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le siège de la sténose, aspect en cul-de-sac, arrêt net du liquide ou image filiforme (E. Risr, A. Souras). Souvent l'interprétation est plus difficile, car l’image obtenue est une image négative, et, comme l’ont fait remarquer SER- GENT et COTTENOT, «une image négative n’a qu’une valeur relative et doit être interprétée avec beaucoup de réserve ». En effet, le diagnostic, facile quand il s agit des gros troncs bronchiques, devient plus délicat dans le cas des petites bronches. La progression du lipiodol peut être irrégulière, car il peut rencontrer sur sa route des obstacles non pathologiques qui le font dévier (angle d’inclinaison des bronches, bouchon de mucus), ou l’attirent d’un autre côté (aspiration thoracique). Il se produira ainsi des arrêts de l’huile opaque qui pourront en imposer pour des rétrécissements. Il sera donc nécessaire, pour éviter des erreurs, d’employer une technique rigoureuse et bien réglée qui permettra de diriger le lipiodol presque au gré de l'opérateur. HUGUENIN et A. SoULAS ont apporté des précisions sur ce point. À cette condition, l'injection lipiodolée sera le procédé de diagnostic de choix pour les sténoses bronchiques. Il faudra généralement lui adjoindre la bronchoscopie, et celleci donnera de précieux résultats lors de lésions de grosses bronches. Si par extraordinaire il s’agit des bronches de troisième ordre, le lipiodol reste l'unique moyen de diagnostic.
Les images observées sont diverses : parfois une partie limitée d’un poumon malade est seule injectée ; parfois le cheminement du lipiodol, que l’on a suivi dans la bronche souche, s'arrête brusquement dans une bronche secondaire sans qu’il soit possible de le faire progrésser plus: avant; dans d’ autres cas, l'image S "effile ou
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même s’interrompt pour s’élargir de nouveau ensuite; enfin, quelquefois, une zone pulmonaire, quoique sombre, ce qui pourrait faire penser à une sténose, paraît cependant injectée; on pourrait nier le rétrécissement, mais en réalité il existe, car un cliché, pris en oblique, démontre que le lipiodol a passé soit en avant, soit en arrière de la masse sombre, mais ne l’a pas pénétrée.
La bronchographie lipiodolée, si elle permet d’affrmer la sténose, aidera également à déduire son étiologie. Dans les cas de sténose haui située, la bronchoscopie rendra le diagnostic évident : le plus souvent, tumeur maligne ou bénigne, parfois, syphilis ou tuberculose. Mais, dans d’autres cas où la muqueuse est lisse, il faudra admettre l’existence d’une compression. Si la sténose est située au niveau des petites bronches, on n’a plus le secours de la bronchoscopie et le diagnostic entre lésion bronchique et compression devient plus délicat; mais en réalité cette distinction est de peu d’importance. La grosse étiologie à rechercher est la tumeur maligne du poumon. Une image de sténose bronchique dans une zone obscure signe le diagnostic de tumeur du poumon. Il faut insister sur l’importance de ce diagnostic et rappeler que, s’il est fait précocement, il peut, en précisant le siège de la sténose et la limitation plus ou moins nette de la tumeur, décider de l’intervention chirurgicale.
Rappelons les autres causes de compression bronchique : gomme syphilitique, kyste hydatique, lymphogra- ‘ nulomatose pulmonaire. Il faut encore citer les lésions scléreuses étendues, car elles peuvent arrêter le lipiodol
dans sa progression.
SUPPURATIONS BRONCHO-PULMONAIRES