‹ Remarques sur le traitement de la Dacryocystite congénitaleChapitre 10 sur 14 · ST MU · texte numérisé non relu

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quelques exemplaires devraient toujours être. conservés, pour être utilisés, le cas échéant, dans le traitement de la dacryocystite congénitale. »

Mais l'efficacité du cathétérisme est d’autant plus grande qu’il est appliqué précocement. Avec l'ancienneté de l'affection les chances de succès diminuent comme nous l'avons vu au précédent chapitre.

M. de Saint-Martin, dans une statistique portant sur . 41 observations personnelles, a obtenu la guérison apres, un seul sondage dans tous les cas qui furent traités au cours du premier mois. À partir du quatrième mois il n'’obtint de résultat au premier sondage que dans un tiers

des cas seulement. Au-delà de un an, il n’eut que deux succès rapides et cinq fois il dut recourir à plusieurs

sondages. De ses recherches il conclut que la période la plus favorable, pour qu’un cathétérisme unique soit suffisant, est celle qui s'écoule de la naissance à la fin du

quatrième mois.

IL semble cependant indiqué de ne pas utiliser les sondes trop tôt: En effet, chez le nouveau-né, leur emploi

n’est pas sans difficultés, et parfois la guérison spontanée

ou par simple massage d’une dacryocystite même trés intense nous évitera leur usage : telle Fobservation, déjà citée, d’une dacryocystite aigüe qui guérit spontanément à la quatrième semaine.

M. Dupuy-Dutemps conseille de ne pas hâter outre mesure l’époque du cathétérisme, mais de ne pas laisser

non plus subsister trop longtemps une obstruction congénitale. Il situe vers l’âge de quatre mois la période la plus favorable au passage d’une fine sonde qui amènera la cédation de la dacryocystite, si une évolution sportanée

n° a pas été observée.

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Fneffet, parvenu à quatre mois, un larmoiement congénital est acquis et la guérison naturelle, que l’on pouvait encore espérer, ne se fera pas. Dès lors, il conviendra de pratiquer un cathétérisme des voies lacrymales ; l’époque la plus favorable pour obtenir une guérison rapide et définitive s'étendant du quatrième au sixième mois.

À partir de l’âge d’un an, les chances de: succès- du cathétérisme lacrymal se font beaucoup plus rares. Dès ce moment, nous devons insister sur ce point, l’obstruction lacrymale perd peu à peu de son caractère primitif, l'infection dont le sac est le siège transformant l’occlusion congénitale en un rétrécissement inflammatoire dont le traitement est beaucoup plus äléatoire. ;

Il est cependant parfois d’heureux cas où des soins \ attentifs et suivis puissent avoir un résultat. M. Dupuy-

Dutemps est parvenu, chez un enfant de deux ans, à gué-

rir définitivement une dacryocystite congénitale, à la suite d'irrigations lacrymales répétées chaque quinzaine’ pendant huit mois et suivies de temps à autre d’un cathétérisme prudent à l’aide de la plus fine sonde. À ce stade : l'efficacité des lavages lacrymaux prime celle des sondes dont il convient d’user avec modération.

Dès l’âge de quatre ans, l’espoir de ces quelques guérisons signalées n'existe plus, car à l’anomalie congénitale s’est définitivement substitué un rétrécissement cicatriciel. La valeur du cathétérisme devient nulle dans la majorité des cas et son action est même nocive éurtout en cas de poussée aigüe. Il ne faudra pas attendre plus d’ effet de lemploi de la stricturotomie combinée aux grosses sondes, cette méthode particulièrement traumatisante . devra être rejetée.

Il est bien exact que les instillations antiseptiques: (sels

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