‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 4)Chapitre 16 sur 75 · LES FRONTIÈRES ORIENTALES DU C0N60 RELGE · texte numérisé non relu

LES FRONTIÈRES ORIENTALES DU C0N60 RELGE

Le Moniteur belge du 8 janvier (n° 8) a publié le texte d’un arrêté-loi du 15 novembre F918 approuvant l’arrangement concernant la frontière entre les territoires belge et britannique de l’Afrique Orientale, du mont Sabinio à la crête de partage des bassins du Congo et du Nil.

Cet arrangement, signé à Londres le 3 février 1915, réunit en un seul texte la description des limites de la colonie belge telles qu’elles ont été fixées par la commission anglo-germano-belge de 1910, la commission mixte de 1911 et la mission de délimitation de l’enclave de Mahagi en 1913.

Au début de l’année 1910 s’était réunie à Bruxelles une commission diplomatique anglogermano-belge, chargée de trouver une solution aux différends qui existaient au sujet de la frontière orientale de la colonie belge telle qu’elle se trouvait décrite dans l’arrangement du 12 mai 1894 entre la Grande-Bretagne et l’Etat indépendant du Congo.

Du côté anglais, le différend provenait de l’erreur découverte à la suite des travaux de triangulation anglo-allemands d’un côté, et germanobelges de l’autre.

Le méridien primitivement considéré comme étant le 30“ E.G. passait à 16 kilomètres environ du méridien tel qu’il fut fixé par les travaux des commissions de délimitation qui opérèrent le long du 4" parallèle Sud et au Nord du Tanganyika, le long de la frontière occidentale du territoire contesté allemand. Cette erreur une fois constatée, la région comprise entre les deux méridiens, l’ancien 30“, connu encore sous le nom de méridien Mac-Donald, etle 30" nouveau, le l*’’ parallèle Sud et la crête Congo-Nil fut considérée par la Belgique et l’Angleterre comme neutre. Une commission mixte fut chargée en 1907 de relever la carte des parties en litige, elle termina ses travaux au début de 1908.

Il restait cependant une région où le litige anglo-belge existait à l’état latent, c’était celle qui se trouvait comprise entre le 1"‘' parallèle Sud et la limite Nord du territoire contesté germanobelge. Cette dernière limite avait fait l’objet de discussions continuelles, dues à la rédaction am-

biguë de la convention qui fixait ces limites. II était stipulé, en effet, que la frontière Nord du territoire contesté du Kivu était formée par une droite joignant le point d’aboutissement de la « ligne médiane du Kivu » au point 1"20' sur le 30" méridien E. G. La frontière était ensuite constituée par le 30" méridien depuis 1“20' Sud

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