‹ Reliques scientifiques recueillies par son frèreChapitre 24 sur 48 · DE LA PRONONCIATION DB LA LETTRE U · texte numérisé non relu

DE LA PRONONCIATION DB LA LETTRE U

ainsi aassi ici (c^est-à-iiire, nous adoptons ici aussi Torthographe eurf) en attendant qu^on se résolve à en user autrement. » L'auteur ajoute qu'on ne peut rimer cette terminaison avec celle en ure de la page 122, parce qu'elle a la pénultième longue, tandis que celle en ure Ta brève. Toutefois des mots en îirre (conclurre et autres composés de -<lûdêre et concurre) ayant ïu bref riment avec les mots en eure = attira. Une autre série comprend les mots en eure (ce sont nos mots actuels) qui ont Veu long. La troisième comprend les mots asseure, meure (jnôra), meure (matura) et leurs composés qui ont une double prononciation, soit eu bref, soit n long, et qui peuvent rimer avec les mots en eurê. (prononcé ure) = attira^ mais qui riment difficilement avec les mots en ure. Ici nous saisissons le passage de eu issu de eii à u. P. 165 nous trouvons les rimes ute auxquelles l'auteur adjoint (p. 181) le mot chêute et ses composés, et le mot meute et ses composés (toutefois meute, esmeute^ etc. se prononcent également bien avec eu^ dit l'auteur), mais dont il sépare (p. 177) les mots en usie avec u long, où s ne se prononce pas {Jleusté, iabuste et leurs composés, ajuste où 1'^ est muette ou sensible, ad libitum), P. 186-189, l'auteur donne les rimes en ue et eue. cr Ces deux terminaisons, dit-il, sont appariées pour ce qu'elles n'ont qu'une mesme prononciation, qui est la première en ue, la dipbthongue eu ne tenant rang en la seconde que d'un u simple. C'est pourquoj elles peuvent fort bien rimer ensemble. » De ces mots, il faut séparer ceux qui font entendre le son eu, tels que bleue, queiie. P. 334, les mots mur, pur, dur, obscur, futur, azur et sur (aigre) « ne se peuvent apparier à la terminaison en eur en aucune façon ». Celle-ci comprend (337-340) les mots en eur = orem et de plus ?mir (augurium), meur (maturum), seur (securum), sur (super), ce qui ne contredit pas les renseignements de la page 122 sur ure, eure, P. 351-353, on indique les parfaits, première et deuxième personne du pluriel en usmes et eusmes, testes et eust^s, lesquels « n'ont qu'une prononciation, la dernière [terminaison] se prononçant comme si elle avait Vu simple à la pénultième ». P. 364, Fauteur distingue ftô reposant sur un latin ûsÇum), qui a Vu long, de us avec â bref, lequel vient généralement d'un antérieur eu. Nous passons sur les rimes en ucs {SQb),icscs, uls (367), urs, euls (369), uss, eurs (379 ; meurs = maturos et seurs = securos peuvent rimer en eu et en «), uts (381), ustes (383), pour arriver aux rimes en eifx [euse) et en ut, eut;u,eu (390, 396. 416, 451, 461). Il y a un eu bref {feus,jeus, etc., tupeus, tu meus, etc.) qui rime difficilement avec eus long [her* béas et les mots en eus = osum, deux, ceux, etc.) et qui ne peut pas rimer avec eus prononcé us, par ex. dans les participes passés {sceus, receus^ deus^ leuz, meus, etc. = sçus, etc.). Il y a un eut bref [pleut, au prés, indic, meut, etc.) qui rime difficilement avec eut long [deut de deuU, dolet, vêui de veult, volet) et ne rime pas avec eut prononcé ut

dans les parfaits (receuf, hui^ peui^ etc.). Enfin, il j a des mots écrits en eu et qui doivent se prononcer en t/, comme les participes heu^ scett^ deceu, deu, cheu, ïeu, meu, conneu, peu, creu, seu, etc.

Il ressort de cette analyse sommaire que dès le commencement du XVI I* siècle la prononciation générale de u et de eu était telle que nous la voyons aujourd'hui ; les seules différences indiquées sont des distinctions entre eu, u brefs et eu, u longs, distinctions aujourd'hui disparues, et la double prononciation des adjectifs meur^ seur^ de meute, esmeuie, la prononciation de meur et de feur qui ne sont pas encore mûre, fur et celle de sur (super), prononcé seur.

Vers la fin du xvi® siècle, en 15^3, Th. de Bèze, dans son opuscule de Francicœ Linguae recta jyronuntiaiione, donne des renseignements abondants sur la valeur de Vu et de Veu dans la langue commune et dans les dialectes. La description de Vu (p. 18 ') prouve qu'il le prononçait comme nous. Quant à Yeu, il résulte des pages qu'il consacre à cette voyelle (p. 51, 53)« : 1<* Que eu est un son simple où Ton n'entend plus Ve ni Vu, son inconnu des Grecs et des Latins. 2"^ Que les Picards dans quelques-uns des mots en eu suppriment Ve ; disant par exemple diu, ju pour dieu, jeu, 3<» Que l'usage a prévalu chez ceux qui passent pour bien parler de réduire eu à u dans quelques noms et verbes comme seur (securus), neurté, asneurer, asseurance, meur^ mureté, et qu'en général, les substantifs verbaux en eure, les participes passés en eu, les imparfaits du subjonctif en eusse ne doivent faire entendre qu'un u : tire, u, usse. 4® Qu'à Orléans et à Chartres, on prononce à tort eu en deux syllabes ', et que les habitants de Chartres, de la Normandie et de la Gascogne prononcent en eu cette voyelle réduite à n dans la langue commune, b'* Enfin que les poètes gascons usent de fausses rimes comme /^eur et dur, engraveure Qi figure, heure et nature^.

On voit donc qu'en 1588 la prononciation qui triomphera plus tard tend déjà à dominer. Th. de Bèze prononçait Vu et 1'^/ comme nous le faisons aujourd'hui. Il note des divergences pour certains mots et reconnaît implicitement qu'on prononçait meur et setir à côté de mûr et de sûr ; prononciation admise expressément par l'auteur du DictiontuUré des rimes.

* Je cite d'après rexcellente réimpression que M. A. Tobler a donnée de cet opatcale, Berlin et Paris, 18CS.

* Dans son élude sur le dialecte blaisois, M. Talbert résume cette page, ce semble, diaprés l'aualysc donnée par M. Cli. Livetdaus son livre de la gramt/taire framçaite au x\i* nifu'le (p. 1)21). Celte analyse coulient quelques ioexacliludes que je retrouve dans le résumé de M. Talbert. Aussi je crois devoir la reprendre ici.

' Th. de lièzc blùme celte oiâÀu';'.; ; il ne pouvait y reconnaître un archaïsme, un reste de la prononciation du moyen à^e.

* Nous croyons que les mois engraveure et figure sont cités a tort ; la prononciation géueralu éiaut engravure et figure^ ils forment des rimes correctea»

DE tX PRONONCIATION DK LA LETTRE D

Pour r» pur issu de Vu latin, Ttt. de Bèze n'indique aucune esceplioii : l'auteur du Diclionnairo des rimes indi<iue la [irononciation seiir pour sur, contredisant ici l'affirmation do B->kq, qui admet un ii simple dans la préposition sur {super) comme dnns l'adjectif siir (ai^re). On voit par là que la prononciation de sur était douteuse ; d'ailleurs si l'on soDge à l'étymologie nlper qui n'a pu donner rëguliâro:uent que sor, usuel en v. fr., d'où sour, seur, on est porté à voir dans ««r un affaibli*semant normal d'une forme antérieure régulière uur, issue da tor du moyen Age.

Jusqu'ici nous ne vojons c\ua des mots en eu [remontant soit àô, û, soit à ô, soit à a ou e + [...) + «) qui hésitent entre eu et M. Des exemples authentiques de l'altiiration inverse de Vu qui devient eu, nous n'en avons pas rencDiilré uncore. Toutefois il en existe, c'est ce que nous apprend le Dktioiiiiaire des rimes fnmçoises de Jean Lofùvre, dont Etienne Tabourot, seigneur des Accords, a donné une premiiïro édition incomplète en 1572 (Dijon, pet. in-S") et une seconde éditioa bien préférahle on 1588 (Paris). Pour le sujet qui nous concerne la seconde édition développe, sans la contredire, la première; c'est elle que nous examinons.

La valeur du témoignage de Jean Lefèvre ou de son éditeur Tabourot est en partie diminuée par le peu d'exactitude et de précision avec lequel sont classées les rimes. Toutefois, à l'interroger avec soin, on peut trouver des iudicationa précieuses sur la prononciation qu'il reconnaît pour la lettre u. Nous allons passer en revue d'abord ses rimes masculines.

Fol. 10 b : rimes en ure, ue, tous ces mots ont aujourd'hui encore l'u; 14 6, ud: « niciul, Bogud, erud, nud, pour le surplus tu le rimeras en w : Il ne fut recoijmt Parce qu'il cstoit nud. » L'auteur prononçait donc Bogvd, erud, nud. Quant à uantd, il semble que ce mot ait affaibli Yeu en u et se soit prononcé nu ; toutefois comme ailleurs (fol. 210 i] neeuti est donné aux rimes en eu, il faut admettre que l'auteur a fait précéder les rimes en ud du seul mot en eud qu'il connaissait pour n'avoir pas à faire une catégorie spéciale pour ce mot unique, On a d'antres exemples de cette disposition dans Lefèvre. Fol. 99 n, rimes en tuf: ne contient que des mots en eu prononcés aujourd'hui encore êu, hormis tuf qui vient de toplius et a dfi passer par Iruf. Fol. 166 a, ul : toutes les rimes données ont aujourd'hui encore u : ici mémo l'auteur distingue soigneusement vl do eul qu'il rattache à «7, euil. Fol. 209 b-'2\2 sont donnés les mots en ii, dans l'ordre des terminaisons (h, eu, du, «(, ieii,/u, chu, gu, lu, mu, nu, pu, ru, »u, lu. Toua ces mots, liormia ceux de la série eu, i«f , ont aujourd'hui u et se prononçaient certainement en » : après la série eu ieu qui contient des mots prononcés aujourd'hui les uns eu, les autres u, l'autcui- dit exprossément que ces

150 ÉTDDBS FRANÇAISES

molB en «h, « ë'ih sont lien choisis, peuvent rimer avec m. Exemple : Encor l'argent m'estoit dm Du vin que j'avois vendu. Et ai tu veux en escrivant deu, pour plus grand' grâce tu esteras s, et oscriras simplement du s. Preuve évidente que les mots du eu venant de eif jouissaient du privilège de rimer avec eu et avec u et que u distinct de eti avait notre son actuel. La liste des mots en us, eu, eus (fol. I'76d-i79a) présente les mêmes caractères, d'un côté les mots en v, rais à part, da l'autre les mots en eu dont les uns ont gardé tVu, dont les autres sont devenus w. Ici seulement l'auteur s'est dispensé do dire que les mots en eu, s'ils sont bien clwisis, peuvent rimer en w. Fol, 201 b, on trouve la liste des parfaits indicatifs et imparfaits subjonctifs, 3° personne en vl, ii/'l, eut, eusl, plus des substantifs en ul. Tous les mots cités font entendre aujourd'hui Vu & l'exception de peut = yolesl qui parait égaré ici dans cette liste. Seules des rimes en «r urt présentent quelque chose de spécial. Eol. 207 b, sous la rubrique urt, on trouva les trois mois hurt, flirt, meurt. Cette liste de trois mois dont le premier se prononçait au xvi" siècle fnirl ou hcuri, et le 3" meurt, n'aurait pas d'autorité, «i pour la série des mots en vr donnés fol. 151 a {dur, futur, obscur, pur, mur, sur, azur] l'auteur ne disait explicitement qu'ils rimeut ausEÎ en Pur. Et en elTet ces mots sauf azur sont reproduits dans ta liste des mots en eur (foi, 145 et suiv.) : dur entra ereveceeiir et broairdetrr (147 a, 2) et entra défendeur et grandeur [148 b, 2}. mur à côté do rumeur (149a, 2), ;»«»* à côté de pewr (id, îbid.}, obscur à côté de rangiieur (id. ibîd.j, sur à côté de amuseur (149 fi, 2) ', futur écrit futew, enlra frôle urstr/aaleiir [150 b, 1), On peut, somble-t-il, conclura de ces fcits que I'k suivi d'un r pouvait se prononcer eur.

Nous arrivons aux rimes féminines. Aucune indication ne nous autorise à admettre une prononciation différente de la nôtre pour le« rimes en urbe uhe [l'ia], vlr-e (26 a), uffë (41 h), urge ugue (43 i), vg* utile (44 a], uscle (53 h), ule (59 a-b), urne (62n), ugm (63 b], urne ((>8«;, vrpeupe (696), ulque{ll a), urquettsque (716), uque (72«), ulire{12b), ucTeulere{Tia), upre [l^a), mtre (gOffl), ulle t89«), uste [tl3fl). Fol. 2&i fit b, sont données d'aboi'd las rimes en eusse, toutes terminaisons d'imparfait du subjonctif, que suivent les rimes en ucs, usse. A la fin de la liste en eunte l'auteur écrit cette note : u Rime le surplus avec usm at uce comme, Que pleust à Dieu que converti en pulce Sur vos t«tim ■ l'aise je repeusse. Auquel il est loisible d'oster 1'^ de peusse pour adoucir le son du vers. » Cette noto prouve bien que le sou de uee, uns» était alors ce qu'il est maintenaut. Fol. 32 b, a la rime en uite on trouva It mot Eude et toute une série de mots eu ude correspoudaut pour ta ^n-

> N'oobltoiu pai que U dictionniire do Gaobve ilGime U proDondalioa it»r |iM

DE LA PB0N0NC1VTI0N HE 1,A LETTRE U !!il

part au latin vdo. On peut croire que l'auteur prononçait Ude ; mais il est plus vraiiemblalilû d'admettre que comme pour nœt/â il n'a pas voulu faire une liste spéciale pour comot unii|ue. Fol. 53 a, 55 «, 59 a, la distinction formelle de euble et de uble ', celle de eugU et de vr/le, de Miple et de ti/ile montrent que la prononciation de Vu était distiDcte de .celle (le l'eu. Fol. 6S b, on lit : « Eunk, jeune [et dispos), jousne Jesjune lipire: de^jeune). — Itime avec vue retranchant l'fl, — Dnk : aucune, iirune, etc. ■ (sulyent vingt mots en une coirespondant au latin ûna). ïià encore on voit d'un côté nettement tranchée la difTérence de pronon- ■CÎstîon de eu et de u, et de l'autre l'hésitation de la prononciation pour ies mots jguiie (juvenis) et jeiiner. Fol. 84 ô, 85a, l'auteur donne les rimed en euge et en use : celles-ci eont suivies d'une note ainsi conçue : « Aucuns (mots en vsë) riment avec ûvse, mais advise bien au son de l'aurellle, et en use rarement, car je trouve ceste rime dure. Estant ▼ers son amoureuse. Il lui joue d'une Tuee. » Comme on le voit pal" l'exemple cité ces qutjgues mots en use qui peuvent rimer, mais difliciilemeut, avec ensi' sont [Ja ruse et {il] rvse, en vieux français reSse d'où ^us tard reusKot iinalenient ruse. En condamnant cette prononciation f$use, l'auteur établit en m^ine temps la différence (jui sépare le son &use 4a son use. Fol. 93 fi, on lit; «Eutk, voyez ute : chetile, eemeule,resc/ieUK, IKeiiU, fieuie *, puis ii ute est donnée une série de mots prononcés Ancora aujourd'hui en i/b et l'auteur ajoute ensuite: n Voyez les mots terminez en eute. » Faut-il conclure de ces faits que ute sonnait euU? 'Nullement, mais au contrairo que les mots en mite pouvaient sonner uté : et en effet cheuh s'est réduit à ehute ; reelieute est un composé de '- eheute ; on trouve ailleurs mule et esmule à côté de meule et esmeule, et ■ flêule a aljouti à ffule. Fol. 95rt et 95 6, l'auteur donne deux hstes, pre- ' miérement celle de eue, où au milieu d'une série de participes féminins au eiîe prononcés aujourd'hui >'e, on trouve lieue, banlieue et guette ; ]■ ensuite celle de ue qui est formée de subitaniiÈ féminins en ue ^^ latin I Sra, tila, de participes passés et d'adjectifs féminins en ue, et de ' quelques participes qui se trouvent dans la première liste avec l'orthographe en eiie ; d'ailleurs tous ces mots sa prononcent aujourd'hui et se prononçaient du temps de l'auteur en ua ; il n'y a d'exception que pour là seul mot bleiie, dont la prononciation a hésité d'ailleurs entre bleue M Hue *.

I II ue nous reste pour épuiser les rimes féminines en ti de notre dic-

' • AfeuiU (pouf afaHe). mmile, immeuble — rime avec uiU : afitit', e^.uiiiie, Atiitt«l*6U. • Ou Toil ici neUeniBiil imncbée \» dilfêreiiL'e de eu it <le n ; puuc afubh leur indique une double proDoauialiDa afeuàli et affiiile.

L'adjcelîf masculin bleu eal donné parmi les mois en eu, fol. '210 4, et non panni ilht mots Ml II. U y ■ conlradiction et jiijuueLra irreut de li put de Jeia L«[e>re pour

tionnaîre qu'à examiner loa mots féminiDa en eur-^-p, «r-j- ''. Folio 18b, on lit: a bourre, Saurre (ville de Bourgogne), feurre, leurre, susurre n; folio 92 a; tieurte (« toute heurte], heurte (de Afwr/^r), nieurto (arbre sacré à Vénua, pour niyrtle). » Pour mijrlhf on sait par d'autres témoignages que la prononciation de ce raot kéiilait «nlra wirle, mûrie et metirle. — Pour susurre, Jean Lefèvro semble <IL'6 qiia pour eo mot d'origine savante il y a eu une prononciation smeurre. Folio 81 0-826, onlit une siîrie do cent quarante mota environ terminés en lire qui se prononcent tous aujourd'hui en ure, Cettâ liste est précédée de l'indication suivante: a Voyez ewrecy -dessus, parce qu'ili peuvent rimer eusemblo » et en cITct la colonne précédente contient dos mots eu eun. Mais parmi ces mots les uns ont gardé le son eu, les autres dans lesquels eit repose sur un eil ^= alura antérieur ont aujourd'hui le son u: et c'est ce que déclare l'auteur par la note suivante: Yoyaiirecy après en son ordre. Elle ploroit de sa hhsseure ' Qui n'estoit qu'une engralCgnure. Car mesraes on peut esorire blesiure et ester Ve de devant u.

On voit encore ici que Jean Lefêvre, fidèle à son habitude, sé| les mots écrite par n dej mots écrits par eu et réunit dans une mitai série ceu;: des mots en eu qui se prononcent eu, et ceux qui se prononcent u, laissant au lecteur le soin de faire lui-même te départ.

Nous venons de passer en revue la liste complète des rimei en u eu du dictionnaire de Jean Lefèvre. Avons-nous constaté la moindre indication qui, Je ne dis pas prouve, mais permette de supposer que eu et u se confondaiont dans la prononciation générale? Nullement. De cet examen général il résulte que pour Jean Lefèvre sept mots en vr * et Kusurre sa prononçaient également en w et en eu, vraisemblablement sous l'influence de l'r voisine.

Résumons les renseignements que nous donnent les dictionnaires de rimoi et le traité de Béze : ils suflisont â nous édifier complètement sur la prononciation de Vu dans la seconde moitié du xvi" siècle. Eu issu de ô, û, Ô, reste eu, quoique dans quelques mots il tende & devenir » ; jeuia fjûvonisj, tu/, sur (super). Les Picards changent volontiers cet e« aa u. Euâeeu, dans la bonne prononciation générale, est devenu u; sauf dans quelques mots o(i il y a encore hésitation : seiw, mster, etc ; toutefois les Normands, les liabitants du centre, ceux du sud-ouest prononcent

^^^^ > Km

^^^^^^U Lefivre

> Le tcila porte Hesiure, m«ii c'esl une Faute JTidente. comme le prouve la Eerund* orIboKrsplie hietture que propoie J. Lcrefre. D'ailleurs Huieure est e\lé ptrini le* nnc* ea lun et ti^raligitvre parmi les rino on vrt.

^uo l'iuteur du diclionnilre ds Geu&iB, qui suit de trH pits JeaD l^fivre pour k (l^velopper et le corriger, a éviâcmiuiul ea vue de cumballre la \iio-

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