‹ Renoir et ses amisChapitre 23 sur 63 · PORTRAIT DE JEANNE SAMARY · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE JEANNE SAMARY

et de la beauté. L'actrice demeurait dans sa famille, rue Frochot, à deux cents mètres de l'atelier de Renoir. Elle arrivait chez le peintre le matin de bonne heure et revêtait la robe rose dans laquelle elle posait et qui n'éteignait pas le rose de ses joues et la blancheur de son teint : « un rayon de soleil )), disait Renoir. Son rire joyeux, son charmant esprit d'enfant, son aimable espièglerie, tout en elle séduisait Renoir qui n'exécuta jamais portrait avec plus de plaisir que celui-là.

Lorsqu'il fut terminé, M""^ Georges Charpentier vint le voir :

— « Elle est très bien », dit la femme de l'éditeur, qui était petite et très grasse, « mais comme elle a des salières ! »

C'est en cette même année 1878 que le peintre exécuta, dans le salon de la rue de Grenelle, le portrait de M™^ Charpentier et de ses enfants. Les deux tableaux ont figuré au salon de 1879.

Quelque temps auparavant, Renoir avait peint une fort belle étude de nu d'après Nana, le joli modèle Montmartrois. Cette œuvre est certainement une des plus importantes que le peintre ait exécutée entre 1875 et 1880; elle marque une étape dans le développement de son talent. Ce torse fut acheté par Emmanuel Chabrier, peu après son retour d'Espagne doù il rapportait Espana, Chabrier avait une certaine aisance à laquelle le succès de ses dernières productions ajoutait des ressources supplémentaires. Cette situation le disposait à acquérir une œuvre de Renoir dont il aimait la peinture, d'instinct plus que par raisonnement. Il vint donc un dimanche, rue Saint-Georges, en compagnie de Lestringuez.

Assis dans l'un des vieux fauteuils, tout en parlant avec nous de son récent voyage, il jetait un coup d'œil sur les toiles que Lestringuez faisait défiler devant lui. Je lisais sur sa figure un certain embarras. Il était évideniment perplexe. Se déciderait-il pour une figure, un paysage ou un bouquet de fleurs ? Son regard se reportait toujours sur le torse de Nana. Cette belle fille, aux formes élégantes, à la chair palpitante, le tentait. Mais elle était outrageusement nue et c'était dans son salon que Chabrier entendait accrocher le tableau dont il

avait envie. Après une longue hésitation/ un combat intérieur entre son sens d'artiste et ses préjugés de bourgeois soucieux du qu'endira-t-on, il se décida à déclarer sa préférence.

- — (( J^ai grande envie de ce beau nu », dit-il, ce mais je ne^ puis le payer le prix qu'il vaut, Ah ! c'est une belle chose, ce torse; oui, je le prendrais, si ce n'était pas trop cher. » On eût dit qu'il espérait un refus.

Après avoir réfléchi, il en offrit trois cents francs que Renoir accepta. Ce prix lui remboursait à peine ce qu'il avait dépensé pour le faire.

Chabrier remercia chaleureusement le peintre. Son désir avait triomphé de ses scrupules.

— (( C'est un cadeau que vous me faites. Je garderai précieusement ce magnifique morceau. Vous pouvez être sûr quejenele vendrai jamais. Pour que je m'en sépare, il faudrait que j'en trouve dix mille francs », ajouta-t-il; en riant à l'idée qu'un prix pareil pourrait jamais être atteint par un tableau de Renoir.

Je crois bien que Chabrier n'attendit pas, cependant, que le tableau valût dix mille francs pour s'en défaire. Cette grande femme nue n'avait pas été bien accueillie chez lui. On Tavait trouvée indécente et si mes souvenirs sont fidèles, la belle Nana, trop peu vêtue, dut quitter le salon, où elle n'était pas à sa place au milieu de respectables portraits de famille et se cacher dans un réduit obscur, en attendant son départ définitif.

Le prix auquel Chabrier avait acquis l'une des plus belles œuvres de Renoir n'était pas exceptionnel. Le peintre a fait souvent de plus désastreux marchés. Un j[our, à l'approche du paiement de son loyer, il abandonna au pâtissier Murer tout un lot de toiles — autant que l'autre put en emporter — pour cinq cents francs. Murer, qui était un homme prévoyant, les garda pendant vingt ans et les revendit alors pour deux cent mille francs. Il était très fier de ce résultat et disait que le bénéfice réalisé par lui était la juste récompense dé sa perspicacité. A la même époque, il avait aussi acheté à Sisley, pour une somme

Jeune femme se baignant.

minime, une dizaine de toiles qu'il revendit plus tard un bon prix. Ce Murer était un amateur féroce qui n'apparaissait jamais dans un atelier que lorsqu'il savait que le peintre était à bout de ressources ; il avait le flair d'un usurier. Il posait volontiers, cependant, pour un protecteur des arts. Il avait, en outre, des prétentions littéraires. Très féru du naturalisme de Zola, il en exagérait les défauts, sans avoir aucune des qualités de son modèle. Son œuvre capitale fut un roman ordurier intitulé : La mère Nom de Dieu, Ce titre suffît pour faire connaître et juger la littérature de Murer.

Sur la fin de sa vie, sans doute pour occuper ses loisirs de boutiquier retiré à la campagne, Murer faisait de la peinture; elle valait sa littérature. L'amour du négoce le poussa à vendre ses toiles comme il avait vendu jadis ses brioches et ses pâtés. Malgré son habileté commerciale, il avait beaucoup de peine à placer ses croûtes au prix que lui-même avait payé autrefois les tableaux de Renoir. On ne peut pas dire que ce fut une revanche pour les peintres qu'il avait exploités, car il gagnait quelque chose sur les cadres qui accompagnaient toujours ses toiles et il ne se plaignait pas des affaires.

Des gens plus huppés que Murer et d'un autre plan social n'agissaient pas toujours avec plus de générosité que lui. Un personnage fort riche, mais très avare, faisait faire par Renoir des portraits à cent francs par tète.

— (( Je ne vous demande qu'une pochade », disait-il pour excuser la modicité du prix offert ; (( vous ferez une petite tête en une ou deux séances. »

En réalité, le peintre laissait chaque fois à l'habile amateur une étude très poussée représentant une semaine de travail, quelquefois plus. A la mort de leur propriétaire, ses héritiers ne purent résister à la tentation de se défaire de ces portraits qui avaient acquis une grande valeur.

Un autre amateur choisissait toujours dans l'atelier du peintre une étude inachevée et abandonnée ou peinte sur une toile qu'elle ne couvrait

pas entièrement. C'était un prétexte pour n'en donner généreusement que deux ou trois louis. Quelques jours après, notre homme revenait rue Saint-Georges, avec son acquisition élégamment encadrée. « Voyez donc », disait-il d'un air attristé, « comme cette partie blanche fait mal, une fois l'étude encadrée. Voilà une jolie chose gâtée. Vous devriez bien me mettre un peu de couleur sur ce coin vide. »

Docilement, Renoir s'exécutait, non sans laisser voir, parfois, qu'il n'était pas dupe de la ruse de l'amateur. Qu'importait à celui-ci qui avait un tableau achevé pour le prix d'une pochade.

Tous ces jolis bouquets que Renoir s'amusait à peindre quand il n'avait pas de modèle et où son extraordinaire virtuosité se donnait libre carrière, s'en allaient au prix dont il avait payé les fleurs à la bouquetière. Il arriva même souvent qu'un amateur achetât une figure ou un paysage et prît un bouquet par-dessus le marché, comme une chose insignifiante et sans valeur.

Il est vrai que Renoir n'attachait lui-même aucune importance à ses fleurs. Un jour qu'il peignait quelques roses posées dans un vase de poterie verte, il me dit :

— (( Gela me repose la cervelle de peindre des fleurs. Je n'y apporte pas la même tension d'esprit que lorsque je suis en face d'un modèle. Quand je peins des fleurs, je pose des tons, j'essaye des valeurs hardiment, sans souci de perdre une toile. Je n'oserais pas le faire avec une figure, dans la crainte de tout gâter. Et l'expérience que je retire de ces essais, je l'applique ensuite à mes tableaux. Le paysage aussi est utile pour un peintre de figures. En plein air, on est amené à mettre sur la toile des tons qu'on ne pourrait pas imaginer dans la lumière atténuée de l'atelier. »

(( Mais quel métier que celui de paysagiste ! », ajouta-t-il, ce on perd une demi-journée pour travailler une heure. On termine un tableau sur dix, parce que le temps a changé. Vous faisiez un effet de soleil et voici la pluie qui survient. Vous aviez quelques nuages dans le ciel, le vent les chasse ; ainsi pour tout ! »

Il laissait donc partir pour rien ces fleurs et ces paysages qui eussent suffi à faire la réputation d'un artiste.

Renoir ne se plaignait jamais de ne pas vendre ses tableaux un prix raisonnable. Il était si bien possédé par le démon de son art que tout le reste lui était indifférent, et qu'il n'eût voulu pour rien au monde s'embarrasser l'esprit d'une question d'argent. Toute sa vie, il a conservé la même répugnance pour tout ce qu'on appelle ce les affaires ».

Pour peu que la vente d'un tableau lui permît de se procurer des modèles pour en exécuter d'autres, il était satisfait. Parvenu à la gloire, cette disposition d'esprit n'avait pas changé chez lui. La valeur marchande de ses tableaux ne l'enchantait pas ; elle le laissait indifférent car il n'y attachait aucune importance. Il envisageait même un temps, qui pouvait être prochain, où ses œuvres n'auraient plus de valeur. 11 rappelait, à ce propos, le sort des tableaux de Watteau, de Boucher, de Fragonard qui, dans la première moitié du xix® siècle, ne trouvaient plus d'acquéreurs.

— (( Si pareille chose m'arrive », me disait-il, ce j'ai' maintenant assez d'économies pour me permettre de faire de la peinture sans me soucier des marchands. » Cela le rassurait.

Les marchands de tableaux ne paraissaient jamais rue Saint- Georges. En 1875, aucun d'eux n'aurait pensé à y venir, puisque la peinture de Renoir ne se vendait pas. Seul, Durand-Ruel achetait au peintre quelques toiles que celui-ci lui apportait, mais elles restaient dans le magasin de la rue Le Peletier, en attendant des jours meilleurs.

La vie dans l'atelier de Renoir n'avait rien de triste ni d'austère, tnais le seul plaisir, l'unique préoccupation du maître du logis consistant dans l'exercice de son métier, les très jeunes hommes — quelques-uns n'avaient pas vingt ans — qui étaient autour de lui et qui subissaient l'influence de son exemple, n'avaient guère l'occasion ni le goût de « faire la fête ».

Cependant, à la veille de Noël 1874, Goeneutte, Lamy, Cordey et

K'.vi.^-~^,-Ç- ï' -'

Portrait de M. Paul Durand-Ruel (1910).

moi, aidés d'un autre ami, le sculpteur Louis Lefèvre, nous décidâmes de réveillonner. Bien que Renoir eût refusé d'être des nôtres, nous persistâmes dans notre résolution de nous donner une belle fête. Nos

familles nous y aidèrent. La cave du père Cordey fut mise à contribution. Nous devions être une dizaine de convives, on jugea qu'une demi-douzaine de bouteilles de vin nous suffirait. La cuisinière de M""® Goeneutte nous prépara deux poulets rôtis. Chacun de nous apporta aussi quelques victuailles. Toute-, fois, nos parents avaient refusé de nous prêter de la vaisselle et des couverts.

Or, la fête devait avoir IJeu dans Tatelier de Lefèvre, rue Capron, et le sculpteur ne possédait naturellement aucun ustensile de ménage. Gela ne nous arrêta pas. Ghacun alla de son côté, chargé de la délicate mission d'acheter verres, assiettes et fourchettes d'étain ou de fer battu. On peut juger combien tous ces préparatifs nous amusaient.

Des planches posées sur des tréteaux, un drap de lit pour nous servir de nappe, quelques torchons et serviettes empruntés à des voisins complaisants et le couvert se trouva mis par nos soins diligents.

Nous avions invité quelques amis à se joindre à nous et nous nous apprêtâmes à fêter gaiement Noël. Au moment de nous mettre à table, nous nous trouvâmes assez embarrassés pour nous servir. Il fallait se 84 '

Baigneuse.

Femme se coiffant.

déranger — et qui le ferait ? — pour prendre les plats sur une table au fond de Fatelier, En outre, nous voulions boire du café et personne de nous ne savait le préparer. Quelqu'un s'avisa que le bal de la Reine Blanche^ sur remplacement duquel a été édifié le Moulin Rouge^ était fréqu.enté par de nombreuses femmes de chambre et cuisinières du quartier. Deux d'entre nous s'y rendirent et revinrent peu après accompagnés d'une vieille femme moustachue et d'une autre jeune qui semblait fraîchement débarquée de sa province. Ce concours nous sauva et le repas improvisé se passa dans un ordre parfait. Goeneutte, qui avait pris son rôle de fêtard au sérieux, était légèrement gris à la fin.

— (( Toi », me disait-il, en me montrant du doigt, ce tu ne bois pas; t'es un philosophe venu pour nous espionner ! ))

Lamy, qui avait un appétit formidable, emplissait son assiette de tout ce qui passait devant lui,

— « Quel sale auvergnat ! » s'écriait Goeneutte indigné.

Un moment après, il se pencha vers moi et me dit à voix basse en regardant Cordey qui essuyait son lorgnon :

— « Comment ce garçon-là pourrait-il être coloriste? 11 ne voit pas clair. On ne met pas de lunettes pour faire de la peinture ! »

Vers le matin, nous nous séparâmes avec une forte envie de dormir. Lefèvre remit aux femmes qui nous avaient servis la gratification convenue et demanda à la plus jeune si elle en était satisfaite.

— (( Oh ! oui, Monsieur », répondit-elle, ce mais mon rêve, ce serait d'acheter une paire de bottines. »

Lefèvre lui donna de quoi contenter son désir ambitieux. A cette époque lointaine, une paire de bottines ne coûtait pas plus de quinze francs.

Renoir s'amusa beaucoup au récit de notre réveillon. Il nous y voyait chacun avec notre tempérament, nos attitudes ; en peintre, toujours.

Nous n'avons plus renouvelé ce genre de fête, quoique nous y ayons trouvé du plaisir; ce sont des choses qu'on ne recommence pas.

Portrait de femme.

Personne ne pensera devant son œuvre toute remplie par la représentation de la beauté féminine que Renoir ait été mysogine. Il se plaisait, en effet, dans la société des jeunes femmes; leurs mines et leurs propos légers l'égayaient, ils le charmaient aussi. Cependant, la présence constante d'une femme auprès de lui, de la même femme surtout, lui eût été désagréable et l'eût bien vite lassé, comme si elle lui eût ravi une part de son indépendance ; car il était indépendant comme un chat, son animal favori. Il n'y avait donc pas, rue Saint-Georges, de femme emplissant la maison. C'est peut-être ce qui a fait la force et la durée de ses relations avec nous autres jeunes gens.

Vers i883, Renoir abandonna cet atelier où notre petit groupe avait passé tant d'heures charmantes et fécondes, où s'était formé, enrichi, l'esprit de quelques-uns d'entre nous au contact d'esprits déjà mûris. Vers le même temps, d'autres lieux de réunions des mêmes amis disparaissaient aussi et nous nous trouvâmes dispersés presque subitement.

LES VRAIS REVOLUTIONNAIRES L'EXPOSITION DE 1876 ET LA BROCHURE DE DURANTY

RENOIR, qui n'aimait à fréquenter ni les hommes politiques ni les gens en place, avait été présenté à Gambetta par je ne sais qui, Philippe Burty peut-être, et le tribun avait tout de suite témoigné beaucoup de sympathie à l'artiste.

A l'approche de l'exposition des Impressionnistes qui devait s'ouvrir en avril 1877, Renoir, faisant violence à son habitude de ne jamais rien demander, se décida, dans le but de servir ses amis, à prier Gambetta d'insérer dans la République française une note favorable à leur exposition. Un matin, ruminant ce qu'il allait dire, il se rendit au bureau du journal, rue de la Ghaussée-d'Antin. Gambetta n'y était pas et ce fut Ghallemel-Lacour qui le reçut. A peine celui-ci eut-il entendu la requête du peintre qu'il entra presque en fureur. Sa mine d'ordinaire renfrognée se fît encore plus sévère.

— (( Quoi ! » s'écria-t-il, « vous me demandez de parler des Impressionnistes dans notre journal! C'est impossible, ce serait scandaleux! Mais vous ignorez donc que vous êtes des révolutionnaires ? »

Le pauvre Renoir, tout déconfit par cette apostrophe inattendue, se retira sans répliquer.

Sous le porche de la maison, il croisa Gambetta qui s'enquit du but de sa visite.

Quand Renoir lui eut répété la phrase comminatoire de Challemel- Lacour, le tribun éclata d'un gros rire.

• — « Vous êtes des Révolutionnaires ? Eh bien ! et nous, qu'est-ce que nous sommes ? »

Il n'y aurait rien de plus déconcertant que l'accusation d'être des révolutionnaires portée contre les Impressionnistes par un homme du 4 septembre, si Ton ne savait pas, par maints exemples historiques, que les gens qui détiennent le pouvoir, fût-ce seulement depuis vingtquatre heures, traitent d'insurgés ceux-mêmes dont ils viennent de prendre la place. C'était bien le cas des maîtres de l'Art, devenu officiel depuis la Révolution, considérant comme des révoltés les artistes demeurés fidèles à l'antique tradition de l'art français.

Je ne voudrais pas, à propos de peinture, faire une incursion dans le domaine de la politique. Ce n'est pas le lieu de prendre parti pour ou contre les événements qui ont modifié si profondément la vie de notre pays et amené laMisparition de ce qu'on a appelé, par une saisissante expression : « l'ancien régime )). Ce que je voudrais faire comprendre, c'est que le mouvement auquel on donna le nom d'Impressionnisme^ loin d'être une tentative de rupture classique a marqué, au contraire, un retour vers cet art dans lequel le métier, le souci du bon emploi de la matière tenait le premier rang. « Soyez d'abord un bon ouvrier », disait souvent Renoir, ce cela ne vous empêchera pas d'avoir du génie. »

Je voudrais aussi montrer que, parmi les Impressionnistes, Renoir a été le plus représentatif de cet esprit de retour vers l'ancien art français, tel qu'il s'était développé au cours des siècles, et que faillit anéantir la brutale invasion d'une conception barbare vqnue du dehors. L'apostrophe de Ghallemel-Lacour n'était pas l'expression d'un goût

Hèlio Leo/h fl/arotte Paris

Cl. Durand-Rnel

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