Life oftir Th. More, by his grandioD, p
23 REHAISSANCE ET RÉFORME.
de la conlrainte et des luttes du jeune Morus, de ce que va être la liberté de l'homme sans religion?
Cependant le jeune homme allait être Yaîncu, Deux manières s'offraient toujours à lui, le couvent et le mariage. Le couvent répugnait à sa conscience ; ii y aurait été dégoûté ou peut-être tenté par le mauvais exemple. Le mariage lui souriait, quoiqu'il eût fait des épigrammes contre les femmes. Il se sauva du libertinage dans une sainte union. Cette union fut un acte de délicatesse chrétienne. Sir Coït, gentleman d'Essex, avait deux filles; Morus, qui s'était d'abord épris de la cadette, pensa que ce serait une peine amère et une sorte de déshonneur pour l'aînée de se voir préférer sa sœur; il reporta toute son affection sur celle-ci, et l'épousa'.
Le mariage l'avait enlevé à la vie contemplative. Il fallut enfin prendre un état. Le jeune ménage n'était pas riche, et les enfants allaient venir. Morus, par le conseil de son père, dont il faisait toutes les volontés depuis son enfance, étudia le droit, et se destina au barreau. Quatre années se passèrent dans de fortes études mêlées de pratique. Qd'oique marié, et tous les ans père d'un nouvel enfant, Morus avait gardé dans l'inlérieur de sa maison les habitudes de cliréLien chaste et austère. Il était sobre, se contentait d'un plat à ses repas, buvait de la bière au