‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 39 sur 77 · te texte est admirable · texte numérisé non relu

te texte est admirable

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été six ans sous terre, je sortais de ma tombe et revenais à Chelsea, je ne manquerais pas d'y trouver des gens qui me mettraient à la porte, et qui me diraient que ma maison n'est pas à moi. Pourquoi donc, encore une fois, aimerais-je tant une maison qui oublierait sitôt son maître'? Voyons, dame Alice, continua-t-il, combien me donnez-vous d'années à vivre et à jouir encore de Chelsea?— Vingt ans, dit-elle, — En vérité, reprit-il, si c'était mille, il y aurait à y regarder. Et encore serait-ce un mauvais marché que de perdre l'éternité pour mille années. Mais combien pire serait le marché, s'il est vrai que nous ne sommes pas sûrs d'un jour ' 1 >

Le plan du roi, qui avait plus besoin de son parjure que de sa vie, avait été, dans le commencement, de le prendre par les afTections de lamille, et de le mettre aux prises avec les regrets, les reproches, les prières, les larmes, les souvenirs de la liberté perdue, rendus si vifs par la présence de ceux au milieu desquels il avait vécu libre. Mais, toute la famille ayant échoué contre l'homme à qui sa foi commandait de mettre le Christ avant les siens, on lui ôla brusquement toutes ces petites consolations, et la rigueur succéda aux ménagements. On l'attaquait par tous les points. Tantôt on répandait le Bruit qu'il avait prêté serment, et on lui ôtait ainsi l'appui de l'opinion publique dont

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