TRAITEMENT
Le diagnostic impose l'intervention immédiate. Sous anesthésie générale, on fait une laparatomie ombilicale. Dans tous les cas s'échappent de l'abdomen des gaz et un liquide trouble.
L'exploration systématique dû duodénum et de l'estomac découvre le siège de la perforation.
Celle-ci siège avec le maximum de fréquence dans la récion duodéno-pylorique. En effet, sur 82 perforations
35 siégcaient sur la portion du duodénum :
30 sur le pylore (versant gastrique) ; 8 sur la petite ourbure ; 5 sur la face antérieure de l'estomac ; x sur la face postérieure de la grosse tubérosité ; 1 sur une bouche de gastro-entérostomie.
Enfin dans deux cas, le siège n’était pas précisé. L'intervention doit viser avant tout à suturer la perforation, et dans l'immense majorité des cas doit s’en tenir là. C’est là la conduite adoptée dans 70 cas par les chirurgiens.
La fermeture de la perforation est assurée par un enfouissement au moyen de quelques points au fil de lin. Une deuxième barrière pourra être constituée par un lambeau d’épiploon que l’on ramènera et que l’on tournera au devant de la perforation,
- S'il s’agit d’un ulcère calleux, on aura soin de faire l’enfouissement au dehors de la zone indurée. Dans les cas extrêmes on pourra être amené à résection de l’ulcère jusqu’à obtenir des tranches gastriques saines. La pratique d’une intervention complémentaire immédiate, gastro-entérositomie ou résection gastrique, ne saurait donc être systématique. Elles peuvent cependant comporter des indications. L’indication de la gastro-enterostomie est bien illustrée par notre observation II Il s'agit d'un ulcus calleux avec périgastrite, l'excision des tissus bordant la perforation, suivie de suture, a rétréei le calibre du canal pylorique, la même crainte de la sténose pylorique est retrouvée dans le
AS
protocole opératoire de trois autres gastro-entérostomies pratiquées d'urgence. Une seule fois une amputation du pylore a été pratiquée pour un ulcère pylorique perforé. Une telle intervention est légitime, seulement chez un malade résistant par les difficultés de suture d’une large perforation d’un ulcère calleux pylorique.
La question du drainage dépendra de l'heure de l'intervention, de la quantité de liquide dans l’abdomen et de son aspect.
Il faut aspirer le liquide, assécher la cavité péritonéale.
Si l'intervention est précoce, le liquide clair, peu abondant, on peut refermer sans drainer. Si on trouve du pus, un liquide abondant, il est préférable de drainer par drain épigastrique, ou mieux sus-pubien par une autre incision.
Telles sont les modalités de l'intervention d’extrême urgence que commande le syndrome clinique de la perforation de l’ulcère.