‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 25 sur 196 · Diaz Lcmos, second appendice, op. cit · texte numérisé non relu

Diaz Lcmos, second appendice, op. cit

2. Pour fêter Tarrivée de la ligne à Cali, le Congrès a décidé qu*iine exposition d'agriculture, bétail, mines, beaux-arts, industries extractives, etc., aurait lieu à Cali en juillet 1914. Loi 56 de 1912. Diario oficial du 13 novembre 1912, n* 14.742.

11.945 voyageurs et 24.704 tonnes de marchandises ayant produit, avec diverses ressources, { 186.324. Les frais ont été de ( 220.541, et par suite le déficit de { 34.217, en diminution sensible sur les années précédentes.

Le 14 décembre 1911 \ le gérant de la Compagnie du chemin de fer du Pacifique a fait savoir au ministre des Travaux publics, que la Compagnie commencerait dès le mois de janvier 1912, les études nécessaires pour chercher la voie la mieux appropriée à la prolongation du chemin de fer du Pacifique de Cali à Girardot*.

Si cette ligne de Cali à Girardot peut être terminée en quelques années, ce sera pour l'avenir économique de la Colombie un appoint de grande importance. En effet, elle mettra en communication Buenaventura, c'est-à-dire le commerce du Pacifique, avec la capitale de la République' et elle rejoindra par Honda le trafic du rio Magdalena et, par suite, de l'Atlantique. Ce serait aussi pour la Colombie, si les États-Unis lui

i. Diarto oficial, 16 février 1912, n* 14 521.

i. Il est hors de doute que le chemin de fer passera par Palmira, Tille très importaDte de 27.400 habitants, et par Cartago, ville de 16.000 habitants, toutes deux dans le département d*El Valle. Nous supposons qu'ensuite la voie se dirigera brusquement vers le S.-E., passera à Salento, puis ira directement à TEsl jusqu'à 1 bague, ville de 24.500 habitants, capitale du département de Tolima, et de là à Girardot.

3. D*aprës M. Restrepo Plata, ministre des Finances, ce chemin de fer mettra Bogota à 24 heures seulement de la mer. {Informe del minûtro de Hacienda, 1912.)

créaient des difBcultés sur le canal et le chemin de fer de Panama, le moyen de faire communiquer ses ports de la mer des Antilles avec ceux du Pacifique» et de desservir une partie de sa région occidentale» san» recourir à la navigation du Gauca. Ce chemin de fer aurait en outre l'avantage de faire communiquer le Cauca et le Magdalena» par Gartago et Girardot.

Le chemin de fer de la Sabane, qui unit Bogota à Facatativd (10.000 habitants). La distance qui sépare ces deux villes est de 42 kilomètres ; nous avons va que cette ligne avait été raccordée récemment à celle de Girardot. Malheureusement Técartement des voies n'est pas le même» ce qui oblige à un transbordement. Le ministre des Travaux publics, dans son compte renda aux Chambres de 1913 S a proposé une baisse des tarifs du chemin de fer de la Savane, pour favoriser Tindus* trie et obtenir un rendement meilleur. Selon lui, les produits de l'exploitation ainsi augmentés, devraient être divisés en trois parts : une destinée au service de la dette du chemin de fer, une autre affectée à la construction de la station centi*ale et l'amélioration de toute la ligne, enfin la dernière employée à l'établissement d'un prolongement de Facatativa à Subachoque ou k la pose d'un nouveau rail pour permettre le passage des trains d'une compagnie à l'autre. Le mouvement de l'entreprise a été en 1911 de 276.474 voyageurs et

1. Memoria del ministro de obra$ publieoê al congre$o de 4943:. Bogota, 1913.

64.351 tonnes de marchandises donnant un produit brut de } 263.203 et un produit net de | 126.836 '• Pendant l'année 1912, il a été de 381.957 voyageurs et de 76.662 tonnes de marchandises pour une valeur brute» y compris divers revenus de la Compagnie de I 283.500, moins 1 147.266 de frais.

Le chemin de fer de Santa Maria qui doit unir le port de ce nom (9.500 habitants), capitale du département de Magdalena, au rio Magdalena. — Cette ligne, d'après la loi 61 de 1903, devait être terminée le 31 octobre 1911, sous peine de révocation du privilège de la Compagnie. Comme elle ne l'était pas à cette date, le gouvernement pouvait exercer son droit qui est d'obliger la Compagnie à vendre la ligne soit au déparlement de Magdalena, soit à lui-même, soit à une autre CSompagnie. Il a hésité à le faire, car en admettant même que la Compagnie ne se défendit pas et ne provoquât pas un procès, le département ou lui assumeraient une charge très lourde, car seuls, le chemin de fer de Barranquilla et celui du Sud donnent un bénéfice suffisant pour assurer le service de la dette que contracterait le gouvernement en cas de rachat. — Une autre solution serait d'obliger la Compagnie con- «cessionnaire à vendre à une autre Compagnie, mais celle-ci serait forcément étrangère, ce que ne veut pas le gouvernement, qui cherche à nationaliser les voies

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