‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 5)Chapitre 94 sur 123 · IV. — ^industrie · texte numérisé non relu

IV. — ^industrie

L’agriculture et l’élevage sont donc dans un état très primitif en Ethiopie et les méthodes rudimentaires employées n’cuit été en rien modifiées depuis Louverlure des hostilités, de façon à essayer d’iutensilier la production.

Quant à l ‘industrie locale, elle était absolument hors d’état de profiter de h situation nouvelle créée parla guerre et de’l arrêt de> fabriques européennes d’articles manufacturés. On ne peut signaler, depuis août l!Jli, la création d’aucune industrie indigène. Seuls 1 >s petits artisans grecs ont tiré parti de cette situation en créant une

multitude de distilleries de grains, dont la production a remplacé le Ilot des alcools importés en temps normal surtout par l’Allemagne et l’Autriche. Ces alcools, à peine rectifiés, ne sontd’ailleurs pas moins nocifs que ceux qui arrivaient autrefois d’Europe.

Cultivateur et éleveur inexpérimenté et routinier, l’Abyssin est également un artisan médiocre et n’a point de conception propre. Il n’y a point d’art abyssin, ni d’industrie locale véritable, et fort peu d’oùvriers dignesde ce nom. Leur habileté se borne à tisser des « chammas », quelques burnous, forger des mors, des outils agricoles rudimentaires, fabriquer des selles et harnachements peu artistiques, fondre l’argent et l’or pour en faire des bijoux très ordinaires en filigrane, des croix. Et rien ne laisse prévoir une transformation prochaine de l’indigène à ce point de vue spécial, lui permettant de se passer, dans une mesure quelconque et dans un temps plus ou moins éloigné, de nos objets manufacturés. On a déjà signalé le médiocre succès obtenu par la création, dans nos écoles de l’Alliance française, de cours professionnels.

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