USE
1° Chez les grands enfants (10 à 15 ans, dociles) : voie transglottique à la sonde avec contrôle du miroir laryngé;
2° Chez les enfants moyens (5 à 10 ans, assez dociles) : voie nasale à la sonde avec emploi de la fluoroscopie ;
3° Chez les jeunes enfants : voie laryngoscopique, ou mieux bronchoscopique.
Procédé du Docteur Le Mée :
Mais au sujet de l'injection chez l’enfant, nous traiterons tout particulièrement l’intéressant et nouveau procédé de notre Maitre le Docteur LE MÉE (fig. 5).
Chez l’enfant en bas âge on peut dire qu'aucun procédé n’est absolument satisfaisant à cause de l’indocilité de l’enfant et de l’étroitesse des voies aériennes.
C’est pourquoi le Docteur LE MÉE a pensé à la méthode suivante : il suffit de placer un tube de Foin modifié, portant à sa partie postérieure un canal dans lequel passe le lipiodol, tout en laissant la lumière du tube perméable à la respiration. Le canal se termine par un petit embout olivaire sur lequel on branche la sonde en caoutchouc. La technique d’introduction est celle qui est classique, avec l’introducteur de Foin comme pour le tubage au cours de la diphtérie : ce tube est maintenu dans le larynx et seule la sonde en caoutchouc dépasse à l'extérieur, cela fait, il est possible de faire l'injection, soit d’un seul coup, soit, ce qui est préférable, au goutte à goutte, en donnant au malade la position optima pour injecter ou la totalité, ou une partie de l’arbre bronchique.
L’injection étant terminée, il n’est pas besoin de réintroduire l’instrument de Foin, il suffit de remettre, selon la technique habituelle, l'index gauche au niveau du larynx et d’exercer une traction sur la sonde avec la main droite. Le tube s’expulse de lui-même.
Il est à remarquer que quelque soit la méthode employée, la méthode du goutte à goutte donne des résultats radiologiques de beaucoup supérieurs au procédé d'injection massive. C’est ainsi que sur les clichés on voit se dessiner les contours de tout l’arbre trachéobronchique avec un aspect de relief tout à fait remarquable. On pourrait croire qu’en introduisant goutte à goutte, les voies de passage ne seraient pas imprégnées et que tout le liquide injecté se collecterait à la partie inférieure. Il n’en est rien, il reste assez de liquide opaque pour dessiner sans les masquer les plans situés en arrière, détail très important (dans le cas de corps étranger opaque aux R. X., il ne donne pas d’aspect en «tache noire»). à ,
La méthode du « goutte à goutte » évite tout accident de suffocation et diminue très notablement lé réflexe de toux qui peut, surtout chez l’enfant, déterminer des réflexes graves (spasme), de toute façon l’énipêche de rester devant l’écran stéréoscopique. On ‘comprend en effet que les deux ‘zones tussigènes sont évitées, c’est-àdire la commissure postérieure et l’éperon trachéal. La première du fait que le tube le protège, la seconde du fait que l’injection ne tombe pas directement sur lui, mais coule le long de la paroi, surtout si l'injection est faite en position latérale.
Figure 5. — N. L.…., 5 ans.
(M. M. Le Mée et P. Bernard.) Chez un enfant de 5 ans, le lipiodol a pu tracer les voies aériennes moyennes et inférieures, en montrant de plus les ectasies inférieures.
{ of since
her beeneee Panne
OT
PR Fo
= SE nee gi