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représentent à C :
d’entièrement défini et délimité et dont .
notre esprit aperçoive avec uné égale :
lucidité tous les éléments constituants 4 à
re RENAN ET NOUS
notre esprit quelque chose .
et rapports intérieurs, dont 1l puisse, Si.
j'ose dire, faire complètement le tour.
Elles sont d’une autre constitution et ont une autre portée. Ce qu’elles nÉsehe ti __ déborde ce que nous concevons sous leur .
nom. Elles ont en quelque sorte, deux .
sens ; l’un qui nous est accessible, l’autre | qui nous passe. Ces deux sens ne sont | pas en opposition, et ils ne sont pas non.
plus foncièrement deux, sans quoi ils
n'auraient pu figurer sous une ass notion, sous un même mot. Mieux vaut
dire qu'ils forment deux degrés et comme | deux étages d’un même sens. Ils ne s’op- … posent, ni ne se juxtaposent. Ils se super- .
posent. Le second continue et prolonge. |
le premier dans le sens de la hauteur. La | suite qu'ils forment est comparable : à une
montée que nous gravissons jusqu’à un
certain point. Au delà, nous ne pouvons | |
plus, parce que la lumière devient trop
éblouissante pour la débilité de nos yeux, » l'air, trop riche pour notre souffle. Mais à passé cette limite de notre ascension, c’est le même genre de paysage et de végétations qui se poursuit, en beaucoup plus beau, c’est le même air, mais merveilleu- £ ement condensé. Ces régions supérieures 3 ont, en leur inaccéssibilité, assez d’analogies avec nos régions humaines, pour que nous y puissions rêver avec fruit et essayer d’en esquisser en nos méditaions l’image radieuse. C’est ainsi que saint Thomas ne craint pas d'approfondir le mystère de la Trinité et son économie intérieure. Il s’acharne à concevoir les relations ineftables des trois personnes sur : .le modèle des relations que la conscience aperçoit entre les diverses fonctions de L.
lâme humaine.
Voilà ce qu’implique, ce qu’exige logi- -quement la doctrine ou plutôt la possibiité même du mystère. Mais ce qu’elle implique et exige, est-il donné ? Y a-t-1l
lieu de penser que les notions, du moins.
un ceftain nombre des notions dont notre
esprit dispose naturellement, se prêtent à ce double emploi et puissent, tout en.
restant substantiellement les mêmes no-
tions, convenir d’une part aux objets de.
-nos connaissances naturelles et, d’autre part, aux objets surnaturels du mystère ?
Il existe une philosophie qui paraît répondre affirmativement à cette question 1 et, bien que purement rationnelle elle- .
même dans ses desseins, offrir à des es- .
prits religieux les cadres où ils peuvent :
loger le mystère. C’est la philosophie platonicienne. Je dirai, en thèse plus :
générale : la métaphysique grecque, pro- :
prement la Théorie grecque des idées, :
commune pour le fond à Platon et à Aris-.
tote. Mais je ne voudrais pas mettre en.
discussion les très fortes nuances qui, sans opposer radicalement ces deux philosophes, créent néanmoins entre eux une différence considérable. Ce qu’ils ont de commun intéresse seul mon sujet.
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