‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 5)Chapitre 8 sur 123 · TAZA · texte numérisé non relu

TAZA

La commission avait l’intention, avant d’entreprendre son voyage à Oran, de se transporter à Taza, plutôt au point de vue de l’enquête, qu’au point de vue commercial, car, à ce dernier point de vue, comme la sécurité n’est pas encore très grande, le commerce n’a pu se développer comme on peut espérer qu’il se développera, cessant alors de dépendre d’Oudjda pour devenir, sans aucun doute le vrai centre commercial du Maroc oriental français. Cependant nous n’avons pu réaliser notre intention en présence des difficultés et des risques du voyage, au moment précisément où la zone se trouvait le plus dégarnie, par suite du départ de presque toutes ses troupes pour aller grossir la colonne de 30.00 ) hommes appelée à opérer dans la région des Riata.

Cependant, nous avons pu obtenir quelques données d’un certain intérêt, qui, vu la garantie qu’offrent les informateurs, peuvent figurer dans ce travail.

Les communications postales et commerciales entre Oudjda et Taza sont assurées par un chemin de fer militaire à voie de 0m60. Il y a. actuellement, deux trains pour voyageurs et marchandises, qui partant d’Oudjda aux premières heures de la matinée arrivent à Taourirt aux premières heures du soir, pour reprendre le lendemain matin leur marche dans la direction de Taza, où ils arrivent le soir. Un même service existe entre Taza-Taourirt-Oudjda.

En outre de çe service, il en existe un autre qui porte le nom de « Draisine postale » et est direct entre Oudjda et Taza, mettant environ pour faire le trajet douze heures. Pour pouvoir prendre place dans ce train il faut, en outre d’un billet de première, obtenir l autorisation du colonel commandant la subdivision du Maroc oriental, pour le parcours Oudjda-Taza et pour le parcours Taza-Oudjda celle du lieutenant-colonel commandant le territoire de Taza.

BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

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