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d'argent, sulfate dé zinc) et les lavages des voies lacrymales, à la Solufontamide ou à la Pénicilline, améliorent la suppuration et diminuent les risques de poussée inflammatoire. Mais ce n’est pas guérir l'affection que d’en masquer les symptômes, un fait demeure : le larmoiement.
Il arrive même qu’au cours d’une poussée de péricystite phlegmoneuse le pus cherche à se drainer spontantment vers l’angle interne. Ainsi, sera réalisée une fistule lacrymale, soit à la naissance, soif dans les premiers jours
de la vie ou plus tard, dont la durée sera illimitée en
lPabsence de thérapeutique chirurgicale,
Dans toutés ces formes de dacryocystite congénitale prolongée, l’extirpation du sac lacrymal fut longtemps considérée comme le seul moyen de mettre un terme à Vaffection. Certes, ce procédé opératoire supprime les inconvénients majeurs auxquels expose une dacryocystite suppurée, mais au prix d’un épiphora définitif qui constitue une véritable infirmité chez un jeune sujet. Il nous parait donc souhaitable de chercher à éviter l’extirpation du sac à un si jeune âge. Ce n’est que dans les formes ‘compliquées d’ulcère infectieux de la cornée ou d'infection trachomateuse que cette méthode, garde son indication.
Il est à notre disposition une technique bien plus sé-
duisante par ses résultats : nous voulons parler de Ir
Dacryocystorhinostomie. Cette intervention amène, en effet, par une restauration de la perméabilité lacrymo- - nasale, la guérison, à la fois, de dacryocystite et du larmoiement.
Mais la dacssostotnie, qui donne toute. satisfaction dans les atrésies lacrymales de l'adulte, ne pourra être pratiquée, nous objectera-t-on, chez de tous jeunes enfants
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qui ne supporteront pas une intervention d’assez longue durée et d'exécution délicate, Attendre, d'autre part, l’âge adulte pour opérer et laisser persister pendant des années une suppuration au niveau du sac n’est pas sans danger.
Certes, nous ne contèstons pas les difficultés d’exccution de la dacryostomie chez l’enfant trop jeune, ni Is inconvénients qui peuvent résulter de la persistance d’une infection des voies lacrymales, Pour ces raisons lintervention devra être différée chez les tout jeunes sujets, mais avec l'espoir de pouvoir agir dans un délai assez rapproché. ; |
En effet la dacryostomie est réalisable, dans de très bonnes conditions, dès la fin de la deuxième enfance ou le début de l’adolescence. Il conviendra donc, lorsque le cathétérisme se sera révélé insuffisant, de chercher à
gagner du temps, tout en diminuant les risques de poussée
aigüe par des soins médicaux (instillations de collyre ct lavages lacrymaux) et de parvenir à l’époque de la dixième ou douzième année. Il sera alors tout indiqué de proposér une dacryostomie qui réalisera la cure radicale de la dacryocystite et du larmoiïement.
Nous apporterons ici à l'appui de cette opinion, les.
résultats obtenus chez quatre jeunes malades, opérés par M. P. Dupuy-Dutemps, qu’il nous a été donné d'observer personnellement et nous y joindrons huit autres cas choiïsis parmi les plus typiques que nous ayons pu recueillir. Chez ces douze adolescents, porteurs d’une dacryocystite congénitale rebelle au cathétérisme trop tardivement pra-
tiqué, une dacryostomie a été suivie du plus heureux.
effet.
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