‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 11 sur 77 · Corretjioniltmce i'&raime, Supplément, lOGl. C. U · texte numérisé non relu

Corretjioniltmce i'&raime, Supplément, lOGl. C. U

34 R'EHAISSANCEET RÉrORME.

reçus à une tabie abondante, s'en vont dès qu'ils sont saouls, sans remercier les gens qui les ont invités '. s Tout cela est juste et piquant; mais la vraie gloire consiste à metire tous ces goûts d'accord, ou à forcer les rares contradicteurs à se taire devant l'applaudissement universel.

L' Utopie avait réussi dans cette première épreuve. Budé en voulut faire la préface; Érasme se chargea d'en surveiller l'impression chez son ami Froben. L'Utopie allait avoirpour parrains, outreunlibraire qui recommandait toutes ses publications, les deux, plus grands noms littéraires de l'époque. Les amis de moindre marque suivaient l'opinion des maîtres. Morus ne recevait que félicitations et caresses. On mettait sa république fort au-dessus des républiques de Rome, de Sparte et d'Athènes. On disait le divin génie de Thomas Morus. Pour lui, il sentait lapins vive et la plus noble de toutes les jouissances, celle de l'homme de lettres honnête homme, quand il a fait une œuvre raisonnable et appréciée. Ce furent des jours d'or et de soie, comme on disait dans son temps, dans cette vie dont la fm devait être si sombre- Il avait la gloire, cette ivresse qui doit être si douce à l'homme dont le cœur est pur, et à qui les lettres n'ont pas ôté sa candeur.

« Que Je meure, écrivait-il à Érasme, ô le plus doux de mes amis ! si Tapprobation que Tunstall a

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