‹ RembrandtChapitre 227 sur 285 · LA SYNAGOGUE DES JUIFS · texte numérisé non relu

LA SYNAGOGUE DES JUIFS

il n'en est pas qui se soit montre' plus à découvert, avec le douloureux contraste de son génie si puissant et de cette nature d'enfant incapable de se conduire, n'ayant de volonté' que pour le travail, gardant jusqu'au bout, à travers les épreuves les plus cruelles et souvent les plus méritées, cet amour ardent pour son art, devant lequel tout devait céder et qui domine son existence entière.

C'est avec une liberté complète que nous avons essayé d'apprécier un tel artiste, en cherchant à tirer parti des ressources de toute sorte qui nous ont été transmises par nos devanciers. Sans taire les défaillances morales de l'homme, ni les inégalités de son talent, nous n'avons pas eu à dissimuler notre prédilection pour ce maître si épris de son art, si profondément humain, si expressif et si touchant dans la simplicité familière de son éloquence. Assurément cette étude qui lui est consacrée n'est point telle que nous l'aurions voulue; nous n'y avons du moins épargné ni notre temps, ni notre peine.

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