PORTRAIT DE TITUS
Vers l652 (B. 11.)
Portrait d'Hendrickje Stoffcls (vers 16S2).
(MUSEE DU LOUVRE
Etude de femme nue.
Dessin à la plume rehaussé de lavis.
(collection de m. j. p. heseltine).
HENDRICKJE STOFFELS.
scrupuleusement leur laideur, sans omettre aucune des déformations que l'âge, les conditions de la vie ou les épreuves de la maternité ont pu leur infliger. Il ne transige pas sur ce point et il n'a pas d'autre prétention que de faire vrai. Certaines de ces femmes sont même effrayantes à voir et nos lecteurs en jugeront eux-mêmes par cette maritorne à la mine effrontée, au rire bestial, être avachi et dégradé dont Rembrandt, sans nous épargner aucun des froncements de son cou ou des plis de son ventre, a tracé, dans le dessin dont nous donnons ici un fac-similé, la très magistrale mais trop véridique image (collection de M. Heseltine). La présence d'Hendrickje dans sa maison allait offrir à ses pinceaux un modèle plus digne de les occuper, et, fidèle à ses habitudes de travail, il ne pouvait manquer d'en profiter.
Dans plusieurs des œuvres de cette période on retrouve, en effet, un type féminin toujours pareil et dont
l'âge apparent se rapporte à celui de cette jeune femme. Le beau portrait du Salon carré, au Louvre, peint probablement vers i652, nous en offre le premier et le meilleur spécimen. On connaît cet admirable ouvrage, auquel la désignation du personnage ajoute pour nous un nouvel intérêt. Hendrickje est vêtue d'un de ces costumes pleins de fantaisie et d'élégance pour lesquels Rembrandt a toujours eu tant de prédilection. Elle porte un bracelet, des