OBSERVATIONS
OBSERVATION; N° 1. — R. B., âgé de 12 ans, est venu consulter la première fois, en février 1945, pour une dacryocystite de l'œil gauche avec important reflux purulent à la pression du sac.
. Le maläde est, d’abord, soigné à l’aide d'instillations quotidiennes de collyre au sulfate de zinc et de lavages des voies
lacrymales au sulfate de zinc et au Lutazol, Au bout d'un
mois, les phénomènes inflammatoires ayant | cédé à ces moyens médicaux et les voies lacrymales demeurant imperméables, on pratique le cathétérisme lacrymal qui amène en trois séances le rétablissement de la perméabilité lacrymale. Le malade n’est revu qu'en septembre, c'est-à-dire quatre mois plus tard, pour récidive : les voies lacrymales sont imperméables avec reflux purulent, Après un traitement médical antiseptique et l'échec de plusieurs tentatives de cathétérisme, on décide de pratiquer une dacryostomie, en octobre 1945, qui rétablit la perméabilité lacrymale.
3 : Te SES ; ë > Nous avons pu revoir le malade en mars 1947, c’est-à-dire,
- un an et demi après l'opération ; le résultat s'est maintenu,
il n’y à plus de larmoiement et l'argyrol, insüllé dans le cul-
de-sac conjonctival, passe librement dans les fosses nasales.
OBSERVATION N° 2. — R.M. âgé de 15 ans, se présente, en décembre 1945, porteur d'une dacryocystite chronique de l'œil gauche avec fistule lacrymale congénitale.
A l'examen, les voies lacrymales gauches sont imperméables à l'injection qui entraîne un reflux muco-purulent par Ja, fistule dont le trajet paraît épithélialisé.
En janvier 1946, on pratique une dacryostomie gauche et
une résection du trajet fistuleux. Dès le vingiième jour après
l'intervention, quelques gouttes d’argyrol, instillées dans le cul-de-sac conjonclival, s'écoulent aisément dans les fosses nasales, t
Le malade est revu, en avril 1947, quinze mois après l'opération : les voies lacrymales sont parfaitement perméables et la fistule bien cicatrisée,
OBSERVATION N°3. — CF. âgé de 13 ans, ‘consulte, en mai 1946, pour une dacryocystite chronique de l'œil gauche.
Il est porteur d’un larmoiement qui date de la naissance. Vers l’âge de dix ans, le malade avait subi plusieurs cathétérismes sans résultat.
A l'examen, les voies lacrymales gauches sont imperméables à l'injection avec reflux muco-purulent par les points iacrymaux.
Après quelques irrigations lacrymales et l'installation d'un collyre au sulfate de zinc pendant une quinzaine de jours, une tentaliwe de cathélérisme révèle un obstacle infranchissable à l'entrée du canal lacrymo-nasal.
On pratique alors une dacryostomie qui s'effectue dans cé bonnes conditions, seule une hémorragie post-opératoire légère fut provoquée, le lendemain de l'opération, par suite de
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l’indocilité de l'enfant qui ne voulut pas se soumettre au repos nécessaire.
En avril, 1947, un an après l'intervention, le résultat s'est maintenu ; il n'y à plus de larmoiement et les voies lacrymales sont perméables à linstillation d’argyrol.
OBSERVATION N° 4 — J. G. âgée de 12 ans, est vue, en décembre 1946, pour une dacryocystite congénitale de lœæil gauche, Elle a déjà été soignée, depuis six ans environ, eb plusieurs cathétérismes se sont révélés inefficaces.
A lPexamen, l'œil gauche est larmoyant; pas de reflux à Ia pression digitale au niveau du sac, mais les voies lacrymales sont imperméables à l'injection avec reflux de liquide pâr le point lacrymal supérieur.
= En janvier 1947, on décide de faire une dacryostomie ; \ traitement pré-opératoire par l'administration de chlorure de | calcium par voie buccale et anesthésie de base au Sédol
‘(3/4 de emc. une demi-heure avant l'intervention). L'enfant
est très docile durant toute l'opération. Vingt jours après, . l'argyrol passe spontanément dans les fosses nasales. Les
voies lacrymales sont également perméables à l'injection de liquide. L’opérée est revue trois mois après ; le résultat opévatoire s’est maintenu. ;
. OBSERVATION N° 5, — M. P., âgée de 13 ans, est vue,
-au mois de septembre 1919, pour une dacryocytiste congéni-
tale de l'œil gauche. Elle aurait présenté, il y a un mois, une = poussée aiguë avec ouverture spontanée de l’abcès.
Elle présente à l’examen une dacryocystite fistulisée avec phénomènes de péricystite.
On praüque un lraitement local antiseptique, au moyen de collyres et de lavages lacrymaux, auquel on adjoint une série d’injections intramusculaires de lait. S . Trois mois après, la fistule est fermée, laissant une cicatrice cutanée adhérente qui entraîne une légère éversion du point lacrymal. :
Il persiste un larmoiement avec une mucocèle assez volumireuse Mäis sans pus.
En juin 1920, on fait une dacryostomie qui est bien supportée par l'enfant. Douze jours après l’opération, l'argyrol instillé passe aisément dans les voies lacrymales. f-n'y a pas d’ectasie du sac, ni de larmoiement malgré le léger ectropion du point lacrymal déterminé par la cicatrice rétractée de la peau au niveau de l’ancien abcès fistulisé.
L'opérée est revue pour la dernière fois en décembre 1920, six mois après l'intervention : la guérison est parfaite.
OBSEHRVATION N° 6. — À. S., âgé de cinq ans, consulte, en octobre 1920, pour une dacryocystite chronique bilatérale avec abondante sécrétion purulente surtout à droite,
L'affection date des premiers mois de la vie et depuis un an on passe des sondes sans résultat, Les voies lacrymales sont imperméables à l'injection. On extirpe le sac lacrymal . du côté droit.
L'enfant n'est revu qu'en 1927, à l'âge de treize ans. Il présente, à gauche, une dacryocystite chronique avec reflux muco-purulent que l’on traite par des lavages pendant quelques mois, En décembre 1927, on fait une dacryosiomie ducôté gauche qui amène la guérison.
A droite, il persiste un léger reflux purulent et la sonde pénètre librement par l'ostium ‘dans un reste du sac dont
l’extirpation à été incomplète. On tente une dacryostomie du côté droit en février 1928 ; quelques restes de sac fibreux, incomplètement extirpé, permettent cependant de: faire de bonnes sutures avec affrontement des lèvres muqueuses et d'obtenir un bon résultat.
L'enfant est revu pour la dernière fois en novembre 1928; cette date la guérison est parfaite {ant du côté droit que du côté gauche,
OBSERVATION No 7. — H. B., âgée de treize ans, consulte, en août 1922, pour une dacryocystite thronique de Pœil droit avec reflux muco-purulént depuis deux ans environ.
Le larmoiement date de la première enfance et plusieurs cathétérismes n’ont pas été suivis d'effet,
Pendant trois. mois, on fait des lavages lacrymaux fréquemment répétés et accompagnés d'instillâtions de collyres antiseptiques. Les voies lacrymales demeurent imperméables et le cathétérisme révèle un obstacle infranchissable au niveau du canal lacrymo-nasal. 5
#7 En novembre 1922, on pratique une Re Quinze jours après le larmoiement a disparu et les voies lacrymales
sont perméables à linstillation d’argyrol.
Vingt-cinq ans après l'intervention, en février 1947, le
résultat s’est maintenu.
. OBSERVATION N° 8. — M. L,, âgée de neuf ans, est vue, en janvier 1923, pour un larmoiement de lœil droit datant de trois ans environ.
Elle est traitée par les sondes, depuis un an el demi,
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sans résul{at, L’injection des voies lacrymales s'accompagne de reflux muco-purulent.
En juillet 1924, après un traitement antiseptique local, on fait une dacryostomie. À
Dès le quinzième jour après l'intervention, les voies lacrymales sont perméables et l’argyrol instillé passe bien.
Un mois après, date de la dernière consultation, la guérison est parfaite et la cicatrice insignifiante,
OBSERVATION N° 9. - L. B. âgée de seize ans, consulte, au mois de février 1923, pour un larmoiement de l'œil droit qui date de la première enfance.
Les voies lacrymales droites sont imperméables avec reflux muco-purulent. De nombreux lavages lacrymaux suivis de cathétérismes n'arrivent pas à lever l'obstacle.
En octobre 1923, on opère de dacryostomie, Le résultat est parfait ef se maintient encore aujourd’hui, vingt-quatre aus après lopération,
OBSERVATION N° 10. — M.:B., âgée de douze ans, se
présente en décembre 1924, .avec un larmoiement simple de l'œil gauche qui date de plusieurs années.
Elle à subi déjà plusieurs cathétérismes qui ne l'ont pas améliorée.
A l'examen, les voies lacrymales gauches sont imperméables à l'injection de liquide qui reflue par le point lacrymal supérieur, Il n’y a pas de pus au niveau du sac.
En- juin 1923, une dacryostomie rétablit la perméabilité lacrymale.
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Un mois après l'intervention, il n'y a plus de larmoiement ét l'argyrol passe aisément dans les fosses nasales.
OBSERVATION N° 11. — D.B., âgée de sept ans et demi, consulte, en février 1932, pour une dacryocystite congénitale fistulisée.
A l’examen, les voies locrymales droites sont imperméables à l'injection avec reflux muco-purulent au niveau de ta fistule.
Elle est traitée pendant trois mois à l’aide de lavages fréquemment répétés qui tarissent la suppuration et rétablissent la perméabilité lacrymale avec cicatrisation de la fistule.
L'enfant est revue trois ans après, en juin 1935, pour récidive avec réouverture de la fistule, On pratique une dacryostomie et une galvanocautérisation du trajet fistuleux. |
ie jours ApLes Pintervention, ES voies ne sont
une fe ne suivie he de ae
Deux nouvelles résections et cautérisations du canal fistu-
leux sont suivies d'échec. Cependant, il n'y a plus de suppu-
ration ni de larmoiement, seul demeure un fin pertuis fistuleux par où “’écoulent rarement quelques larmes.
‘En juin 1937, nouvelle résection du trajet fistuleux avec suture en U et nouvelle reproduction. de la fistule.
» . Nous avons pu revoir l’opérée, dix ans après la dernière intervention, en février 1947 ; à cette date, il n'y a plus de larmoiement et l’argvrol passe spontanément dans les fosses
4 nasales, mais, au niveau de la fistule qui persiste, une petite quantité de liquide reffue au moment de l'injection.
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OBSEBRVAITION N° 12. — J. B., âgée de sept ans, est vue, en mai 1933, pour une dacryocystite chronique de l'œil droit qui aurait débuté vers l’âge de trois ans. 6
A l'examen les voies lacrÿmales droites sont imperméables avec reflux purulent.
On pratique, pendant plusieurs mois, de nombreux lavages suivis de cathétérismes qui n'arrivent pas à lever l'obstacle.
En juin 1934, à l'âge de huit ans, une dacryostomie rétablit la perméabilité lacrymale,
En février 1947, treize ans après l'opération, le résultat s'est maintenu ; il n’y a plus de suppuraton, ni de larmoiement. :