‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 49 sur 77 · A etudiis liodie facit otia graU Philippus · texte numérisé non relu

A etudiis liodie facit otia graU Philippus

Mec vobia Pauli dogmata sacra legel.

MÈLANCHTHON. ÏSI

Celte union, qui dura trenle-sepl ans, fut heureuse. Catherine Krapp était une femme pieuse et fort attachée à son mari. Excellente mère de famille, telle était sa bienfaisance pour les pauvres, qu'après avoir épuisé sa bourse, elle allait importuner ses amis de ses demandes d'aumônes. Elle n'avait d'ailleurs nul souci'de sa personne et nul soin de son extérieur, ce qui ne choquait pas Mélancbthon, lequel était insensible à toute espèce de délices'. Deux ans après son mariage, il faisait à un ami cet aveu touchant : « Je pense que je n'ai pas reçu du ciel un médiocre bienfait, puisqu'il m'a fourni matière à bien mériter d'une femme, et qu'il m'a rendu père d'un enfant'. »

Sa situation comme professeur, d'abord trèsgênée, s'était peu à peu améliorée, grâce aux soins de Luther. Au reste, les embarras d'argent étaient les moindres; il lui en venait de plus grands, soit des étudiants, soit des magistrats.

Ceux-ci, soit défaut de lumières, soit jalousie du crédit des professeurs, ne se prêtaient pas ou s'opposaient aux mesures de discipline que prenait l'académie. Mélanchthon voulait deux choses : q^u'on tint les élèves renfermés, et que chacun eût un professeur pour répondant. 11 demandait qu'aucun élève ne pût être logé en ville que sur la permission

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