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LES PHILOSOPHES EN MEDITATION

Stœdel's-Institut de Francfort, nous paraît de cette même année 1 633, peut-être même antérieur d'un ou deux ans. Debout, au centre, le roi, tenant d'une main sa lance, écoute d'un air farouche les accords du jeune musicien placé un peu à l'écart. La vulgarité des traits du roi, le dessin fort peu correct de sa main et certaines lourdeurs d'exécution ont fait suspecter l'authenticité de cet ouvrage, que le catalogue attribue à S. Koninck. Mais la qualité de la lumière, l'expression du visage de Saul, l'accord du rouge de son manteau avec les gris froids qui dominent dans le tableau, enfin le caractère même de la facture qui rappelle bien celle des œuvres de la période primitive, permettent de restituer au maître — ainsi que l'a fait M. Bode — une composition qu'il devait plus tard traiter avec plus d'ampleur.

On ne saurait, au contraire, élever aucun doute à propos de deux autres petits panneaux de cette date, les Philosophes en méditation du Musée du Louvre. L'un d'eux surtout (n° 408 du catalogue) est remarquable, bien qu'il s'y trouve un hors-d'œuvre : cette femme qui, à droite et au premier plan, attise le feu allumé dans une grande cheminée, prétexte évident pour étudier la lumière du jour opposée à celle d'un foyer artificiel et les reflets combinés de l'une et de l'autre. Mais, en réalité, cet épisode accessoire est peu apparent et ne distrait pas l'attention du sujet principal, le vieillard plongé dans ses réflexions

qui a donné son nom au tableau. Assis près d'une fenêtre, les mains

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