‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 5)Chapitre 12 sur 123 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Si l’on se rend compte que la superficie totale du Maroc est de 600.000 kilomètres carrés, dont 572 000 appartiennent à la zone d’influence française et 28.000 à la zone espagnole, que les Français en ont, jusqu’à présent, occupé il 5 000 et nous 7.000, on comprendra l’importance qu’il y a pour nous à faire dépendre de Melilla une partie des marchés du Maroc français, puisque, malheureusement, ceux de notre protectorat n’ont que peu d’importance.

Devant la réalité présente, nous devons prétendre non seulement à étendre notre production nationale au Maroc, mais aussi celle de l’étranger, si bien que son entrée par le port de Melilla, si elle ne nationalisepas la production, du moins nationalisera le marché par le seul fait de son passage sur ce morceau de terre espagnole.

Les tarifs de la Compagnie fermière des finances, les tarifs locaux, les frais de déchargement, le charroi, le transport, etc., etc., sont, à notre avis, les clefs principales de notre expansion commerciale, et pour cela la Commis-

BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

sion estime que pour obtenir les résultats auxquels tendait son voyage, il faut :

1° Une réduction des tarifs de la Compagnie fermière des finances;

2° La suppression totale de tous les tarifs locaux. Et pour cela, et afin que la Junta de Arbitrios puisse obtenir les revenus qui lui sont nécessaires potir le développement et l’agrandissement de Melilla, elle peut chercher des revenus en entrant directement dans les impôts directs et en abandonnant pour toujours les indirects, qui, en outre qu’ils sont odieux, ne sont pas toujours dans la pleine légalité ou ne grèvent pas ces sources de richesse qui jusqu’à présent n’ont pas contribué aux dépenses publiques par des impôts analogues ou similaires à ceux que la France a créés dans la plus grande partie des villes de son Protectorat ;

3° Diminution, dans la mesure du possible, des tarifs de déchargement ou de charroi;

4° Abaissement des tarifs des transports tant sur chemins de fer que par charrette;

5° Construction de la route Mouley-Rechid à laMoulouya;

6° Construction du pont sur la Moulouya, ou, tout au moins, d’une passerelle provisoire qui permette de traverser le tleuve, facilement et à peu de frais;

7° Suppression totale de l’impôt que, sous prétexte de survalue, recouvre indûment la douane franco-marocaine, toutes les fois qu'il n’existe pas de raison légale de nature à justifier ce recouvrement;

8° Et construction d’un réseau de chemins de fer, conformément aux indications que nous avons données plus haut.

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FÉTICHEURS, REVENANTS

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