‹ Réminiscences de voyage [microforme]Chapitre 19 sur 26 · ONE · texte numérisé non relu

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mense cave échuréeau gaz, dont ies planchers sont pour ainsi dire lessivés à la bière, cinq À Six cents personnes, fümant, westiculant, É aétablées, savourant à longs traie un bock de bière maintes fois rempii Dans une cour attenante, on sous les arcades, au nulieu des barriques de houblon, des groupes nombreux de toutes sortes, :d'universitaires aux divers costumes, qui s'aitaquent galément à un tonneau et en ont bientôt vidé le contenn, Le soir, c'est la populalation ouvricre et Jes hommes d'aflures qui patronisent ces salles, Détail À mentionner: il faut aller se choisir soi-même un bock, le laver au robinet, et faire queuc absolument comme au théâtre.

avant d’avoirson tour au comptoir.

Et cela dure tout le jour depuis le matin jusqu’à une heure avancée de Ja nuit. On concoit dès lors que cette industrie est une vérita-

ble fortune pour Manich.

Le bock contient À peu près une pinte, et se vend quelques dix pfennigs, à peine deux sous. Cette bière est vraiment excellente, très douce, et n’est pas alcoolique du tout, ce qui explique que l’on puisse en absorber une grande quantité sans danger de s'enivrer. Notre lager canadien, que la brasserie de Beauport vient de mettre sur le marché, rappelle assez bien la fameuse bière allemande, ce qui expliqne la popularité qui la accueillie dès SON apparition.

Lors de notre visite au Hofbhaïühaus, on nous signala un habitué de la maison qui consomme chaque jour, à lui seul, trente cinq bocks de bière. Je n’eus pas de peine à croire le propriétaire qui confessait ingénûment que c'était JA une des meilleures pratiques de son établissement.

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La bière est ie breuvage national. Le bavaroïs croirait commmettre ua délit S'il s'en abstenait, Un Canadien qui a en occasion de visiter Munich à deux reprises, me racontait Pancedocte suivante : A l'hôtel B'onbergerhof, où logeait, le garçon detable, dit:il, ne passait Jamais devant une erédence, où il y'avait de la bière pour les besoins du service, sans en englou- Ur invariab'ement à chaque fois, an grand verre, Et ajouta-tl, lorsque jy suis retourné,deux ans plus tard, j'ai revu le buveur émérite, et iln’avait pas varié d’un jota sa vicille habitude. En voilà un au moins qui finira assurément par la bière.

À part des caves souterraines, dans presque tous les hôtels, il y a une salle où l’on entend le soir de la jolie musique tout en dégustant sa chopc de bière. Aux alentours de la ville d'immenses jardins rem-

plis de tables, rase mblent, l'été, des iMilliers de personnes de tout âge, de tout sexe et de toutes conditions qui vont y aspirer, sc as les pins ombraués, les Âpres senteurs du houblon.

Le touriste se plaît à Munich :

tous les jours il déconvre quelque Chese d'intéressant à étudicr, quelques monuments nouv “{UUX À admirer,

FR: ie

La Suisse a toujours eu de Fat.

trait pour le touriste et cette pro pulurité est assurément bien mcritce, [Il n'est point en effet, ex.

eepté Le Canada,-de pays plus pittoresque, de montagnes plus élevées, de lacs plus magnifiques.

Apres avoir dit,à Lindau,un der.

nier adieu à Ja Bavière, nous nous embarquons an commence ment d'août, surle* Ludwig?” en partance pour Romanshorn, et les autres villes qui bordent le lac de Constance, La sempérature était splendide, Pas une ride ne frissentait sur l'onde, pas un nuage m'obscurcissait le ciel! Pazur du firmament semnilait se refléter avec complaisance sur la limpide surface des eaux bleues. Détail charmant, lorsque 1e temps est

beau,la tible est servie sur le pont mème du navire sous une tente ouverte, ee qui permet au touriste,

tout en faisant honneur à un ex-

or Gr om 8 3

ractes écumantes

cellent diner, d'admirer à loisir Je

Pañorama varié qui s'offre à Kes yenx:

De ei,

de à, quelques barques de plai

sance ouvrent leurs voiles aux baisers d’une brise Caressante, Se détachant sur le fond ant d’une gigantesque granit.de jolies vil] crêtes ressenhblant

verdodigne de &s aux blanches à des cygncs done taille colossale émergent gracieusement des CAUX,

Une heure s’est bientôt passée

devant ce tableau Magnifique; nous voici déjà À Romanshorn où

aticid sous Vapeur le convoi qui

Dos conduit aux chutes du Rhin :

Vues du chateau de Laufen, à Daschen,les chutes sont. d’un eftet majestueux. Après une course longne et paisible, leRhin, à Schat:

fouse,se précipite dans une

course échovelée et,

creusant tout-A coup son lit, roule avec fracas ses cata-

AUX pieds dune

montagne de rochers, Soul, à mi distance entre les deux rives, un pie Iso dresse norement la tôte ot brave inpuñnément |: courroux des flots.

De petites cimbareations condui sent le touriste avide d'émotions fortes, au pied de ce roc, d'où on peut atteindre au pavillon qui en couronne le sommet, Un sentier longeant Ja falaise sauvage du châtean, qui a conservé le cachet inposant et sombre du moyerâge, conduit à des balcons échelon:

nés ci et 1, surplombant le gouffre, et que vient lécher, dans un dernier effort, la fumée du flot.

À quelques cents pieds audessus des cascades, un immense pont aux puissantes culées de pierre, ayant l'apparence de créneaux d'une place forte. À heures régiées, on voit des lumières scintiller dans la nuit et courir sur ses sommets tantôt dans un . tantôt

CSCHNS contraire, On dirait des vigies montant la zarde sur le pontlevis d’un fossé £ suntesque et qui, Surprises par quelque bruit suspect et insolite s'empressent d’aller donner l'alarme. Ce sont les feux des locomotives qui traver- F-ht ce pont avant de s'arrêter à Neuhausen,

Par un clair de lune allemand, À travers les mille prismes rayon:

nants ‘d’ares-en-ciel, développés = Par un puissant stéréoscope, les chutes du Rhin offrent un aspect ‘raiment féerique. Malgré leurincontestable beauté, elle h’approchent-eepeudant point imposante Magnificence du Niagara. Le Rhin, pas plus d’ailleurs qu'aucun fleuve de l’Europe, :ne:saurait rivaliser L avec notre majestueux et incomparable St.- Laurent.

Après quelques heures de l'Cpos dans la proprette petite viile de Winterthur, où nous ‘passons la

nuit, Lous poursuivors notre vov-

uwe ver. Lucerne,

Eucerne est une jolie ville, ecquettement bâtie sur le Jac des quatre-Cantons. C’est le point de départ des excursions favorites au sommet du Righiet du mont Pilatus. Une foule d'étrangers y affluent, et font l'ascension émouvante de ees montagnes pour assister au lever du solcil. Pour Jouir de ee spectacle d’une grandeur sans pareille, il faut se rendre Ja veille à un hôtel perché presqu’au sommet, afin d’être rendu à temps le Jendemain Pour contempler *

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