‹ Renseignemens sur l'AmériqueChapitre 21 sur 43 · III · texte numérisé non relu

III

près le même qu’en Angleterre. Les esclaves vont tous pied* nuds. v

Prix publiés à L'auberge de £ Aigle y a

Richmond en Virginie.

Déjeuner , 2 shellings , argent courant , c. a. 3»

I sh. 6 den. sterlings.

Dîner, avec du grog , ou du toddy , 3 sh. courant, c. a. d. 2 sh. 3 d. sterlings.

Souper froid , 2 shellings courant , c. a. d. 1 sh. 6 d. sterlings.

Une bouteille de porter , 2 sh. 6. d. courant ; c. a. d. 1 sh. iq{ d. sterlings.

Une quarte ( ou pinte) de punch , le mêm® prix.

Une quarte de toddy 1 sh, 6 d. argent courant f c. a. d. 1 sh. 1 7 d. sterlings.

Une quarte de grog , 15 d. courans , c. a. d. ïi i d. sterl.

Une chambre à coucher meublée , au-dessus du rez-de-chaussée , 1 sh. é d. c. a. d. 13 \ d. sterlings.

Les' chevaux de louage, 3 sh. ( 2 sh. 3 d. sterlings ) pour 24 heures : les domestiques , 5 sh. < i sh. 3 d. sterlings) par jour.

Tout cela est plus cher que dans les états du Nord. Les tables sont abondamment servies. Dans l'article du déjeuner, on comprend, eu

Amé«5

Amérique, du jambon, des.oeüfs, des grillades; des côtelettes , etc. soit toutes ces choses ensemble, soit seulement quelques-unes. On n’est pas obligé de boire après-dîner, Oh n’a rien à donner aux domestiques ni aux garçdns. Dans l’article du souper , le thé et le café Sont ordinairement compris comme accessoires.

Prix de différentes denrées a Richmond ( argent sterling. )

Mais ; 1 sh. 6 d. et 1 sh. 107 d. le boisseau de Winchester,

Froment, de 3 sh. 47 d. à 3 sh. 9 d.

Orge, 1 sh. 7 7 d. à 3 sh.

Avoine, 1 1 \ d. & 1 sh. 47 d.

Riz , 1 2 sh. & 1 3 sh. 6 d. le quintal.

Pommes de terre , 1 sh. 6 d. , 1 sh. 11 ~ d. et 2 sh. 3 d. le boisseau.

Farine de froment, 19 sh. 6 d. et 22 sh. 6 d. le baril de 196 livres net.

Houblon, 1 sh. 1 ~ d. la livre.

Café , de 9 à 1 1 d. la livre acheté au quintal ; en détail , depuis 9 d. jusqu’à 1 sh. 1 \ d.

Thé-bou, en détail , 2 sh. 3 d. Thé soutchong , 4 sh. 6 d. Heysen, 7 sh. 6 d.

En boîte, il coûte, 1 sh. 6 d. et 1 sh. 10 7 d. Le thé heysen, 4 sh. 6 d. et 5 sh. 3 d.

( ÏÎ4 )

Chocolat , 7 i d. et 9 d. la livre , en prenant une caisse d’un demi-quintal.

Beurre, 5 7 d. et 6\ d. en prenant des pièces de 60 livres.

Fromage , de 4 \ d. à 6 d.

Sucre brun , en le prenant au muid , 37 liv. 10 sh. à 60 liv. le quintal. Autrefois il ne va- Joit que de 30 à 37 hv* 10 s^* detail, de ^ à d. ; en pain, de 1 1 { d. à 1 3 d. (1)

Mêlasses ( Treaele ) 1 sh. 6 d. et 2 sh. 3 d. le gallon en l’achetant au muid ( Hogshcad ).

Rum. Celui du pays, en le prenant par muids ,

2 sh. 7 7 d. et 3 sh. le gallon. Celui des isles

3 sh. 9 d. et 4 sh. 6 d. L’eau-de-vie de Franck 4 sh. 6 d. et «5 sh. 7 { d. ; l’eaü-de-vie de pêche de la Virginie , 3 sh. Eau - de - vie de pommes, 2 sh. 7 7 d. et 3'sh. Wiskey , 3 sh. Le genièvre, en gallon, 3 sh. 4 7 d. ; en caves de 4 7 gallons , apportées de Hollande , de 20 à

22 sh. 6 d.

Vin de Ténériffe , 3 sh. le gallon , en le prenant par pipes. Vin de Lisbonne , 6 liv. 1 5 sh.

(1) J’ai traduit cet article fdèlement , mais j’avoue que je ne conçois pas comment le sucre peut coûter 37 /. et 60 l. le quintal en gros et ne valoir que 6 àSd. la livre en détail . J’ ai consulté là-dessus des personnes instruites qui n’ont pu me tirer d’embarras. {Note du Trad .)

à 7 liv. 10 sh. Le Malaga , 5 liv. 5 sh. à 6 ijv;

15 sh. , par caves de 30 gallons. Le Madère, de 45 à 50 guinées la pipe.

La bière n’est pas en usage.

Porter de Londres , 9 h. 9 d. , et 10 sh. 6 d; les douze bouteilles avec le verre.

Cidre, le gallon, 3 d. et ^ \ d. en gros.

Bœuf nourri dans les pâturages , 1 £ d. et 2 J d. nourri dans l’étable, ou bœuf d’hiver, i±d. et 3 d. — Veau , 4 £ d. et 5 d.

Mouton, 1 l d. et 3 d.

Agneau, 4f d. et 5 d.

Porc, d’excellente qualité, il sh. 3 d. et 17 sh; le quintal, en prenant un cochon entier.

Lard et jambons, 3 £ d. et 5 £ d.

Dindons, 1 sh. 6 d. et 3 sh. 4^d. k pièce.

Sel, 1 sh. 6 d. et 1 sh. io£ d. le boisseau.

Savon en caisses , 3 £ d. et 4 £ d. la livre.

Chandelles , par eaisses , 6 ~ d. et 9-d. la livre.

Bois de chauffage , 7 sh. 9 d. et 9 sh. k corde de § pieds de long sur 4 de haut et 4 de large.

Charbon , 7 £ d. le boisseau.

Chapeaux. Ceux de laine faits dans le pays , ï sh. io£ d. et 4 sh. Ceux de raton ou de re-> ^ nard , 1 5 et 27 sh.

Souliers , 3 sh. 9 d. et 7 sh. 6 d. la paire. Bottes, de 15 à 3 6 sh.

Gages des domestiques mâles, 6 liv. et 9 liv. par an.

Manouvriers blancs, de 13 à 18 liv. par an.

Domestiques femelles , ( principalement les négresses ) 4 liv. 10 sh. et 6 liv. par an. On les achète ou on les loue; il y en a peu de libres.

Prix d’une vache , de 3 7 sh. 6 d. à 7 3 sh.

Chevaux de trait ou de charrue, de 7 liv. 10 sh. à 1 f liv.

Bœufs de labeur , 9 liv. la paire.

Moutons, 4sh. 6 d. , et 10 sh. la pièce.

Charriots , portant un tonneau et demi , avec le harnois complet de quatre chevaux , de 12 à 18 liv.

Charriot à deux chevaux , 7 à 8 liv.

Suivent les prix de quelques autres objets non compris dans la liste ci - dessus , à Winchester en Virginie. Ils sont exprimés en argent courant de Virginie , qui se réduit en argent sterling, en déduisant le quart de la somme mentionnée.

Poisson salé. L’alose ( shad) 30 sh. Hareng , 2.4 sh. Saumon, 60 sh. le baril pesant 200 livres. Huîtres, dans la-saison, 3 sh. le boisseau.

Pommes; en automne, 1 sh. le boisseau : à noël , 1 sh. 6 d. et 2 sh.

Pèches , <3e 1 sh. à 4 sh. le boisseau.

Corinthes, 3 sh. le boisseau; mais il s’en vend

peu.

Gibier volatile et pigeons ; il s’en vend peu; Faisans, 6 d. pièce; perdrix, 1 sh. à 15 d. la douzaine.

L’habillement à Winchester est d’environ | plus cher qu’en Angleterre.

Futailles ; en chêne contenant 30 gallons , 5 sh. tierçons, 7 sh. 6 d. barils, 9 sh.

Matériaux pour bâtir.

Troncs équarris et livrés sur la place où l’on bâtit , 1 { d. le pied.

Scantlings , 1 d. le pied, mesurés de tranchant et de plat au moulin à scie. (1)

Planches pour les planchers ,

1 pouce les cent pieds , 7 sh. 6 d.

I pouce , idem 6 sh.

~ pouce, idem 4 sh.

Lattes pour la couverture des maisons, 2 sh. 6 d. les cent pieds , mesure courante.

Bardeaux : de cyprès , de 3 à 4 dollars le millier, livrés sur la place, chaque bardeau couvrant 4 pouces sur 6.

(1) Ces scantlings sont sans doute des pièces de bois taillées d’une certaine manière ; je n’ai pu découvrir au juste ce que c’est. ( N. du T. )

(un

Bardeau de chêne , 28 sh. le millier , chaque bardeau couvrant 10 pouces sur 4.

Bardeaux de châtaignier, couvrant 6 pouces sur 4,16 sh. le millier.

Chaux, 6 d. le boisseau.

Briques, livrées , 24 sh. le millier.

Vitres, de 8 pouces sur 10 , 72 sh. la boîte contenant 100 pieds.

Travail, 20 d. et 2 sh. la perche (1) , quand l’ouvrage est complet , et en fournissant la nourriture.

Les plâtriers, 4 d. par verge quarrée , quand ils sont nourris.

Les vitriers, 1 d. par vitre, avec la nourriture.

Papiers pour tenture; ceux du pays, 3 à 12 sh. la pièce de 1 2 verges.

Logement et nourriture en ville, de 15 à 30 liv. ; à la campagne, de 1 2 à 20 liv. par an.

Tels sont les faits que j’ai extraits pour votre usage du récit de M. Toulmin; ils vous mettront en état de juger assez bien de quelques objets importans , concernant le pays , par lequel

(1) La perche contient 5 verges et demie de 3 pieds chacune. ( Note du T. )

ils vous conduisent. Je vous enverrai mes notes dans ma première lettre (i).

Je suis , etc.

LETTRE î V.

Monsieur ,

Je partis de Philadelphie le 14 décembre 1795 ; avec trois amis, dans l’intention de pousser mes courses au Nord, jusqu’à la frontière de l’état de Ne Vr York , par le 42™ degré de latitude, si le temps me le permettoit. Nous avions déjà éprouvé à Philadelphie deux alternatives de neiges et de dégels , mais la neige n’y avoit pas eu encore assez d’épaisseur , et n’avoit pas duré assez long-temps, pour permettre l’amusement des traîneaux^

Les environs de Philadelphie sont plats et n’ont rien de pittoresque ; le sol est stérile; les

(1) c J’ai appris que M. Toulmin est revenu du Kentucky, depuis qu’il a écrit le journal dont nous venons de donner l'extrait. Il confirme ce quia été dit de la beauté du pays , de la fertilité du sol , et de V agrément du climat, qu’il assure , cependant , être très - pluvieux en hiver. Il est content de la société qui s’y trouve. Je desire beaucoup qu’il publie ses journaux en entier . Les extraits peu. nombreux que j’en ai faits, ne contiennent qu ’ une petite partie des faits intéressans qu’il aiiotés*

couches sont : terre, six pouces; sable et argile, huit pieds; sable et' cailloux quartzeux, un pied; puis une couche épaisse d’argile couleur de brique, ayec un peu de sable. Le terrein auprès de la ville contient beaucoup de parties micacées.

J’ai déjà dit que le loyer des maisons étoit àpeu - près le même à Philadelphie, que dans les grandes villes provinciales d’Angleterre , et les vivres , un peu meilleur marché. Le logement et la nourriture coûtent depuis cinq jusqu’à sept dollars par semaine , et la moitié de ce prix pour les enfans et les domestiques.

De Philadelphie à Reading , à une distance de

5 6 milles , le pays , en général , conserve le même aspect peu intéressant de stérilité, excepté auprès des chûtes de Skuilkyll , où l’on a quelques belles vues. A Reading , un terrein défriché, avec une maison et ses dépendances, se vend de 8 à io liv. argent courant , l’acre.

Ayez la bonté d’observer que, dans cette lettre, je parler .i le langage du pays, en fait d’argent et - du prix des choses; je m’exprimerai donc toujours en argent courant de Pensylvanie, que vous réduirez en argent sterling, en multipliant par 3 et divisant par 5. Ainsi 10 liv. argent courant, feront

6 liv. ster’lings.

De Reading , nous allâmes à Hamburg , ou Carter’s-Town , à travers un pays qui n’oiTre

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