‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 57 sur 77 · Corput reformalorum, 1. 1, a · texte numérisé non relu

Corput reformalorum, 1. 1, a

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de maux, Mélanchthon laisse voir son propre sentiment. Il était blessé plus qu'il n'osait se l'avouer de ce nouvel exemple de l'égoïsme des chefs de parti, lesquels montrent bien, par la facilité avec laquelle ils manquent tout à coup, et pour un caprice, à l'honneur commun, combien peu ils estiment leurs instruments. Mais il ne pouvait pas rester sur une impression si fâcheuse. II trouve bientôt, soit dans son respectpour Luther, soit dans l'illusion de l'esprit de parti, des motifs d'atténuer et d'expliquer ce mariage : « Après tout, Luther n'est pas un misanthrope ni un homme farouche ; il n'y a rien d'étonnant que sa magnanimité ait été amollie; c'est la nature qui l'a forcé à devenir époux ; les saintes Écritures honorent le mariage, i Un peu de sa disposition superstitieuse vient à propos aider des explications dont il tâchait de s'exagérer la valeur : « 11 y a, sans doute, ajoute-t-il, dans cette affaire, quelque chose de caché et de divin, qu'il ne convient pas que nous recherchions..»

Les dernières réflexions sont plus conformes à la première, et Mélanchthon finit comme il a commencé, paf le doute. « Cet événement, dit-il, ne sera pas inutile pour nous humilier; car il y a grand péril non-seulement pour ceux qui exercent des fonctions saintes, mais pour tous les mortels, à toujours s'élever'. >

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