‹ Remarques sur l'injection intra-trachéo-bronchique de LipiodolChapitre 17 sur 25 · TECHNIQUES · texte numérisé non relu

TECHNIQUES

Généralités.

Depuis son début, le lipiodol endo-bronchique a connu une grande variété de techniques. Les indications de la méthode se sont infiniment étendues, comme nous avons essayé de le démontrer dans la première partie de ce travail; ce sont elles qui, dans une certaine mesure, commandent les différentes techniques et cela explique, eu partie, leur variabilité.

Celle-ci dépend en effet :

— De l’affection présumée : suppuration pulmonaire, tumeur, sténose ou fistule;

— Du territoire exploré : trachée ou gros troncs bronchiques, bases ou sommets pulmonaires;

— De l’âge du malade et de son état physique. On agira différemment chez l’adulte et chez l’enfant, chez les grands et les jeunes enfants, chez les enfants dociles ou non.

Avant de commencer l’étude des différentes techniques, rappelons les qualités du produit employé : Le lipiodol. |

Combinaison d’huile d’æillette et d’iode, il possède à côté de ses qualités radiologiques d’opacité des qualités physiques qui rendent son emploi inoffensif. L’injection est sans danger, car l’iode est fixé et Par conséquent d’une inocuité presque absolue.

PASES

L’absorption est très lente, l'élimination également, mais moins par injection intra-trachéale que par une autre voie. La disparition du lipiodol s’effectue en deux à trois mois par l’urine. |

Notons l’intéressante étude de l’absorption par la muqueuse pulmonaire des liquides huileux au point de vue histologique sur l’animal (GUIEYSSE, PELLISSIER). 4

Précautions à prendre avant toute injection.

Il est des précautions indispensables à observer pour une réussite satisfaisante. Parmi celles-ci, la plus importante est avant tout l’insensibilisation du larynx. Il est indispensable, dans l’intérêt du malade et dans celui du médecin, que les réflexes tussigènes soient annihilés. Elle variera suivant les méthodes, mais elle devra dans tous les cas être parfaite. On ne craindra pas de lui consacrer tout le temps nécessaire (10 à 15 minutes environ), afin d'utiliser un minimum d’anesthésique (A. SouLas).

Chez certains sujets, on peut faire précéder l’intervention d’une injection préparatoire de sédol, qui diminue les réflexes et aussi la salivation quelquefois gênante.

D'autre part, la quantité de lipiodol doit être d’emblée assez élevée : 20 cc. chez l’adulte; 10 à 15 ec. chez l’enfant de moins de 15 ans. Le liquide employé doit être tiède autant que possible (35 à 40°). Le lipiodol est ainsi plus fluide et provoque moins de réflexes de toux.

Enfin l'injection doit être faite dans des conditions telles que l’observation derrière l’écran radiologique soit commode et que le malade soit dans une position favorable pour que le territoire à examiner soit bien injecté. Il faut donc une bonne collaboration des services de médecine et de radiologie.

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