‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 107 sur 149 · DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX DE FEZ · texte numérisé non relu

DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX DE FEZ

C’est à Fez, dans ce milieu si contaminé, que 4 la lutte a été amorcée avec un dispensaire antituberculeux fondé le 30 janvier 1921.

Dispensaire de Fez

Organisation. — En plein centre indigène, dans une très belle maison neuve, ce dispensaire antituberculeux (le premier au Maroc) a été ouvert le 30 janvier 1921.

La présence du Résident général, du Grand Vizir, de tout le corps médical, rendait solennelle cette inauguration et attirait la curiosité des indigènes.

Les salles de déshabillage, de pansements, de consultations, de stérilisation, la pharmacie, le laboratoire du docteur, encadrent le jardin ; l’installation radiographique très complète est au premier étage.

Fonctionnement. — Un médecin, deux infirmières visiteuses, brevetées, assurent le service.

Subsides. — Le dispensaire reçoit l’aide matérielle de la Direction de l'Hygiène et des subsides du Comité de la Société de Secours aux Blessés (Croix-Rouge française) de Fez, qui en a la gestion.

Dispensaire de Casablanca

A Casablanca, un dispensaire antituberculeux a été fondé le 25 juin 1921.

Organisation. — Ce dispensaire, ouvert le 25 juin, ne peut donc fournir aucune statistique.

Il est installé dans un grand local qui comprend un vestiaire, de vastes salles d’attente, de déshabillage, avec ses boxes séparés, la salle d’examen, la pharmacie, la radiographie, le laboratoire, le bureau du médecin ; il sera un dispensaire de grande envergure et l’utile pionnier de la lutte antituberculeuse dans ce centre de plus de 101.700 habitants qu’est Casablanca.

Fonctionnement. — Le service est assuré par

BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

une doctoresse spécialisée en tuberculose, deux infirmière visiteuses.

Subsides. — Ce dispensaire reçoit l’aide matérielle de la Direction de l’Hygiène et de la Santé publiques et appartient au Comité de l’Union des Femmes de Casablanca, qui lui assure les subsides nécessaires.

Projet d’une œuvre de préservation antituberculeuse de l’enfance adaptée au Maroc

Une œuvre Granger n’étant pas possible, faute de milieu rural convenable, on peut songer à soustraire l’enfant du milieu infectant en le plaçant :

1° Séparément en apprentissage en milieu urbain de faible densité. Des artisans choisis prendraient les enfants en pension à la façon des pupilles de l’Assistance en France. L’indigène est assez porté à protéger l’enfance et il n’est pas douteux qu’une prime aidant, on ne trouve de braves gens susceptibles de garder un enfant ;

2° En milieu rural, par colonies placées soit dans les fermes-écoles, soit dans des constructions ad hoc où il leur serait donné une instruction agricole les entraînant à vivre plus tai’d à la campagne.

Ce projet est sur le point d’aboutir.

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