‹ RembrandtChapitre 161 sur 285 · DE L'ERMITAGE · texte numérisé non relu

DE L'ERMITAGE

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bien, nous le verrons plus tard, qu'elle était digne de toute confiance. Peut-être, au surplus, n'avait-elle pas insisté elle-même pour obtenir cette satisfaction, et, rassurée sur l'avenir par l'ascendant que sa bonté aussi bien que l'affection qu'elle lui portait et le besoin qu'il avait d'elle, lui donnaient sur son maître, elle avait franchement accepté sa position. Les embarras financiers dans lesquels celui-ci se trouvait depuis longtemps et qui allaient bientôt amener sa ruine, expliqueraient suffisamment d'ailleurs la réserve d'Hendrickje à cet égard.

Plusieurs peintures exécutées par Rembrandt à cette époque représentent certainement aussi des personnes de son entourage immédiat. Deux d'entre elles sont des études faites à quelques années d'intervalle, probablement de i652 à i656, d'après une même petite fille, une jeune paysanne, prise peutêtre par Hendrickje pour l'aider dans ses soins

domestiques. Ce n'est encore qu'une enfant dans le tableau de l'Ermitage, la Balayeuse, qui nous la montre vue de face en costume de servante, avec un corsage à bretelles par-dessus sa chemise à larges manches retroussées. Le type est assez vulgaire : une figure ronde et ramassée, un gros nez court, des lèvres épaisses, des cheveux dorés et en broussailles sur un front large et bombé. De ses yeux un peu farouches et grands ouverts, elle regarde devant elle, appuyée sur une

clôture grossière. A côté sont placés une corbeille et un seau renversé,

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