‹ RembrandtChapitre 48 sur 285 · DIANE AU BAIN · texte numérisé non relu

DIANE AU BAIN

Vers 1 63 I (B. 20lY

(1) Goethe : Schrifften und Aufscet\e \ur Kitnst : Rembrandt der Denker.

(2) On a prétendu que le chien avait été etfacé sur la demande d'un des possesseurs du tableau; cette suppression, dont on ne découvre aucune trace, serait dans ce cas assez ancienne, car il ne figure pas dans la gravure du Recueil de la galerie de Choiseul, où se trouvait à la fin du siècle dernier le Bon Samaritain.

LE « BON SAMARITAIN »

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d'admettre qu'il n'est pas entièrement de sa main et qu'il y faut reconnaître la collaboration de quelqu'un de ses disciples. Mais nous ferons du moins nos réserves au sujet des noms proposés à cet égard, et sur

LE BON SAMARITAIN

lesquels nous nous expliquerons quand nous en viendrons à parler des élèves de Rembrandt. Le caractère de l'exécution de la peinture s'accorde aussi à démontrer son antériorité et, comme M. A. Bredius(i),

(1) Nederlàndsche Spectator, 1889, n° 19 : de « Old Masters » in de Royal Academy, 1889.

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nous pensons qu'à raison des analogies de la facture avec celle de la Présentation au temple, il convient d'en reculer la date jusque vers iG3i.

Remarquons cependant qu'avec Rembrandt ces problèmes de fixation d'une date précise sont parfois assez délicats. Si dans l'ensemble de son œuvre et le développement de son talent nous le verrons, avec les années, gagner toujours plus d'ampleur et de liberté, il nous arrivera de rencontrer des productions dont les dates positives sont faites pour étonner, quand on les compare avec d'autres ouvrages également signés et datés de la môme année. Bien des raisons pourraient être données de ces anomalies. D'abord plusieurs des toiles du maître sont demeurées longtemps dans son atelier, soit qu'il ne les considérât pas comme finies, soit qu'il ne trouvât que tardivement à s'en dessaisir et qu'il les signât alors, après l'intervalle plus ou moins long qui s'était écoulé jusque-là. D'autres ont été certainement reprises, en tout ou en partie, à des époques différentes et portent la trace manifeste de ces remaniements successifs. Pour d'autres, bien qu'elles aient été peintes à une époque déterminée, elles ont été inégalement poussées, avec un travail très fini, par places, et beaucoup plus sommaire dans d'autres parties. Enfin Rembrandt, après une peinture rapidement enlevée et traitée largement en esquisse, comme si à certains jours il éprouvait le besoin de changer d'allures, est revenu de lui-même à cette facture plus posée, plus suivie dont par moments il voulait s'imposer la salutaire contrainte. Ces changements, ces retours en arrière s'expliquent mieux encore à l'époque où nous sommes. Nouveau venu dans Amsterdam et désireux de s'y faire sa place, il n'avait pas à se forcer pour se conformer au goût régnant. Son propre penchant, très nettement accusé à ses débuts, le portait à étudier la nature avec des scrupules extrêmes, et la conscience avec laquelle il consultait la réalité devait, plus d'une fois encore, le ramener à ce fini minutieux qui était si bien fait pour lui assurer la faveur du public.

Aussi plusieurs autres compositions de cette époque ont-elles ce même caractère de fini, et, quoique postérieures à la Sainte Famille de la Pinacothèque, elles se rattachent plus directement aux œuvres qui l'ont précédée et offrent avec elles des analogies plus marquées. De ce nombre sont deux petits tableaux du Musée de Berlin (nos 828 c et 823). Ainsi que le fait observer le catalogue, le sujet du premier

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