‹ Réminiscences de voyage [microforme]Chapitre 8 sur 26 · BE · texte numérisé non relu

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où les rayons d’un soleil brûlant.

La gent féminine se soumet mienx que l’homme à ces exigences. Depuis longtemps, esclave de la mode,—cette maitresse scuveraine du beau sexe,—clle se plie facilement à ses nouveaux caprices,

Disens ici en passant que Kuiepp

‘ondamne de tontes ses foudres la mode pernicieuse du corset “cet aspie venéneux” qui étreignant la taille dela jeune fille dans des serres d’acier,comprimele corps,empêuche la libre et régulière circulation du sang, et occasionne ces troubles et ces maladies si fréquentes de nos Jours, et qui conduisent prématurément au tombeau. Si Kneipp réussissait à faire disparaître l’abus si général du eorset, il aurait droit, à ce seultitre, à la reconnaissance universelle :

On s’adresse ensuite à l’adminis-

tration qui remet un livret avec lequel on va consniter le médecin

le Dr. Baumgarten—qui après un eXamen attentifou une auscultation minutieuse, y inscrit la nature de la maladie.

Lors de la consultation un des aides indique dans votre carnet.

sous la dictée de Kneïpp, le traitetement que le malade devra suivre pendant un temps déterminé, après lequel il faut revenir faire part au curé du résultat, Et l’o:: recommence un nouveau traitement, modifié Selon les circonstances.

Muni de cette ordonnance on se présente à un établissement de bains de son choix,car ces maisons de bains sont d'initiative privée. Il faut cependant que les doucheurs soient diplômés et aient recn de l’association Kneïpp un brevet de capacité. Les principaux établissements de ce genre et les plus achalandés en même temps que les mieux administrés sont ceux de Geromiller, de Kreuzer et de Bischoff.

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Dans chacun d'eux il y a des A Ce partements spécialement réservés pour les dames, où des doncheuses expérimentées font le service.

Chaque * Kurgaste, ” prend d'ordinaire deux bains par jour :

l’un le matin, l'autre deux ou trois heures après le r« ‘pas du midi, Chaque bain est précidé et suivi de ee que loi appelle Ja réaction, qui eonsiste en un exercice corporel quelconque afin de provoquer léchantffement, Il importe pou, d’après la méthode Kneïpp, que l’on prennele bain alors que le corps est dans nn état de transpiration alondante, pourvu que Pons’habiile ensuite promp- Piement et que lon prenne un exercice suHisant.

Ces bains consistent générale.

ment en des douches, au moyen de jets d’eau que l'on dirige sur le ares d’après les règles du ‘stème Kneipp, tantôt sur une

partie du corps, tantôt sur une autre, pour activer la circulation du sang et rétablir l'harmonie et lPéquilibre dans l’économie vitale, Un exercice très-recommandé et fort à la vogue est Ja promenade pieds-nus dans la rosée, Le main avant déjeuner les prés sont cnvahis de promeneurs et de promeneuses qui se livrent galement à

cette gymnastique d’un nouv au genre,

Un mot du régime alimentaire :

La cuisine Kneiïpp est tout-à-fait particulière, et il faut un noviciat pour s’y habituer,

Pour le déjeuner, on nous sert une simple tasse de café Kneipp Un café de malt préparé au lait— avec une brioche de pain Kneipp qui est fait de blé et de seigle moulus mais non blutés et sans levain aucun,

Le principal repas,Contrairement Aux usages reçus généralement en

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Europe est celui du midi: c'est le

soul où lon mange de la viande, Le canadien, habitué qu'il est de faire trois solides repas, se fait dit ticilement à ec régime.

Le potawe consiste dans une soupe d'avoine où de pain Kucipp sèché et pilé.—C'est le famenx “Kraftsup.” 11 fant être Kncippiste jusqu’à la voûte du palais pour faire ses délices de ce plat—Les viandes sont apprêtées d’une facon toute spéciale, À l’allemande,

C'est dire que les légumes et la choucroute nationale y figurent largement.—Te dessert se COM pose généralement de conserves de fruits divers, de myrtilles, de cerises, d’abricots, ete. —

Le curé Kneiïipp prescrit l'abstention de tout breuvage pendant les repas. On peut cependant, si on en formule le désir, se faire servir de bière ou d°’ hydromel, vin de miel fabriqné par les Domi-

hicaines de Warishofen, et qui se remarque par son goût CXquis et Sa qualité supérieure,

A l'heure de Ja collation, on se rend par groupes dans l'un des nombreux chalets de W&rishofen, et l’on s'y régale galement d’un plat de fromage-doux, ct qui n'est rien autre chose que le lait caillé si connu’ dans nos Campagn:s. -

Quels sont done les agréments de Wéærisofen et comment y passe-t-on le temps de villégiature?

Disons d’abord, que Wéærisofen n’est pas une station balnéaire où l’on sort du bain Pour se livrer à tous les amusements mondains, Non. Tous ceux qui y rendent, ne viennent pas pour Y Mener une vie uniquement de Plaisirs, mais bien et surtout Pour S'y soigner.

Or, pour que l’ean puisse produire les effets salutaires qu’on en attend,il faut que le COrps soit prépa-

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ré, par un mode de vie régulière, simple ct frugale, À son action vivifiante. Le traitement journalier absorbeune bonne partie du temj.s.

Les loisirs sont partagés entre la promeñade, la lecture, la correspondanee et les oflices religieux.

Car presque toute la population atholique qui séjourne à Weæri.

sofen durant l’été—et cest la grande majorité—assiste aux messes quotidiennes qui se disent jnsque vers les dix heures du matin, vu le grand nombre de prêtres.

Les villageoises du pays viennent aussi en foule, la plupart vôtues simplement, souvent pieds nus, un châle ou un petit bandeau sur la tête.

Aux environs du village, ilexiste de jolis bocages où le touriste, fatigué des ardears d’un soleil brûlant, peut, à l’aise, se reposer sous les sapins ombreux. A un mille, à l’ouest, il y a uu petit lac artificiel, Moyen-

nant quelques plennigs, des em- Barcations sont mises à la disposition de ceux qui aiment à se promener en chalonpe, I y avait, pendant mon séjour, Un jeune ce clésiastique qui passait ses journées cutières à canoter, Tout le monde le désignait sous le nom de l'abbé «u canot.

Plusieurs petits boures, situés à quelques milles de marche de Wé&risofen, offrent des eux de Promenade intéressante, Mentionhons entre autres “Schüneshah” remarquable par un orme gigantesque qui remonte à plus de deux cent cinquante ans, formant une

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magnifique arche étendant ses rameaux de chaquecôté du chemin, Cmbrassant dans sa puissante étreinte, la petite chapelle du lieu, et La maison d’un bavaroïs Jui.

même centenaire ct qui ne manque pas l’occasion de raconter aux VOJageurs, qui s'arrêtent sous son

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