‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 40 sur 134 · IN · texte numérisé non relu

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Comité de / Afrique française

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marche, on aperçoit la palmeraie de Koufra, au Sud-Ouest, qui s’étend à perte de vue, et l’on arrive à Taja, village des chérifs senoussi et de quelques gros khouans de l'entourage de ces messieurs, construit sur ce même plateau dans sa partie Sud, à environ 4 kilomètres du village d’El-Giof.

Le 11 novembre, arrivée à Koufra.

Kebabo-Koufra comprend quatre hameaux principaux :

Taja : Population 700 âmes, au Nord du village d’El-Giof, habitations des chérifs es senoussi.

El-Giof : Population 000 âmes, zaouïa El Istat, mogabres, habitants Zoueia et tibbous.

Boema : Population 300 âmes, à G kilomètres d’El-Giof, habitants zoueia.

Aoufri : Population 600 âmes, habitants zoueia,

pas de village proprement dit, à 20, 22 kilomètres d’El- Giof au Nord.

La palmeraie de Koufra a la forme d’un croissant dont la convexité serait au Nord. La terre, le sol est de sable marneux. Les hauteurs stratiformes, sans pétrification, sont de roches calcaires sur base de grès de Nubie, elle peut compter pour le moins un million de palmiers.

La flore. Les habitants de Koufra se livrent beaucoup à la culture, ils font trois récoltes par an de céréales. Le blé de novembre à avril; le millet de fin avril à deuxième quinzaine juin ; en automne, le sorgo.

En outre, dans les potagers, ils font des semis de tomates, de melons, de pastèques, de courges, de poivrons, do navets, de carottes, de betteraves fourragères, d’oignons, de concombres, etc.

Il y a des fruitiers, tels que quelques bananiers, pêchers, abricotiers, vigne, orangers, citroniers.

La plus grande partie des habitants sont des zoueia, tribu mrabtine du Barka, de nombreux tibbous, quelques mogabres — gens de Gialo — et diverses familles appartenant à des tribus de l’Egypte.

La population de Koufra, y compris les habitants de l’atia d’Aoufri, peut compter 5.O00 âmes, mais c’est là un maximum. Le sexe faible l’emporte de beaucoup sur le fort.

Les tibbous qui habitent Koufra, sont des gens beaucoup plus évolués que le spécimen que j'ai eu l’occasion de voir au Ouaou-de-Aouzo, région nord de Bardai. Ce sont des gens affranchis qui, je crois, méritent notre attention, ils font à Koufra — car la plupart ont eu des relations avec nos détachements de l’Afrique Occidentale — une propagande toute française, sous les yeux des khouans, impuissants à pouvoir réprimer ces manifestations qui leur sont hostiles. Je respirais lorsque je pouvais converser avec l’un d’eux. Merci, braves tibbous!

Le Ier avril 1919, je quittais Koufra et arrivais à Aoufri, dans l’après-midi.

Le 3 avril 1919. nous laissons Aoufri pour nous rendre à Zighen où nous arrivons lé 6 au matin. Chemin faisant, nous avons passé à l’Est et à proximité des gara Aoufri et Benia et à environ 4 kilomètres à l’Ouest du djebel Fédil, qui en cette partie-là est formé par un chapelet de gours.

Le 6, vers les 10 heures, nous campions à l’Est de l’atia de Zighen, au pied d’un rhumella, au centre et au sud de cet erg où se trouve le puits de Zighen.

Du sommet de ce Rhumella, lorsque le temps est clair, l’on aperçoit, à l’ouest, le djebel Bouzeima.

Zighen parait être un lit d’oued où il y a quelques palmiers, de nombreuses touffes surélevées de hâd et de barta sèches.

Nous avons tenu direction Nord-Ouest environ 20 degrés.

Le 8, au matin, nous quittions Zighen, n’ayant d’autre direction que l’étoile polaire. Nous mar-

RENSEIGNEMENTS COLONIADX

chons durant sept jours dans un srir plat, uni et fin, sans aucun point de repère. Le huitième jour nous apercevions les gours Ameymet (deux mamelons) et passions à environ 20 kilomètres à l’Ouest. C’est le seul point de repère dans cet immense srir. Enfin, dans la soirée, nous approchons de Bir-Boutafan ; nous commençons à trouver quelques touffes d’alfa, c’est fête pour les dromadaires qui n’avaient pas mangé d'herbe

à Bir-Ressem, eau saumâtre, pâturage ressem.

Le 2 1 , nous campons à l’oued Fara ; nombreux puits dans le lit de l’oued, très beaux pâturages.

Le 23, nous arrivons à Gedabia.

Gedabia paraît être un village d’une assez grande importance; il ressemble beaucoup à un village de colons; tout autour c’est la grande plaine qui semble ne demander que main-d’œuvre. C’est actuellement le camp du grand senoussi Mohamed

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