‹ Remarques sur le traitement de la Dacryocystite congénitaleChapitre 6 sur 14 · EMBRYOLOGIE · texte numérisé non relu

EMBRYOLOGIE

Il nous parait indispensable, à la compréhension de la pathogénie de la dacryocystite congénitale, de rappeler brièvement l’embryologie des. voies lacrymales.

Sa connaissance est de date relativement récente et les premiers auteurs formulaient à son sujet de simples hypothèses. ee

C’est ainsi que Ba+er, en 1827, faisait naître les voies lacrymales du sinus buccal par invagination de son épithelium, et Burdach plaçait l’origine du canal lacrymcnasal à l'angle interne de l’œil. à

En 1840, ERDL et COSTE, se basant sur des recherchesS histologiques chez l'embryon humain, décrivirent une gouttière allant du bourgeon maxillaire supérieur au bourgeon nasal externe qui constituait le canal lacrymonasal par simple rapprochement de ses bords.

. De même Kôlliker fit provenir le canal nasal de la fermeture du sillon lacrymal.

Ce fut Born, en 1876, qui eut le mérite de montrer la -. véritable origine du canal. formé non par invagination de. la gouttière lacrymale, mais par prolifération de l'épithelium qui la tapisse. Ainsi naît un cordon épithélial plein quise transforme ensuite en canal par fonte des cellules centrales.

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Ewetzky, en 1888, fit les mêmes constatations sur l'embryon humain. Jowes, en 1897, étudia sur l’embryon de mouton et l’embryon humain le développement du canal nasal, mais ne pût élucider l’origine des canalicules. Ce fut Cosmettatos, en 1898, qui sur l'embryon de porc et de lapin découvrit leur provenance.

Enfin Stanculeanu, en 1900, étudiant méthodiquement des coupes d’embryons humains aux divers âges de la vie intra-utérine, nous donne une vue d’ensemble* détaillée de la question. Nous indiquerons, ici, les points essentiels dé ce travail. |

Sur le plus petit embryon examiné mesurant douze à treize millimètres, soit approximativement un mois de la vie fœtale, l’auteur a vu une large gouttière lacrymale, située entre I bourgeon maxillaire supérieur et le bourgeon nasal externe, s'étendant de l’œil aux fosses nasales et tapissée d’ectoderme,

Sur l'embryon de quinze millimètres, cette gouttière a disparu pour faire place à un cordon épithélial : la lame naso-lacrymale,

Sur l’émbryon de vingt millimètres se dessine l’ébauche des canalicules. s

À 35 millimètres, le cordon lacrymo-nasal, formé de grosses cellules polyédriques, s’épaissit surtout à sa partié supérieure (ébauche du futur sac lacrymal) et se creuse en son centre, de haut en bas, par fonte cellulaire. A ce stade les canalicules atteignent le bord palpébral.

Sur le fœtus de six centimètres, le canal lacrymopasal est creusé d’une lumière dans toute son étendue, mais son extrémité inférieure reste close du côté des fosses nasales ; il en est de même des canalicules qui né s’ouvrent pas à la paupière.

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Sur le fœtus de 13 cm. 1/2, le canalicule supérieur s’ouvre seul à la paupière.

Enfin, le canal lacrymo-nasal ne débouche dans les fosses, nasales qu’à la fin du huitième mois, parfois plus tard. Cette ouverture se ferait à la suite de la distension de l'extrémité inférieure du canal par son contenu gélatineux. Elle est presque toujours réalisée à la naissance. mais dans certaines circonstances l’imperforation persiste même longtemps après.

Ainsi seront réalisées les conditions favorables à l’éclosion d’une dacryocystite.

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