire, car tous les mots grecs introduits dans les textes hébreux de la même époque et qui présentent un les l'ont conservé intact sous leur nouvelle forme sémitique. Témoin les exemples suivants :
oÇûyopov
«Kso^arô»
sauce aigre
■eiéSp»
e's.sedra
siège
Çsvia
aKSania
hospitalité
'AXeîavSfEta
AleKsandria
Alexandrie
XoÇdî
alaKSon
diagonale
etc.
etc.
etc.
Ainsi, au commencement du ii* siècle (car c'est la date la plus récente qu'on puisse assigner à l'emploi de ce mot), \'x latin avait perdu dans le langage populaire le son double pour prendre celui de Vs forte (= ss, ç). Cet exemple confirme d'une manière absolue l'induction tirée de l'anecdote que raconte Suétone sur ce lieutenant destitué par Auguste, qui écrivait (>/au lieu de ipsi. Cette efreur n'est possible, en effet, qu'en supposant une prononciation ss commune au double groupe ;w^ es.
8" Enfin je terminerai ces mots en rappelant un passage du Midrasch Tanhouma sur les Xomlres, xi, 16 : « Nous te dressons des tentes où nul être humain ne peut te voir. » Le mot tentes est exprimé par l'hébreu .papiliomm, pluriel de j^opiliûn, qui est le latin pa]}itio, d'où le français pavillon. Le Midrasch Tanhouma, dans ses parties les plus récentes, est du vi' siècle. Je ne sais si le passage que j'en extrais est d'une époque i)lus reculée. Pline déjà, Végèce, Lampride et d'autres emploient 2)apiUo au sens de tente. Il m'a semblé néanmoins intéressant de retrouver une confirmation de cet emploi dans des textes orientaux, malgré le peu d'antiquité qu'ils présentent.
[Romania, 1872, vol. 1, p. 92-96.)
PHILIPPUS = OS LAMPADIS
Dans le Dit du chancelier Philippe que M. P. Meyer a publié dans Eomania, on lit les vers suivants [Romania, I, 213) :
Clers i a qui philosophie Scvcnt et l'ctimologie 188 Des noms, et uns m'en dit jadis:
Philippiis, c'est 0$ tampadis.
Suit une explication symbolique fort étrange de ces deux derniers mots que Henri d'Andeli traduit par « bouche de lampe ». M. P. Meyer, qui ne se l'end pas compte de cette bizarre étymologie, constate qu'elle remonte au moins au xi'' siècle, car il la retrouve dans une pièce adressée par Baudri de Bourgueil, avant 1093, à Philippe, père d'Etienne, comte de Blois :
Lampadis os, Philippe, vale, puer indolis altse'.
Comment a-t-on pu voir dans PhiKppus les mots os lampadis, et qui doit-on rendre responsable de cette étj'mologie ? Sans pouvoir résoudre entièrement cette question, nous allons donner quelques documents qui serviront à circonscrire et à éclairer le problème.
Cette explication de Philippus, os lamjxidis, se retrouve dans un grand nombre de textes appartenant, soit au onzième siècle (pour partir
• Cette interprétation, généralement prise en bonne part, devient injurieuse dans un vers de Giraud le Gallois, qui a adressé à un certain Philippe une virulente iavective, Carmen Philippicum, dont nous n'avons qu'un fragment [Gitaldl Camin/tsis Opéra, t. I, London, 1861, p. 377] ; il lui dit :
Actu cum nequeat lingua desaevit iniqua,
Lampadis os nequam, torva venena vomens. — G. P. [Note de M. Gaston Paris, publiée dans l'article original].
de la limite supérieure qu'a déterminée M. Paul Mayer), soit aux siècles antérieurs. Ainsi au milieu du xi'^ siècle, dans saint Anselme :
« Sit etiam Pliilippus, qui dicitur os lampadis. Omnis enini praedicator agnitionem et claritatem mentis ore débet confiteri, ut lampadem quam habet in mente, habeat etiam in ore. » {Enarraiioncs in Mattlmum. — Migne, ralrol. CLXII, col. 1,139).
Au x" siècle, Haymon d'Aberstad s'exprime ainsi : « Philippus os lampadis interpretatur. Significat hoc in loco populum Juda?orum qui quondam os lampadis fuit, quando aperto ore ad laudandum deum prosilivit. » [Homiliœ. de Tempore. — Migne, CXVlll, 288).
A la fin du ix" siècle, on lit dans Christianus Druthmarius : Philippus os lampadis interpretatur, et recte, quia statim ut dominum agnovit, suo fratri annunciare curavit, dicens : quem scripsit Moyses invenimus Messiam. » [Ej'pos. in Matth. — Migne, CVI, 1,345.) — De même dans Paschasius Radbert : « Philippus et Bartholoma'us. Philippus autem os lampadis interpretatur, et recte, quia, prfedicante Johanne, velut lampas succensa, prier in agnitionem veritatis affulsit, et alium discipulum cœlesti lumine illustravit. . . Os lampadis hic futurorum prœsagio jure interpretatur, qui veluti fax in caliginoso ab ore veritatis de lege ac proidietis edocuit. » {Expos, in Hatth. lib. VI, 10.
— Migne, CXX, col, 4U0 •).
Au commencement du même siècle, dans Raban Maur : « Philippus os lampadanim vel manuiim » {Denniverso, IV. — Migne, CXI, 87.)
— Remarquons cette variante lampadarum et cette addition vel manuum. Voir encore le même auteur dans Migne, CVII, 889.
Au viii"^ siècle dans BèJe le Vénérable : « Philippus interpretatur os lampadis pulcherque est sensus, quod os lampadis (?) suum aperiret os dum obscura prophetiœ in scientiae lucem proferrot » (Migne, XCII, 963).
Enfin, au commencement du vu" siècle, Isidore de Séville dans ses Etymologies donne l'explication que reproduit Raban Maur : Pliilippus os lampadarum vel manuum . [Etijm. VII, 9. — Migne, LXIl, 288).
Il ressort de ces citations qu'il faut voir dans ce Philippus, source première de l'étymologie os lampadis, l'apôtre Philippe de Bethsaïde dont parlent les Évangiles de Matthieu (x, 3) et de Jean (i, 44), et il est naturel de croire que cette ôtymologie n'a pas été inventée au commencement du moyen âge, mais remonte aux Pères de l'Eglise. En effet, nous la retrouvons à diverses reprises dans le Liber de significaiione nominum Hehrœorum de saint Jérôme, recueil où il explique par leurs racines hébraïques les divers noms propres de la Bible.
Dans le chapitre De aclihus Apostolorum, il dit : « Filippus, os lampa-
' Voyez encore Guibertus dans Migne, CLXIV, SSO.
PHILIPPUS = OS LAMPADIS 203
darum » (11 s'agit ici non de l'apôtre, mais du diacre Philifipt;. — Voir les Actes, viii, 5 ss.). Il explique de même le Philippe des Évangiles par os lampadis vel os vianinim, et sur le titre de l'Epitre de saint Paul aux habitants de Pliilippes, il donne cette glose, en ce cas-ci plus bizarre encore : « Philippenses, os lampadarum. »
Nous tenons là évidemment la source de tous ces os lampadis, sur lesquels les auteur.5 du moyen âge ont brodé, chacun selon son goût, leurs plus ou moins ingénieuses explications'. Nous retrouvons, à côté du os lampiadis,\e os maimum reproduit par les seuls Isidore de Séville et Raban Maur, mais sacrifié par les autres, sans doute parce que l'explication symbolique de celte bouche de mains ofi'rait plus de difficulté à nos commentateurs. Vient à présent cette question : Comment saint Jérôme a-t-il pu trouver dans FhiUfpi.'sle sens de os lampadis ou de os manuiim ^ ?
Comme toutes les étymologies contenues dans le Le nominibus Hebrœis, celle-ci, sans doute, est aussi tirée de l'hébreu. Saint Jérôme devait certes connaître la racine grecque de Philippus, ce qui n'empêche pas qu'il ait pu demander aussi à l'hébreu une autre explication du mot, considéré comme mot biblique. D'ailleurs, saint Jérôme n'y regardait pas de si prèi, et ses étymologies hébraïques des noms hébreux eux-mêmes sont loin d'établir d'une manière suffisante le sens critique et philologique de l'auteur de la Yiûgate.
Philippus, considéré comme mot hébreu, se compose d'une pi'emière syllabe Phi qui a en hébreu exactement le sens du latin os (cf. dans le même traité de ^int Jérôme : Phichol, os omnium ; Fison, os jnqriîlœ ; Fiennon, ori eorum ; Fiihôm, os abi/ssi, etc.).
Quant à la deuxième partie, lippus ou Xm-o?, où il faut voir soit manuum, soit lampadum, soit lampadis, nous n'avons pas d'explication suffisante à donner. Le mot hébreu qui s'en rapproche le plus serait lapid ou lappid, « flambeau ». De lippus à lappid la distance est assez grande pour nous : elle l'était moins peut-être pour un étymologiste du IV'' siècle.
Quoi qu'il en soit de ces recherches incomplètes, il reste acquis qu'à saint Jérôme reviennent l'honneur et la responsabilité de la bizarre étymologie qui a inspiré à l'ami de Henri d'Andeli le commentaire non moins étrange dont celui-ci s'est fait l'écho.
[Romania, 1872, vol. I, p. 360-362.)
' Entre toutes ces explicalious allégoriques, nous avouocs que celle de saint Anselme ne nous déplaît pas lro|i. Elle est assurément supérieure à toutes les autres. Rica n'égale l'étrangelé de celle de Hcuii d'Andeli.
. ^ Cette explication n'est pas prise, comme beaucoup d'autres, de saint Jérôme, à Origëne, puisque ce dernier traduit Philippus par itetfui-jJ.îV^ Ça.vi, qticB efugit vita, traduction absolument inexplicable pour nous.
[Le sens des lettres de l'alphabet a souvent préoccupé les érudits. Les savants du moyen âge, cette époque classique de l'allégorie, se sont plu à attribuer à chacun des caractères de l'alphabet un sens emblématique. M. Omont publiait, il j a quelques mois, dans la, Bibliothèque de l'école des Chartes (1881, p. 429), un poème latin du x" siècle sur les lettres de l'alphabet grec. La pièce suivante monti'era que l'hébreu n'a pas été oublié.
Le manuscrit de la Bibliothèque nationale, fonds français n° 1, qui date du commencement du xix" siècle et contient une traduction de la Bible en dialecte anglo-normand, renferme aux f"* 258 verso et 259 recto, à la suite des Lamentations de Jèrèmie, un alphabet dans lequel chaque lettre hébraïque est expliquée par un mot latin et par le mot anglais correspondant. Par une erreur du copiste, c'est le mot anglais qui se trouve placé le premier. On verra que l'ordre alphabétique n'est pas observé et que plusieurs lettres sont expliquées de deux et même de trois façons diiierentes. Nous avons placé entre crochets le mot anglais moderne correspondant.
F° 258" Ci finissent les lamenta- (1) Aleph,
tiens de Jeremie' et commence teching [teaching]
le alphabeth en grieu ' doctrina
(2) Zai God sonc [son]
Deus filius
' C'est-à-dire les quatre premiers chapitres dont les versets, comme on le sait, se suivent dans l'ordre alphabétique.
' Faute évidente pour hebrieii.
(3) Beth
lokenos [tokens]
telling
signa
narracio
(19) Vau.
(4) Heih
•vpyt [wit]
Toiz [voice]
sensus
vox
(20) Nun
(5) Gimel
cleping
gode (good)
vocacio
bonus
(21) Coph
(6) Teth
bous [bouse]
drede [dread]
domus
timor
(22) Beth
(1) Deleph
biginning [beginning]
biginning [beginniug]
principium
principium
(23) loth
(8) loth
F" 259''" everlastend [evcriasting]
waye [way]
sempitcrnum
via
(24) Nun
(9) Ee
bclping
■wercbing [working]
adjutorium
operacio
(25) Sameth
(10) Caph
of beued [of boad]
of helcbe [of bolii]
capitis
salutis
(2G) Res
(11) Yau
plantée [[ileuly]
wordo [word]
plenitudo
sermo
(27) atmel
(12) Lameth
bend [hand]
oDcliche [onely]
manus
unicus
(28) Caph
(13) Mem
on [one]
confort
unus
consolacio
(29) Sam[eth]
(14) Sade
rytbtulncsse [rigbteousness]
Teching [teacbiug]
juslicia
doctrina
(30) Sen
(15) Aleph
tabler
m [life] ■
tabellaiius
vita
(31) Deleth
(16) Beth
lering [Cf. ail, Ieb:-cn]
of bem [of tbem]
disciplinam
ex ipsis
(32) Lameth
cleping
moutb of rithfiilnesse
[moutb voeacio
of rigbteousness]
(33) Coph
os justicie
moutb vel bo;i [moutb vel bone]
(18) Sade
os
ETUDES JUUEO-FIL\NCAISES
(34; Phe
(39) Res
strenlhe [strcnstli]
he
forliludo
ipso
;35) Tau
(40) Vau
yis [tbis]
lyf [life]
isla
vita
(11) Zai
wvtouUu cord
[witbout cords]
■wilbouten czen [wilbout ci
siue cordis
sines oculis
(37; Mem
(42; PJie
stalworlh
of Icn [of leclb]
foriis
dentium
(38) Ain
(43) Sen
of yc beued [0
f Iho
bead]
Ci finist le alpbabelb
capitis
eu grieu
Vient ensuite V Oraison de Jcrêmie qui forme le cinquième chapitre des Lamcnfaiions dans le canon juif.
Le tableau suivant, dans lequel nous avons placé à côte de chaque lettre rangée par ordre alphabétique les diiierentes significations quilui sont attribuées, mettra un peu de clarté dans cet ensemble si confus :
Aleph, Deus, God (V.
Betii, fiUus, soiie (3).
GlMEL, vox, voiz (5).
Deleph, timor, drede '7).
IIe, via, ivaije (9).
Vau, salulis, of helche (11).
Zai, doclrina, teching (S).
IIeth, narracio, telling (4).
Teth, loHUS, gode (6}.
lOTH , principium , higiii-
ning (8).
Caph, operacio , nerchiiig
Lameth, set-iito, iïorie (12).
Mem, unicus, oiieliche (13).
Nux, sensus, nijt (20).
Sameth, adjulofium, kel-
piiig (25).
Ain, foriis, slahvorth (38).
Pue, os, riiouth vel bon (34).
Sade, consolacio , comfori
CoPH, vocacio, cleping (21).
Res, capitis, of heued (26\
doclrina, teching (15).
vita, lif (16). ■ donius, hoiis (22
plenitudo, plentee (27).
laheUarius, tabler (31).
ista, gis (36).
signa, tokenes (19). ipise, he (40).
vita, Igfi-iV).
principium, biginning '23).
manus, hend (28).
discipliiiam, lering (32).
sine cordis, Kg toute n cord ,37} sempiternum. everlastend ^24).
uiua, on (29).
sine oculis, nut/iouten ezen (42).
os justicie, mouth of ri'.liful-
nesse (18).
vocacio, c'.eping (33).
capitis of ye hcued (39).
Sen, justicia, rythfidnesse dentiurâ, of ien (43).
Tau, fortitvÂo, slrentlie (35' .
O (■?) ex ipsis, of hem (17).
Le fait même que certaines lettres ont reçu plusieurs interprétations différentes montre que les explications données n'ont en général pas d'autre source que la fantaisie de leur auteur. Quelques lettres seulement sont traduites d'après leur sens réel: beth, domus, Jious ; the, os, mouth ; res, capilis, ofheued; sen, dentium, of ten; etc. En traduisant ZAï par vita, hjj\ l'auteur a sans doute songé au grec Zio). 11 n'y a pas de rapport entre le sens attribué à chaque caractère hébraïque et les versets des Lamentations de Jérémic en tète desquels sont placées ces lettres.
Une seule chose est certaine, c'est que l'Anglais qui a traduit les gloses latines ne connaissait pas le sens attribué aux lettres hébraïques. Le fait qu'il traduit phe, o&, par mouih veî bon, le prouve suffisamment.