‹ Remarques (volume 2)Chapitre 8 sur 12 · BONHEUR · texte numérisé non relu

BONHEUR

Le vrai bonheur est une contemplation active. Il ne peut être que dans les idées, pour l'élite des hommes. Et pour le commun, dans l'action.

L homme en bonne santé qui agit pleinement, selon sa nature, et dans un effort qui n'est pas trop pénible pour être une contrainte, goûte le même bonheur, qu'au plein de ses idées l'homme qui pense. Ce bonheur est vrai, par ce qu'il est en harmonie avec les forces de 1 homme, ici le corps et là l'esprit. Au fond, nous ne vivons qu'en esprit.

Quant à la félicité la plus haute, dans la création de 1 art ou de la passion, elle touche à la souffrance : par ce qu'elle nous échappe, par ce qu'elle excède, et que ni la pensée m le simple jeu d'agir n'ont leur compte. Tous nos moyens sont asservis : ils peinent, ils n ont pas de repos. La route est trop dure ; l'ascension trop rapide. Et parfois, le souffle manque moins que le terrain et toute la montae:ne. Comme en rêve.

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