‹ Remarques sur la marche suivie dans la recherche de la vérité relativement aux épidémies, et sur le résultat qu'aurait eu l'examen complet des documens de l'auteur fait en 1822, ou, Appel à tous les médecins amis de la science, de la justice, de l'humanité et de l'honneur de notre paysChapitre 6 sur 7 · RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

J’ai fait voir l’état où l’on eût trouvé les choses dès 1822, et même dès 1814, si, dès 1 8 : 4 ? ou uioins dès 1822, on les eût examinées.

J’ai rappelé le jugement poité, en 1821, par une commission de PAcndémie des Sciences , sur tous les documens qu’alors j’avais déjà recueillis et consignés, soit dans l’ouvrage que j’ai publié en 1819, qui traite toutes les grandes questions relatives aux épidémies, dans autant de chapitres particuliers, et qui, partout, s’appuie d'une multitude de faits, qui s’appuie de tous ceux que les siècles ont offerts, comme du sentiment des meil. leurs auteurs; soit dans un autre mémoire inédit, qui avait principalement pour objet la nature du mal, et où je prouve l’identité des maladies épidémiques avec nos maladies fébriles ordinaires* de manière à résoudre, par cela seul, la question de la contagion dans les premières; puisque les unes n’ayant pas ce caractère, les autres ne peuvent pas l’avoir non plusi

J’ai rappelé de même le jugement du congrès médical formé, d’après ma proposition, sur le théâtre et au moment de la plus grande épidémie de ces derniers temps, espèce d’académie temporaire , assemblée la plus compétente qui ait existé, composée de médecins espagnols et anglais, tous très éclairés, qui voulurent bien ainsi se joindre à moi , d’opinion d’abord différente, mais qui finirent par adopter la mienne à l’unanimité, en comparant les faits que j ni consignés dans l’ouvrage indiqué avec ceux qu ils avaient observés eux-mêmes en divers pays * et surtout daus l’épidémie actuelle, et qui , par là, auraient justifié, s’il eût clé nécessaire, le jugement de l’Académie des Sciences.

J’ai rappelé aussi le langage de plusieurs autres médecins très compétens, autrefois zélés partisans dn système de la contagion, et qui, ayant reconnu la vérité relativement à ce que l’on appelle fièvre jaune, comme relativement à plusieurs autres points, ù laide des faits que j ai rapportés de Barcelone et de mes autres

documens, finirent par me dire que c’était à moi seul que l’on devait cètte vérité , ajoutant que l’on ue pourrait s'empêcher Je le reconnaître.

On a dû remarquer j eu outre, que, tandis qu'une partie seulement de mes documeus a été publiée par les médecins dont je viens de parler, comme seule sufilsante, quelques autres en ont rejeté la totalité , et cela, sur la parole d’un autre médecin; quoique, par son langage et par sa conduite, ce médecin ait prouvé qu’il ue sait nullement de quoi il parle; quoique, dans tous les cas, ce même médecin ait violé toutes les lois de la raison, de la justice, de l'humanité; quoiqu’il ait agi contre 1 honneur même de notre pays ; quoiqu’il ait ainsi foulé aux pieds les divers jugemens que j’ai cités, jugemens qui s’appliquaient précisément à celte maladie prétendue distincte appelée fièvre jaune, dont il dit s’être exclusivement occupé, comme à toutes les autres maladies fébriles prétendues distinctes, auxquelles il déclare en même temps être resté absolument étranger.

Comme je l’ai dit en commençant, dans le cas même où je m’abuserais, on s’est privé du droit de le prétendre, en n’examinant pas les milliers de faits que je présente.

Les partisans de l’erreur ne répondent que par des insultes et par des outrages à mes réclamations; mais des outrages et des insultes sont-ils des raisons auprès des hommes judicieux, éclairés et sincèrement amis de la vérité, sincèrement zélés pour les

grands intérêts que j’ai entrepris de défendre?

J’adresse mes réclamations surtout à l’Académie de Médecine en général , et à chacun de mes collègues en particulier. Tous amis de la justice, qu il faudrait enfreindre d’une manière révoltante et inouïe pour ne pas faire droit h de si justes plaintes j tous amis de la vérité, tous, en un mot, amis du bien, tous accneilleront ces réclamations. Is’y eût-il qu’un seul d entr’eux qui en aurait connaissance, dès la séance prochaine, tout le mal sera réparé. On s empressera de rétracter un jugement erroné, porté sans connaissance de cause. 11 est permis de se tromper et de commettre ainsi de grands préjudices, du moins on en < »t

'’xcusuble • mais on no 1 osl pas Je persister, lorsque 1 on posseJe tons les moyens Je reconnaître 1 erreur ou 1 on s est laissé entraîner.

Par la rétractation que je demande et que j espere , tout sera remis à sa place. L’honneur, la dignité de l’académie, l honneur Je la médecine française, et u ême celui du nom français en générnl, tons les intérêts viennent solliciter avec moi dans cette circonstance. En faisant droit à ma réclamation, on se trouvera dans la voie Je la saine doctrine, comme de la justice; on rendra toute leur valeur aux faits les plus propres à mettre la vérité dans tout son jour, relativement aux questions agitées; on procurera même cet avantage aux faits que M. Chervin a recueillis; ou les arrachera ainsi eux-mêmes à la nullité, à i anathemë dont les out frappés les principes de ce médecin, qui les a attachés a une dénomination vague, insignifiante et absurde; dénomination qui, par conséquent, devait, comme je Fai annoncé, être bientôt abandonnée, et qui, en effet, l’est aujourd’hui généralement. L’humanité aura à s’applaudir d un grand triomphe sur diverses erreurs des plus funestes pour les gouvernemens et pour les peuples, et ce triomphe sera dû surtout à ce corps savant , qui a déjà rendu tant d’autres services 1

Nota. — Pour marquer ici , de la manière la plus exacte possible , le terme où je suis parvenu, dans l’intérêt même de la science, je crois devoir donner la liste des principaux mémoires que j’ai composés et de quelques autres travaux. Je présente d’ailleurs les uns et les autres comme pièces à l’appui de ce que j’ai avancé en diverses circonstances.

C’est uniquement avec des faits que t’on pouvait décider les questions sur lesquelles j’ai appelé depuis long-temps l’attention des médecins , ils sont la vérité en action; c’est avec des faits que j’ai traité toutes ces questions, ce sont eux seuls que j’ai toujours laissé parler.

Si quelque confrère peutse llalter d’être arrivé au but que l’on a en vue , ce ne sera donc qu’en répétant ce que je proclame moi-même depuis longues années. Pourquoi ne pas en faire sur-le-champ l’application ?

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