SAI\/S PEUR ET SAI\/S PITIÉ
(Devise de la D. M.)-
d'exploits jadis enfermés dans l'anonymat nécessair qui a caché les efforts et les sacrifices dont a été fait notre Victoire.
Aujourd'hui il ouvre les colonnes de son Bulletin à la gloire de la Division Marocaine ( I).
LaD. M. ! Qui ne connaît aujourd’hui ces deux lettres prestigieuses? En tête de toute notice à elle consacrée il faut inscrire la phrase concise et glorieuse que Foch écrivait après la victoire des marais de Saint- Gond : * La fortune n voulu que la Division Marocaine fût là! » Aujourd’hui la D. M. présente au pays le compte rendu de sa particijAalion à la guerre dans une élégante brochure illustrée intitulée : « Paqes dv Gloire de la Division Marocaine, 1914-1918 » et qu’il faudrait répandre dans tout le pays, dans les bibliothèques, dans les écoles (2).
(1 ) Déjà le dernier supplément a p'il)l ié l’historique du 8” zouaves {Rens. Col., 1919, p. 45y.
(2) Pages de gloire de la Division Marocaine, 1 vol.
illustré de 110 pages: Chapelot, éditeur, 97, rue de Metz, à Nancy; 3 fr. 50. Nous remercions la maison d'édition Chapelot qui a bien voulu nous prêter une bonne partie des clichés qui illustrent le présent supplément.
LA GLORItUSt D. IVI.
« Imldin Boche! Maudit soit le Boche! »
Le mot restera dans l’Afrique du Nord parmi les troupes algériennes, tunisiennes et marocaines qui se sont illustrées dans le Grand Baroud de 1914 à 1918. C’est en le prononçant qu’elles montèrent si souvent à de glorieux assauts où l’ennemi l’entendit sortir de la bouche de nos tirailleurs en même temps que le traditionnel « Allah li Allah! Mohammed Rassoul Allah ! » (1).
Le Comité de l’Afrique française s’est attaché à montrer la participation des troupes d'Afrique à la guerre. Son Livre d’Or a obtenu dans le public colonial une faveur dont témoignent les nombreuses demandes d’inscription qu’il a reçues. Depuis l’armistice il a ouvert cette série des « Belles Fourragères d’.Afrique n qui peut enfin retracer tant
(1) Dieu est Dieu, et Mahomet est le prophète de Dieu!